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mardi 4 mars 2014

Mourir à Istanbul coûte cher

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YÜCEL ERGÜNES, ISTANBUL
Le coût d'une place dans un cimetière d'Istanbul peut atteindre les 20.000 livres turques (soit près de 6.600 euros). Preuve que la différence des classes sociales continue une fois dans la tombe. Non seulement vivre à Istanbul coûte cher, mais y mourir aussi. http://www.zamanfrance.fr/article/mourir-a-istanbul-coute-cher-8097.html?utm_source=newsletter-karisik-liste&utm_campaign=686031bb68-Zamanfrance+04_03_2014&utm_medium=email&utm_term=0_2d6e3a9a0e-686031bb68-315945589

mardi 12 novembre 2013

Istanbul va enfin avoir son musée de la ville

Zaman France lun, 11/11/2013 - 17:33



L'ouverture tant espérée du musée de la ville d'Istanbul attend désormais le feu vert du maire Kadir Topbas, ont rapporté les médias le mardi 5 novembre.
La fondation du musée devrait être créée avant les élections municipales fin mars de l'année prochaine, rapporte le quotidien Radikal. Le fait qu'Istanbul n'ait toujours pas de musée de la ville alors que d'autres métropoles turques ont déjà le leur, a longtemps été sujet de débat........
la suite sur:

http://www.zamanfrance.fr/article/istanbul-va-enfin-avoir-musee-ville-5858.html



jeudi 18 juillet 2013

17 propriétés ont été rendues à la fondation arménienne de Diyarbakir

Par  ZAMAN FRANCE| jeu, 18/07/2013 - 11:15

La Direction régionale des fondations de Diyarbakir a rendu 17 propriétés situées dans sa province à la communauté arménienne.

Cette décision a été prise dans le cadre d'une initiative lancée l'année dernière par la fondation de l'église arménienne de Surp Giragos située dans la ville de Diyarbakir, au sud-est de la Turquie. Le quotidien Sabah a rapporté lundi que pendant le projet de restauration de l'église historique de Surp Giragos, la fondation de l'édifice religieux avait découvert un document où était dressée une liste de 190 propriétés qui appartenaient à des Arméniens avant qu'ils ne quittent Diyarbakir entre 1910 et 1921. Après découverte de ce document, la fondation de l'église a élaboré une pétition à l'égard de la Direction régionale des fondations de Diyarbakir demandant le retour de ces propriétés.

D'autres propriétés demeurent sous le contrôle de l'Etat

D'après le Sabah, la Direction régionale des fondations a donc décidé de rendre 17 propriétés, soit une surface totale de 15.000 mètres carrés. En revanche, elle aurait refusé de faire de même avec les 173 autres propriétés de la liste, pour la simple raison que les certificats de propriété fournis par la fondation sont trop vieux, certains datant d'avant 1910. Vartkes Ergün Ayik, président de la fondation de l'église de Surp Giragos, a déclaré à Sabah qu'il était satisfait de la décision de la Direction régionale mais qu'il continuerait à travailler pour obtenir les 173 dernières propriétés. «Certaines propriétés qui nous ont été rendues sont actuellement occupées par des bâtiments illégaux et des bâtiments publics», a précisé Ayik. «Les registres datant de l'ère ottomane nous ont posé quelques problèmes car les emplacements des propriétés n'étaient pas très précis. Nous avons fait appel à la Direction générale du registre foncier et du cadastre pour qu'ils nous aident à trouver des registres plus récents», a conclu le président de la fondation de l'église Surp Giragos, qui a été réouverte au public le 23 octobre 2011.

mardi 13 novembre 2012

DU LOUKOUM AU BÉTON – La Turquie en mutation dans l’objectif de Frances Dal Chele

Un travail photographique dans une Turquie en pleine transformation… L’identité, la modernité, questionnées en filigrane… C’est le voyage auquel vous invite la photographe Frances Dal Chele dans son dernier ouvrage Du loukoum au béton, en librairie en France depuis le 7 novembre. À travers quatre villes anatoliennes (Kayseri, Konya, Trabzon et Diyarbakır), l’auteure s’efforce de dresser un portrait de la globalisation et de ses “stigmates” en Turquie. Frances Dal Chele ne se focalise pas uniquement sur les lieux. Par sa photographie, elle s’attache aux personnes et notamment aux jeunes. Ce sont eux, selon elle, qui offrent la meilleure synthèse de la Turquie d’aujourd’hui, entre valeurs traditionnelles et aspirations à plus de libertés, de légèreté.Des bidonvilles de Diyarbakır aux quartiers industriels ou résidentiels à peine sortis de terre, la photographe arpente ces villes pour dépeindre ce pays "entre-deux", comme elle le définit sur le site de Kisskissbankbank, une plateforme communautaire qui a en partie financé l’ouvrage. Du loukoum au béton a la particularité d’associer deux images sur une double-page pour faire naitre un sentiment chez le lecteur. Les deux images ne sont pas forcément liées par le sens, mais présentent un aspect commun comme une forme, une couleur ou un objet. Au travers de thèmes comme la religion, l’industrie et la jeunesse, Frances Dal Chele dresse le portrait d’une Turquie centrale en opposition avec les métropoles comme Istanbul.Marlène Alibert (http://www.lepetitjournal.com/istanbul.html) mardi 13 novembre 2012Edité chez Trans Photographic Press168 pages - Format 21,5 x 21,5 cm - 88 photographies couleursCouverture imprimée et pelliculée Soft TouchTextes de Ahmet Altan, Armelle Canitrotédition trilingue Française / Turque / AnglaiseQuelques extraits du livre en vidéo sur le site de Kisskissbankbank.

jeudi 4 octobre 2012

SOCIÉTÉ TURQUE – L’une des plus religieuses d’Europe et du monde


Près de 85% des citoyens de Turquie se définissent comme “religieux”, révèle une étude publiée ce mardi et intitulée L’Atlas des valeurs – Turquie 2012 (Türkiye Değerler Atlası 2012). L’auteur de cette étude, Yılmaz Esmer, est professeur à l’université de Bahçeşehir d’Istanbul. Il s’appuie sur les résultats pour la Turquie du dernier World Values Survey, une enquête réalisée au niveau mondial depuis les années 1980.

Constatant que 32% des Tchèques ou encore 45% des Français interrogés se considèrent comme “religieux”, Yılmaz Esmer classe la société turque parmi les plus religieuses d’Europe et du monde. Cette caractéristique a par ailleurs tendance à s’accentuer, puisque les citoyens turcs étaient 80% en 2001 et 75% en 1990 à formuler cette même réponse.
En revanche, Yılmaz Esmer affirme que la société turque n’est pas plus conservatrice que dans les années 90. Il en veut pour preuve l’évolution du “niveau de conservatisme” (établi à partir des réponses à 18 questions portant sur le statut de la femme, la religion, la famille, la politique etc.) En 2012, ce niveau s’élève à 63% en Turquie, contre 60,3% en 1990.
L’enquête, qui a été réalisée auprès de 2.205 personnes dans 64 villes du pays en 2011 et 2012, fournit d’autres conclusions intéressantes:
- A la question “Êtes-vous fier d’être turc ?”, trois quart des sondés répondent “oui”, mais avec de fortes disparités régionales : 88% des habitants de la mer Noire répondent “absolument” quand 23% des habitants du sud-est anatolien (à majorité kurde) offrent la même réponse. Au total, 10% des personnes interrogées refusent de se définir comme “turc”.
- 76% des personnes interrogées disent faire confiance à l’armée turque, alors que cette réponse dépassait les 90% dans les années 90
- à l’inverse, 62% disent faire confiance au gouvernement, alors qu’ils n’étaient que 29% lors de l’enquête de 2001
- 6% des personnes sondées en Turquie estiment que “le mariage est une institution démodée”, quand 35% des Français le pensent
- 71% des femmes turques pensent que “l’homme doit être le chef de famille”
- la Turquie est aussi présentée comme l’un des pays d’Europe où les gens se font le moins confiance. Un Turc sur dix dit avoir “confiance en autrui la plupart du temps”, contre 76% au Danemark ou en Norvège
Anne Andlauer (www.lepetitjournal.com/istanbul) jeudi 4 octobre 2012

samedi 1 septembre 2012

Les Turques se marient plus tard


Par Hatice Kübra Kula | ZAMAN FRANCE ven, 31/08/2012 - 15:17


L’âge moyen du mariage des femmes turques a augmenté, passant de 20 à 23 ans, a révélé une étude de l’Institut turc de la statistique (TürkStat). Un changement qui traduit lui-même une évolution sociologique des Turques, plus actives et plus indépendantes financièrement.
Le nombre de femmes qui choisissent de se marier plus tard dans la vie a augmenté ces dernières années en Turquie, d’après une étude de l’Institut turc de la statistique (TürkStat) sur le mariage et le divorce pour l’année 2011. Par le passé, elles étaient nombreuses à choisir ou à se voir contraintes de se marier très jeunes pour des raisons financières ou pour se libérer de la pression familiale et sociale qui pousse à se marier avant d’être «trop vieux». Néanmoins, l’amélioration de la situation financière des femmes et le fait que l’attitude des Turcs vis-à-vis du mariage plus tardif a commencé à changer font qu’un nombre grandissant de femmespréfèrent aujourd’hui reporter leur mariage. D’après le Berlin-Institut, elles se marient en moyenne à l’âge de 23 ans aujourd’hui, contre 20 ans en 1975. Bien que la probabilité de divorce pour les conjoints de plus 30 ans soit élevée, on observe une augmentation de 70 % des mariages pour la tranche 30-44 ans, d’après la Direction générale de l’état civil et la nationalité. Pour Alanur Özalp, psychothérapeute familial, c’est là un phénomène positif : «L’âge moyen actuel du mariage pour les femmes ne doit pas être considéré comme tardif. Il semble qu’il y ait moins de problèmes financiers. En outre, les couples plus âgés sont aussi plus stables.»
Un handicap pour poursuivre ses études
Nurhan Öztürk, une Turque qui vit au Canada, rappelle qu’autrefois une femme qui était encore célibataire à l’âge de 22 ans était considérée comme ayant «manqué le coche». C’est ainsi qu’en 1989, alors qu’elle était âgée de 20 ans, elle a dû abandonner ses études pour pouvoir se marier. Chez d’autres femmes, au contraire, la recherche de meilleures opportunités d’emploi ou d’une évolution de carrière conduit à repousser le mariage. Les gens qui se sont mariés il y a quatre ou cinq décennies avaient le sentiment que se marier à un âge précoce était une nécessité. Zahide, 62 ans, explique ainsi que son mariage à l’âge de 20 ans était à l’époque considéré comme très tardif. «A 17 ans, une fille était censée être déjà mariée, et à cette époque-là beaucoup n’avaient pas reçu d’éducation», a-t-elle expliqué.

vendredi 10 août 2012

Des intellectuels turcs contre l’interdiction des noms kurdes



Mots clés : 

Malgré de réelles avancées comme l’enseignement du kurde à l’école, la Turquie reste très hostile à l’emploi du kurde pour désigner des lieux publics comme l’illustrent plusieurs décisions de justice. De nombreux intellectuels turcs et kurdes n’hésitent plus à dénoncer l’archaïsme de leur pays sur ce sujet.
A la lumière de l’interdiction d’utiliser la langue kurde dans la sphère publique en Turquie, le verdict de la Cour administrative de Diyarbakir ordonnant, le mois dernier, le changement du nom kurde d’un centre des arts, de la culture et de la jeunesse ainsi que celui de 19 parcs publics à Diyarbakir n’a surpris personne. Pourtant, face aux réformes turques sans précédent sur la question kurde, et en particulier depuis le début des négociations pour l’adhésion à l’UE, interdire des mots ou des noms en raison de leur origine kurde semble désormais archaïque. Les noms attribués aux centres culturels et aux parcs ont été considérés comme inappropriés, pour le motif qu’ils ne figurent pas dans le dictionnaire de l’Institut de la langue turque (TDK). En 2009, la municipalité de Kayapinar, rattachée à Diyarbakir, avait fait appel auprès de la préfecture afin d’obtenir la reconnaissance légale d’un parc nommé en l’honneur du poète kurde Cegerxwîn. Suite au rejet de la requête prétextant que le nom n’était pas turc, la municipalité a entamé des poursuites auprès de la Cour administrative de Diyarbakir. La Cour a confirmé le verdict et les fonctionnaires municipaux ont déclaré mercredi, à Zaman, qu’ils avaient fait appel de la décision.
La justice, dernière chasse gardée du kémalisme ?
Malgré les 2.500 requêtes reçues par l’université Artuklu de Mardin pour l’enseignement du kurde, réelles avancées décrites par l’intellectuel kurde Orhan Miroglu comme «notre nouvelle réalité», les tentatives d’interdire les représentations publiques de personnalités kurdes et la pratique du kurde entachent l’effort de la Turquie pour une plus ample libéralisation. Le mois dernier, les membres du Conseil général de la municipalité de Dogubeyazit, rattachée à la province d’Agri, ont été condamnés à une peine d’un mois et vingt jours de prison et le maire du district à six mois de prison, pour avoir donné à un parc le nom du poète et philosophe kurde Ehmedê Xanî. De tels évènements confirment l’idée de Orhan Miroglu selon laquelle «malgré toutes les réformes judiciaires, le paradigme kémaliste dans le secteur judiciaire est protégé». Le politologue et éditorialiste du journal Sabah, Hasan Bülent Kahraman, ajoute qu’«utiliser le kurde dans la sphère sociale est vu d’un mauvais œil car cela est considéré comme une "kurdisation" de la région et comme des concessions faites aux Kurdes». Pour autant, la logique qui s’oppose à l’utilisation des noms kurdes car ils portent des lettres tels que le Q, le W et le X ne concerne pas l’usage de l’anglais ou du français dans la vie quotidienne. De plus en plus de commerces adoptent des noms anglais, la lingua franca du monde contemporain, mais aucun procès n’a été entamé à leur encontre pour avoir choisi des noms qui ne figurent pas dans le dictionnaire officiel turc.
Le risque de radicalisation des Kurdes
L’éditorialiste de Zaman et politologue Dogu Ergil pense que ces interdictions sont une manifestation de l’incapacité de la Turquie à «accepter sa réalité sociologique». Dogu Ergil affirme que l’utilisation d’une langue relève d’un problème de droits de l’homme et que «la Turquie perd son temps, son énergie et son prestige» dans sa lutte actuelle contre la langue kurde. Le politologue pense d’ailleurs que de telles lacunes prouvent que la Turquie n’est pas encore devenue un vrai Etat démocratique. Pour l’écrivain kurde Ibrahim Güçlü, le danger de telles décisions est qu’elles vont provoquer «des comportements radicaux» chez les Kurdes.

jeudi 9 août 2012

Le ramadan change la consommation des Turcs




Moment privilégié d’autoréflexion, de conscience spirituelle et de charité pour les musulmans, le ramadan est aussi une période qui entraîne des changements importants dans les habitudes alimentaires, estivales, les tendances de consommation et les comportements des Turcs.
Comme chaque année, le pide, un pain plat souvent recouvert d’œuf et parsemé de graines de sésame ; le güllaç, un dessert fait à base de fécule de maïs, de farine et de lait et les dattes, qui sont fréquemment consommées à cette période, partent comme des petits pains. Le ramadan stimule aussi les ventes de viande en Turquie. Pour ces repas de rupture du jeûne, les gens préfèrent cuisiner de la viande, ce qui entraîne ainsi une hausse de sa consommation. Bilgin Sahin, le président de la Chambre des bouchers d’Istanbul, a déclaré à Zaman que le ramadan entraînait une hausse moyenne de 20 % des ventes de viande en Turquie. Faruk Güllü, le directeur de la chaîne pâtissière stambouliote Güllüoglu, a quant à lui déclaré qu’il y avait une hausse de 60 % des ventes de baklavas, dessert fabriqué à base de fines feuilles séchées de pâte trempées dans du sirop de sucre, et de güllaç ainsi qu’une augmentation de 30 % des ventes de glaces au moment du ramadan. Etant donné que le jeûne dure près de 18 heures, certains fumeurs profitent également de cette occasion pour arrêter. Mais le ramadan influence également les habitudes estivales.
Les touristes reportent leurs vacances
De nombreux musulmans préfèrent généralement rester à la maison et se reposer lorsqu’ils jeûnent pendant l’été, considérant que la longueur des journées d’été et les fortes chaleurs rendent le jeûne plus difficile. Le président de l’Association des hôteliers turcs (TUROB) a ainsi confirmé que les touristes ont reporté cette année leurs plans de vacances à des moments postérieurs au jeûne. Par ailleurs, étant donné que l’islam encourage particulièrement la charité pendant cette période, il y a également une hausse du nombre et du montant des dons en faveur des nombreuses associations caritatives en Turquie qui aident non seulement les personnes dans le besoin en Turquie mais aussi dans d’autres pays.
Istanbul

lundi 6 août 2012

TURQUIE: Le nombre d’associations a presque doublé en 12 ans





Le nombre d’associations en Turquie a augmenté d’environ 50 % au cours des douze dernières années, d’après le département des associations du ministère de l’Intérieur. Répandues sur tout le territoire, elles répondent à différents besoins. Selon les données du ministère, le nombre d’associations, qui était de 60.931 en 2000, a grimpé à 91.219 en 2012, soit une hausse de 49,7 %. Ces mêmes données révèlent la répartition par sexe suivante : 1.606.739 membres féminins contre 7.246.168 membres masculins. Selon les données du ministère pour l’année 2011, les structures les plus représentées sont celles à vocation religieuse, au nombre de 15.928, suivies par celles à vocation sportive (15.790), et par celles dédiées à la distribution de l’aide humanitaire (14.632).
Marmara regroupe 35 % des associations
Au niveau régional, les associations sont davantage localisées dans les villes que dans les zones rurales. La région de Marmara en abrite le plus grand nombre : 35 % du nombre total. Elle est suivie par l’Anatolie centrale, avec 18 %. Les régions ayant le plus faible nombre d’associations sont le Sud-Est et l’Est de l’Anatolie, avec chacune 5 % du total. Plus de la moitié des associations de la région de Marmara sont situées dans les provinces de Bursa, Istanbul et Kocaeli. Selon les données du ministère, 51,4 % des associations ne visent pas un groupe social particulier.
Un indice du dynamisme de la société civile turque
Les structures de défense des droits des femmes représentent 5,2 % du total, celles liées aux droits des personnes âgées, 1,1 %, les associations d’infirmières enfin, 10 %. 10.180 associations ont pour but le développement social et économique, tandis que 8.726 autres sont professionnelles. Il existe 682 associations de jeunesse, tandis que 571 sont des organismes de bienfaisance et des groupes de soutien. 287 enfin sont des associations d’étudiants.
Ankara

samedi 28 juillet 2012

Bugday : les bons plans d’une ONG pour sauver la planète




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«La vie est un cycle» : tel est le slogan et la vision de l’existence de l’association turque Bugday (blé), ONG d’abord constituée en mouvement en 1990, qui s’est ensuite transformée en association en 2002. Bugday, qui promeut un rapport harmonieux entre l’humain et la nature, a pour but la conscientisation des individus et plus largement des sociétés sur les problèmes causés par la destruction de l’environnement. Mine Eroglu, membre actif de l’association, explique l’importance d’apporter des solutions aux problèmes environnementaux qui surviennent actuellement, avec des conséquences irrévocables, en raison de la vitesse et de la manière dont l’équilibre de la balance écologique se fragilise. Elle soutient ainsi les méthodes d’agriculture traditionnelles pour une production agricole saine et durable. Pour ce faire, l’association a déjà mis sur pied de nombreux projets.
La clé : rapprochement entre petits producteurs et consommateurs
Le premier consiste en la naissance de cinq bazars proposant 100 % de produits écologiques. Ces bazars ont permis à de petits agriculteurs de vendre directement leur production à des consommateurs en zone urbaine, chose impossible auparavant. Les clients sont en retour satisfaits car ils ont désormais accès à des fruits, légumes, textiles, produits d’entretien ou encore cosmétiques certifiés respectueux de l’environnement. L’un des autres chantiers de Bugday est le suivant : sur le modèle du wwoofing, ils ont instauré un programme «eco-agro», nommé TaTuTa. Producteurs et consommateurs travaillent ainsi ensemble dans plus de soixante fermes : des volontaires non rémunérés sont employés en échange du logement et de la nourriture, ainsi que d’une vie saine éloignée de la pollution et de l’agitation urbaines. 

vendredi 29 juin 2012

TURQUIE: Les premiers immigrés rentrent au pays


Par Redaction | ZAMAN FRANCE mer, 27/06/2012 - 19:40


Une étude menée par l'Université allemande de Chemnitz révèle que la plupart des Turcs de la première génération qui ont migré en Europe ont fait le choix du retour en Turquie. L’enquête montre aussi que le niveau d’études des enfants des migrants est plus élevé que ceux des Turcs vivant en Turquie.
Dans le cadre de l’enquête intitulée «500 familles : histoire de la migration des Turcs en Europe», menée par Helen Baykara-Krumme de l'Université de Chemnitz, des entretiens ont été réalisés avec la première génération de migrants en Europe. Cinquante ans sont effectivement passés depuis le début de la migration des travailleurs turcs vers l’Allemagne, en 1961. L’enseignement principal de cette étude démontre que la plupart des premiers migrants qui ont aujourd’hui entre 65 et 90 ans seraient rentrés en Turquie tandis qu'une partie seulement d'entre eux aurait choisi de rester dans le pays d’accueil. Dans leur cadre de cette recherche, près de deux mille personnes ont été interrogées dans les communes de Akçaabat (Trabzon), Acipayam (Denizli), Emirdag (Afyon), Kulu (Konya) et Sarkisla (Sivas). Helen Baykara-Krumme a révélé les premières conclusions de l’enquête dans une réunion, tenue à la Faculté des sciences sociales de l'Université d'Humboldt à Berlin.
La fidélité nationale des Turcs
Mme Baykara-Krumme a déclaré à cette occasion qu'elle avait pu comparer ceux qui vivaient en Turquie et les migrants, en obtenant des informations importantes concernant les situations socio-économiques, les données relatives au mariage, les relations intergénérationnelles, l'attachement à la religion et aux valeurs ainsi que l'engagement politique de ces personnes. Helen Baykara-Krumme a également déclaré qu’elle avait obtenu des informations concernant les enfants et les petits-enfants des migrants, établi leur arbre généalogique et indiqué qu'une partie d'entre eux avait décidé de vivre à la fois en Europe et en Turquie et que très peu de migrants avaient choisi de rester dans le pays où ils avaient migré, préférant le retour en Turquie. Elle considère également sur la base de ces informations que le niveau d’études des enfants et des petits-enfants des migrants est plus élevé que celui des personnes vivant en Turquie. Helen Baykara-Krumme conclut, finalement, que la Turquie a su conserver une place importante pour la première génération de migrants ainsi que pour les générations suivantes.

dimanche 24 juin 2012

Le kurde à l’école publique : un geste historique mais «tardif»




La décision historique du gouvernement turc d’autoriser l’enseignement du kurde, à l’école publique représente une nouvelle étape de sa politique d’ouverture à l’égard de la première minorité de Turquie. Mais pour certains commentateurs, si cette décision est un «pas audacieux», elle s’avèrera insuffisante à résoudre la question kurde.
«S’il y a un nombre suffisant d’élèves, le kurde pourra être choisi comme matière optionnelle». Cette déclaration du Premier ministre Recep Tayyip Erdogan annonçant officiellement le 12 juin dernier l’entrée dans les écoles publiques turques de l’enseignement, en cours optionnel, du kurmanci, langue kurde du Sud-Est de la Turquie, a déjà été présentée par la presse et plusieurs éditorialistes comme un événement historique pour les Kurdes. «Nos élèves [...] pourront désormais apprendre les langues et dialectes locaux» avait ajouté le chef du gouvernement turc qui franchit là une nouvelle étape dans l’octroi de droits culturels aux 12 à 15 millions de Kurdes de Turquie. Les Kurdes pouvaient jusqu’alors apprendre leur langue maternelle dans des établissements privés ou à l’université, mais pas à l’école publique. Les restrictions visant la langue kurde avaient été progressivement abandonnées ces dernières années et une chaîne nationale diffusant entièrement en kurde, TRT6, émet depuis 2009. Pour le chroniqueur Emre Uslu, cette décision est un nouveau «pas en avant» de l’administration Erdogan. «La Turquie a enfin atteint un niveau où débattre de diverses questions concernant la question kurde en profondeur est possible. Donner le droit d’apprendre la langue kurde dans les écoles publiques est un pas audacieux» écrit-il dans les colonnes de Zaman.
Une mesure défendue par Fethullah Gülen
Cette exigence culturelle légitime pour la minorité kurde était attendue depuis longtemps à un moment où le conflit politico-militaire entre l’Etat et le PKK s’enlise dans un statu quo de plus en plus préoccupant pour le pays. C’est en ce sens que s’était exprimé, il y a huit mois, le penseur Fethullah Gülen sur le site herkul.org soulignant que «même aux Etats-Unis, les écoles proposent des cours de turc en option. Pourquoi n’en serait-il pas de même pour le kurde dans les écoles turques ?». Mais d’autres voix soulignent les limites et l’insuffisance de cette décision quant à la résolution du problème kurde. C’est le cas de Fatma Disli Zibak qui qualifie cette mesure de «geste historique, mais tardif» selon le titre de sa tribune publiée sur Zaman, même si elle considère qu’elle représente «une étape supplémentaire du renforcement de la démocratie en Turquie». Sur le plan politique, cette annonce du gouvernement qui semble vouloir damer le pion politique aux organisations militaires kurdes (PKK, KCK) en recentrant la question kurde sur le terrain des droits sociaux, n’a pas créé de consensus. Les cadres du PKK qui avaient fait de cette revendication culturelle l’un de leurs chevaux de bataille se retrouvent dorénavant face à leurs contradictions. C’est l’avis du chroniqueur Emre Uslu qui souligne le décalage entre les objectifs des mouvements kurdes et les aspirations des populations.
La solution sera politique, non linguistique !
«De nombreuses familles ne se soucient pas de l’éducation en kurde. Seules les familles politisées veulent que leurs enfants reçoivent une bonne éducation en kurde. Par conséquent, il existe des tensions internes entre les familles qui ne s’en soucient pas et des réseaux politiques qui exercent une pression sur les familles pour qu’elles promeuvent cette éducation» explique-t-il. Un décalage que les partis nationalistes comme le MHP s’empresseront d’exploiter pour discréditer cette politique d’ouverture mise en place par l’AKP. Autre obstacle, l’application d’une telle mesure. De nombreux commentateurs font d’ores et déjà valoir la résistance future des directeurs d’écoles «nationalistes» pour ne pas appliquer cette directive et les excuses qu’ils invoqueront : manque d’enseignants, classes limitées... Pour Hasan Elmas, directeur du département d’Anthropologie à Paris VIII et maître de conférence en Sciences politiques, «la portée symbolique de l’affaire est importante car pendant toute l’ère du kémalisme jusqu’à Erdogan la langue kurde était un tabou» dit-il. «Cette annonce ferme définitivement cette question et ouvre la voie à la reconnaissance des droits culturels, linguistiques et politiques des Kurdes de Turquie. La solution sera politique mais que le pouvoir prenne de telles décisions crée les conditions d’un vivre-ensemble entre Turcs et Kurdes et donc d’une solution politique pacifique dans une Turquie unitaire» explique l’universitaire.
Paris

lundi 11 juin 2012

Le Sénat débat de l’urbanisation d’Istanbul



Mots clés : 
Le Comité France-Turquie a organisé un colloque au Sénat le 30 mai sur Istanbul et les enjeux architecturaux auxquels est confrontée cette ville. La question de son identité culturelle, remise en question par des transformations urbaines liées au développement des transports, a été minutieusement abordée.
Le 30 mai 2012 se pressait à l’entrée du Sénat rue de Vaugirard une petite foule de turcophiles : tous se rendaient à la conférence-débat sur le thème «Regards sur Istanbul», organisée par le Comité France-Turquie. Plusieurs intervenants de qualité et d’horizons divers se sont interrogés sur les enjeux de l’urbanisation et la vie culturelle stambouliote. La conférence a débuté avec l’intervention de Nicolas Monceau, maître de conférences en sciences politiques, directeur de l’ouvrage Istanbul, qui a dressé le portrait de la culture à Istanbul, dont les particularités sont à l’image du modèle économique national. La politique culturelle est en effet très largement privatisée, fonctionnant sur les investissements de fondations telles que Sakip sabanci, Istanbul modern ou SantralIstanbul.
Les archéologues en rêvaient, Marmaray l’a fait
La deuxième idée phare soulevée lors de cette conférence est celle d’une progressive «désincarnation» de la ville, qui perd de ses particularismes pour devenir une métropole comme une autre. Natacha Pakker, architecte urbaniste et enseignante à l’Ecole d’Architecture de Versailles a ainsi insisté sur les énormes chantiers qui font se confronter Istanbul à son passé. Le projet Marmaray par exemple : ce chantier visant à relier par le métro les quartiers de Gebze et Halkali a pris deux ans de retard en raison de découvertes historiques. Les fouilles ont d’ailleurs mis à jour l’existence du plus grand port de la ville au IVe siècle : le Port de Théodose, probablement détruit par un tsunami.
La priorité : un réseau de transport en commun
Ont enfin été diffusées des images de la mairie d’Istanbul promouvant la ville, puis un court-métrage, Ekümenopolis, qui contrastait avec la vidéo de la ville d’Istanbul. Le court-métrage montrait comment la ville croît de façon démesurée et déséquilibrée, renvoyant les personnes pauvres toujours plus loin à la périphérie des villes et privilégiant toujours le moyen de transport automobile. Cela a été l’occasion pour les deux derniers intervenants, Ali Topçu, architecte, et Christiane Blancot, architecte-urbaniste, d’apporter des réponses aux problèmes d’urbanisation que rencontre Istanbul. Pour Mme Blancot, Istanbul peut supporter la mondialisation : jusqu’à présent, elle a su conserver son identité entre tradition et modernité, réutiliser son patrimoine, et possède donc un savoir-faire qui se perpétue. Mais elle connaît un besoin urgent de développer son réseau de transports en communs. D’après Christiane Blanco, il s’agit de «la seule alternative valable».
Paris

samedi 26 mai 2012

Mariages alévis-sunnites : «Les premiers à franchir le pas ouvrent la voie aux autres»


Mariages alévis-sunnites : «Les premiers à franchir le pas ouvrent la voie aux autres»


Secrétaire général de la plate-forme Medialog de la Fondation des journalistes et écrivains (GYV), Erkam Tufan Aytav est l’auteur de l’ouvrage Türkiye’de Öteki Olmak (Etre l’Autre en Turquie) sur les mariages entre sunnites et alévis. Dans un entretien à Zaman, il expose les questions soulevées dans son ouvrage : comment les couples se percevaient avant le mariage ? Et ont-ils résolu leurs différends ?
Une des personnes que vous interrogez dit qu’elle la seule femme de sa famille à avoir épousé un sunnite.
Ceux qui ont été les premiers à franchir le pas sont aussi ceux qui auront eu à affronter les plus grandes difficultés. Mais ils ouvrent la voie aux autres, pour qui cela devient moins difficile. Je cite dans le livre l’exemple de cette mère qui était fortement opposée au mariage de sa fille avec un alévi, et qui quelques années plus tard priait pour que sa deuxième fille épouse elle aussi un alévi... Etre le premier n’est donc pas facile, aussi parce qu’on peut être amené à devenir l’exemple, en bien comme en mal.
Vous écrivez également que lorsque les parents se trouvent confrontés à ce genre de situation, ils vont demander conseil à leur responsable religieux. Est-ce qu’il existe des normes religieuses qui encadrent ces pratiques ?
Les sunnites vont demander conseil au mufti ou à la Direction des affaires religieuses qui répondent de manière très claire que ces mariages sont légitimes puisque alévis et sunnites croient en l’ «unité d’Allah, en Muhammad [le Prophète] et en Ali [cousin et beau-fils de Muhammad]». Côté alévi par contre, les avis varient en fonction des dedes[chefs religieux et spirituels alévis], dont les interprétations en la matière divergent. J’ai parlé avec de nombreux dedes, ainsi qu’avec Binali Dogan de l’ordre Erikli Baba. Son interprétation était dure : pour lui, les alévis qui veulent épouser des sunnites sont düskün, littéralement «tombés», une manière pour la communauté alévie d’ostraciser les indésirables. Et les parents qui ont approuvé un tel mariage sont tout aussi düskün. Mais c’est là, il est vrai, l’interprétation la plus dure.
Les dedes alévis ont tendance à ne pas approuver les mariages alévis-sunnites. Quelles sont les autres interprétations ?
Même les dedes les plus modérés avec lesquels j’ai parlé avaient tendance à désapprouver ces mariages. Ils disaient que les femmes alévies seraient discriminées et opprimées dans les familles sunnites, et qu’ils ont eu des exemples. Ils ont également ajouté que, dans le cas inverse, si une sunnite décide d’épouser un alévi, la communauté alévie ne se mêlerait pas de ses croyances, n’essaieraient pas de la changer et ne lui ferait subir aucune discrimination.
Le gouvernement a voulu supprimer les préjugés en révisant les livres d’éducation religieuse. Dans quelle mesure pensez-vous qu’il y a réussi ?
On a appris récemment que dans ces manuels il y avait des termes discriminatoires vis-à-vis des Syriaques... L’éducation religieuse en Turquie s’est toujours concentrée sur l’islam sunnite. Actuellement, il y a un débat pour savoir si le cours d’éducation religieuse devrait être obligatoire ou pas. A mon avis, il devrait être obligatoire. Le cours devrait être conçu de manière à faire connaître les fondements des différents systèmes de croyances et ainsi à corriger les préjugés. L’action du gouvernement en la matière est hésitante et manque de détermination.
Istanbul

lundi 21 mai 2012

Le kurde pour enseigner la médecine à Dicle


ZAMAN FRANCE


L’université de Dicle a récemment mis en place un programme d’enseignement en langue kurde pour ses étudiants en médecine. Cette faculté, l’une des plus anciennes du pays, est située sur la rive est du Tigre, dans une région où le kurde est la langue la plus parlée. Pour Sahabettin Aykut, représentant de l’association des industriels et des hommes d’affaires indépendants (MÜSIAD) à Diyarbakir, «chaque langue est une culture. Recevoir une instruction dans sa langue maternelle est un droit naturel». Ces dernières années, l’instruction dans la langue maternelle a été un sujet de tension en Turquie. D’autre part, le projet va permettre à un grand nombre d’enseignants et de médecins qui travaillent dans cette région de pouvoir échanger librement avec la population. Plusieurs organisations non gouvernementales ont salué la mise en place de ces cours facultatifs, synonymes d’unité et de solidarité. «La langue kurde devrait aussi être prévue à la faculté de droit» estime Serdar Bülent Yilmaz, porte-parole de l’association de la pensée libre et des droits de l’éducation (Özgür-Der) à Diyarbakir. «Peut-être que ces cours devraient même être obligatoires car les juges ne peuvent communiquer avec les Kurdes qui ne parlent le turc que par le biais d’un interprète, ce qui, en terme de fiabilité, n’est pas une bonne chose pour le système judiciaire» a ajouté Serdar Bülent Yilmaz. En novembre 2011, une université du sud-est de la Turquie avait ouvert une licence de langue et littérature kurdes. Le programme, qui est une première, pourrait prochainement être étendu à d’autres universités dans l’est de la Turquie ainsi que dans les régions du sud-est.

vendredi 11 mai 2012

La population turque vieillit


Par Redaction | ZAMAN FRANCE ven, 11/05/2012 - 09:10

D’après une étude récente, la proportion de la population âgée de 60 ans et plus est passée de 3 à 10 % au cours des cinquante dernières années. Avec une espérance de vie de 76,5 ans pour les hommes, et de 80,5 ans pour les femmes, l’évolution de la démographie turque se rapproche de celle des pays développés.
Une étude portant sur la population âgée de Turquie et intitulée Atlas de la vieillesse vient d’être publiée par le département de gérontologie de l’Université Akdeniz. Elle montre que le nombre de personnes âgées de 60 ans et plus, qui représentait 3 % de la population totale il y a 50 ans, a atteint aujourd’hui les 10 %, soit environ 7,4 millions de personnes, d’après les chiffres de l’Institut turc des statistiques (TurkStat). L’étude, la première du genre réalisée en Turquie, a été financée par le Conseil turc de la recherche scientifique et technologique (TÜBITAK). Elle montre par ailleurs que l’espérance de vie moyenne va augmenter de 8 ans dans les 40 ans à venir. L’espérance de vie des hommes sera ainsi de 76,5 ans, tandis que celle des femmes sera de 80,5 ans. Les espérances de vie les plus courtes s’observent dans les régions est et sud- est du pays.
4,7 millions de seniors ont besoin d’assistance
La province où l’espérance de vie est la plus courte est celle de Yozgat en Anatolie centrale : entre 65 et 75 ans. Selon le professeur Ismail Tufan l’explication la plus probable est ici «l’inactivité et une mauvaise nutrition». «La surconsommation de viande fait que le taux de cholestérol est un problème de santé courant à Yozgat. Il faut ajouter à cela la mauvaise habitude qu’ont les gens de la région de dormir après avoir mangé. Cela provoque des problèmes de digestion et accroît l’obésité» ajoute Ismail Tufan. Selon un rapport publié par le ministère turc de la Santé, environ 4,7 millions de personnes âgées ont besoin d’être assistées au quotidien, dont 2,5 millions qui ont besoin de soins constants. A une autre échelle, les rapports de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) soulignent le vieillissement rapide de la population mondiale. Si à la fin du siècle dernier la population âgée de 80 ans et plus était de 14 millions, elle devrait en effet être de 400 millions en 2050. Enfin, pour la première fois dans l’histoire de l’humanité, au cours des cinq prochaines années le nombre de personnes âgées de 65 ans et plus dépassera celui des enfants âgés de 5 ans et moins.
Paris

jeudi 19 avril 2012

400 églises et synagogues turques reçoivent l’électricité gratuitement

Article paru dans www.zamanfrance.fr

jeu, 19/04/2012 - 14:59Mots clés : Le vice-Premier ministre Bekir Bozdag a récemment déclaré que les frais d’électricité de quelques 400 églises et synagogues du pays étaient réglés par le gouvernement. La Direction des affaires religieuses prend en effet en charge les frais d’électricité de la plupart des lieux de culte de Turquie, mosquées, églises et synagogues. La loi de 2008 réglementant le secteur de l’énergie a abrogé celle de 2002 en vertu de laquelle les compagnies d’électricité étaient tenues de fournir gratuitement les lieux de culte. Depuis, leurs frais d’électricité sont inscrits dans les budgets annuels du ministère de l’Intérieur et de la Direction des affaires religieuses (Diyanet). Selon ces nouvelles dispositions, le ministère de l’Intérieur prend en charge la consommation liée à l’éclairage extérieur et à la sécurité, le reliquat étant réglé par la Direction des affaires religieuses. Citant les chiffres du Diyanet, Bekir Bozdag a déclaré qu’outre les 400 églises et synagogues, 83.708 mosquées sont actuellement en activité dans le pays. Si le gouvernement ne prend en charge la consommation d’eau d’aucun lieu de culte, les mosquées sont néanmoins approvisionnées gratuitement par les municipalités dans l’ensemble du pays. Le vice-Premier ministre a souligné qu’en ce qui concerne les églises et les synagogues, il existait en la matière un vide juridique

jeudi 22 mars 2012

70 % d’étudiants étrangers en plus en Turquie

www.zamanfrance.fr
Par Redaction | jeu, 22/03/2012 - 15:39

Le nombre d’étudiants étrangers venus suivre un cursus en Turquie a augmenté de 70 % en cinq ans. Un fort pourcentage qui s’explique par la baisse des frais de scolarité des universités turques, la présence de la Turquie dans les salons internationaux, mais surtout par l’image positive du pays dans les Balkans, en Afrique et au Moyen-Orient.

Ces dernières années, un nombre croissant d’étudiants étrangers venus des quatre coins du monde ont choisi la Turquie pour leurs études supérieures. Le nombre d’étudiants étrangers inscrits dans les universités turques a augmenté de façon spectaculaire au cours des cinq dernières années. Selon les données du Centre de sélection et de placement des étudiants (ÖSYM), 15.481 étudiants étrangers étaient inscrits dans les universités turques durant l’année universitaire 2005/2006, et 578 dans les autres établissements d’enseignement supérieur. Ces chiffres passeront respectivement à 18.158 et 562 pour l’année universitaire 2008/2009, à 21.361 et 587 pour l’année universitaire 2009/2010, et enfin à 26.228 et 683 pour l’année universitaire 2010/2011.

Le bouche-à-oreille des étudiants étrangers
D’après le professeur Savas Genç, du département des Relations internationales de l’université Fatih à Istanbul, qui répondait à Zaman, l’une des raisons qui explique le nombre croissant d’étudiants internationaux est l’effet boule de neige créé par les anciens étudiants, qui, de retour dans leur pays, ont témoigné de leur expérience en Turquie. Entendre parler de la Turquie et de ses établissements d’enseignement, par des personnes qui y ont effectué leurs études, a en effet amené davantage d’étudiants à choisir ce pays pour leurs études supérieures. «Une autre raison importante qui explique cette augmentation, a ajouté le professeur Genç, réside dans les récentes tentatives des universités privées turques d’attirer davantage d’étudiants étrangers». Ces établissements ont eu en effet quelques difficultés à trouver des étudiants internationaux après que les universités publiques aient relevé leurs quotas d’étudiants étrangers. Phénomène qui, à son tour, a conduit les universités privées turques à faire leur promotion à l’étranger en participant à des salons de l’éducation de dimension internationale ou en baissant leurs frais de scolarité. La chose a, dans une certaine mesure, contribué à l’augmentation du nombre d’étudiants étrangers en Turquie. L’universitaire précise que la plupart des étudiants internationaux inscrits à l’université Fatih viennent des Balkans, d’Afrique et du Moyen-Orient. Le directeur général de Edufairs Recruitment Tour Turkey et président du Groupe des agents d’éducation turcs (TEAG) Özdemir Için a quant à lui déclaré à Zaman que les principales raisons qui expliquent l’augmentation récente du nombre d’étudiants étrangers en Turquie sont la croissance de l’économie turque, l’amélioration des conditions de vie et le succès de la politique étrangère turque.

Une alternative à l’islamophobie de l’après-11 septembre
Le président du TEAG a ajouté que l’hospitalité et la convivialité turques contribuent également au phénomène. Özdemir Icin a par ailleurs souligné le fait que les étudiants internationaux musulmans ont commencé à porter leur choix vers la Turquie à la suite des attaques du 11 septembre. Les craintes liées à l’islamophobie, phénomène qui a augmenté après l’attaque terroriste d’Al Qaïda, ont en effet conduit un nombre croissant d’étudiants issus de pays musulmans à choisir la Turquie pour leurs études supérieures. Les préjugés, la discrimination et la haine envers l’islam étant, dans certains pays d’Europe et plus encore aux États-Unis, devenus courants après le 11 septembre, les étudiants musulmans désireux d’aller étudier à l’étranger ont de plus en plus choisi les pays musulmans.