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mardi 25 avril 2017

IREMMO 3 MAI 2017: controverse

Société et femmes en Arabie Saoudite
mercredi 3 mai 18h30-20h30

Présentation des ouvrages Deux femmes de Djeddah de Hanaa Hijazi, et L’Arabie saoudite en 100 questions de Fatiha Dazi-Héni.


Rencontre avec :
 
Hanaa Hijazi, médecin à Djeddah (Arabie Saoudite), ville où se déroule son roman réaliste Deux Femmes de Djeddah. Elle a déjà publié un recueil de nouvelles et la biographie romancée d'un enfant autiste.
Philippe Mischkowsky, journaliste à Courrier international, traducteur du roman Deux femmes de Djeddah .
Fatiha Dazi-Héni, docteure en sciences politiques, spécialiste de la péninsule arabique, chercheure « Moyen-Orient-Golfe » à l'Institut de recherches stratégiques de l'école militaire (IRSEM) et à Sciences Po Lille. Auteure notamment de  Monarchies et sociétés d'Arabie : le temps des confrontations (2006).
Modération, Louis Blin, diplomate, docteur en histoire contemporaine, spécialiste du monde arabe.

Présentations des éditeurs: 



« Le vieil homme commence un sermon sur la place de la femme dans la société et sur l'obéissance due aux parents. Il me dit que je suis du bois pour les feux de l'Enfer, et qu'il est quasiment certain que je vais y brûler si je ne fais pas pénitence. Enfin je trouve le courage d'essayer de me lever pour partir, mais il me crie dessus de rester assise. Soudainement, il y a un policier dans la pièce et je comprends que je suis en état d'arrestation ». Histoire de deux femmes aux prises avec les interdits de leur société. »



 
« Qui est Ibn Saoud, le fondateur du Royaume ? Qu'est-ce que le wahhabisme ? Que signifie être chiite en Arabie Saoudite ? Quels sont ses atouts économiques pour sortir du tout pétrolier ? Quelle place tiennent les femmes et les jeunes dans la société ? Pourquoi l'Arabie Saoudite a-t-elle déclenché une guerre contre le Yémen ? Pourquoi la tension avec l'Iran est-elle si vive ? Créée en 1932 sur une alliance politico-religieuse inédite, l'Arabie Saoudite est méconnue de l'Occident et suscite fantasmes et inquiétudes. La ségrégation entre les hommes et les femmes, l'absence de liberté d'expression, le rigorisme hérité de la tradition hanbalo-wahhabite et la nature absolue du pouvoir monarchique donnent l'image d'une société monolithique. Le triumvirat mené par le roi Salem depuis 2015 promeut une diplomatie interventionniste et une politique d'austérité sans précédent qui pourrait attiser les mécontentements intérieurs. Les défis sont nombreux : le Royaume doit affronter la menace de l'Etat islamique et la présence d'Al-Qaïda au Yémen, composer avec le retour en grâce de l'Iran et le retrait des Etats-Unis au Moyen-Orient, et prendre acte de la fin de son règne sur la régulation du marché pétrolier. 100 questions et 100 réponses sont plus que jamais nécessaires pour comprendre la diversité de la société saoudienne et sa complexité historique, culturelle, religieuse et politique ».
Participation de 8€* (*5€ pour les étudiants et demandeurs d'emploi)

iReMMO – Institut de Recherche et d’Études Méditerranée et Moyen-Orient
7, rue des Carmes 75005 Paris
01 43 29 05 65 / 01 42 01 31 43 /contact@iremmo.org
Pour tout autre contact : ici.

Accès :
Métro : ligne 10 – Arrêt Maubert-Mutualité
Métro : ligne 4 – Arrêt Saint-Michel
Bus : Lignes 89, 87, 86, 84, 67, 63
Vélib : Stations n° 5008, n° 5002, n° 5007, n° 5030

mardi 21 mai 2013

TURQUIE: 600 femmes assassinées depuis 2009


Selon la ministre des Politiques familiales et sociales Fatma Şahin, qui répondait à une question d’un député du MHP (Parti d’action nationaliste), les crimes domestiques ont tué 666 femmes en Turquie entre 2009 et 2012. Dans le détail, 171 d’entre elles sont mortes en 2009 sous les coups de leur conjoint ou d’un autre membre de leur famille. Elles étaient 177 en 2010, 163 en 2011 et 155 l’an dernier. Ces chiffres rassemblent les données fournies par le ministère de la Justice, celui de l’Intérieur ainsi que la gendarmerie.
Le quotidien en ligne Bianet recense de son côté le nombre de femmes tuées ou violées “par les hommes” chaque mois en Turquie. En avril 2013, selon les informations (forcément incomplètes) collectées par ce média, 17 femmes ont été tuées, dont près d’une sur six par son mari ou son ancien mari. Treize autres ont été violées, dont plus de la moitié par une connaissance.
Anne Andlauer (http://lepetitjournal.com/istanbul.html) mardi 21 mai 2013

vendredi 12 avril 2013

avancée historique au parlement turc....!!!!


Les députées turques pourront enfin siéger… en pantalon


Grâce à un changement de règlement intérieur adopté jeudi dernier, le pantalon peut désormais détrôner le tailleur dans l'hémicycle de la Grande assemblée nationale de Turquie (TBMM). Cette petite révolution était débattue depuis au moins deux ans. Elle met fin à une disposition de l'article 56 du règlement parlementaire, en vigueur depuis la fondation de la République en 1923.
Au lendemain des élections législatives de juin 2011, l'apparition dans les journaux de photos de Şafak Pavey, députée du Parti républicain du peuple (CHP), portant une jupe sur sa prothèse à la jambe avait ouvert le débat – à son corps défendant. Une commission avait accepté un vote pour changer le règlement en octobre 2011, vote finalement annulé au dernier moment pour des raisons politiques. En effet, la veille du vote, le Parti pour la paix et la démocratie (BDP) avait proposé d'y ajouter l'autorisation de porter le voile dans l’enceinte du Parlement, provoquant une polémique et l’abandon du texte.
Marlène Alibert (http://www.lepetitjournal.com/istanbul/accueil) vendredi 12 avril 2013

lundi 18 février 2013

TURQUIE: la première formation de Janissaires féminine : (en anglais)


IZMIR - Doğan News Agency

DHA photo
DHA photo
Turkey’s first female Janissary band has been formed by the Ottoman Cultural Association in İzmir. The band, which is made up of 36 women, has been formed within the body of the Dokuz Eylül Janissary Band.

“Thanks to TV series featuring life in the Ottoman Empire, our band quickly became the focus of women. Now, 136 women are waiting to be part of the band,” the band’s founder, its head, and the association’s chairman, Özcan Moran said.

Moran said that they would be preparing the band, particularly for the beginning of the cruise season, in order to correctly introduce Turkish women in the Ottoman Empire to tourists.

“We have never talked about Ottoman women, or we have always shown them in the seraglio. But Ottoman women fought alongside men in wars,” he said.

The female Janissary band is open to every woman above the age of 20. They are first given three months of theoretical education.
February/15/2013 HÜRRIYET DAILY NEWS

jeudi 8 novembre 2012

La grande pauvreté est durablement installée en France, affirme le Secours catholique


Par AFP | jeu, 08/11/2012 - 14:36


Depuis dix ans, la grande pauvreté s'est durablement installée dans le pays et s'est féminisée, souligne le Secours catholique dans son rapport annuel rendu public jeudi. Dans ce document intitulé «Regards sur 10 ans de pauvreté», l'ONG indique avoir accueilli 1.422.000 personnes en 2011, dont 668.000 enfants, avec une part accrue des familles, passée de 47% à 53% entre 2001 et 2011. Parmi eux, 94% vivaient sous le seuil de pauvreté soit 964 euros en 2010 en 2011 et 68% sous le seuil de très grande pauvreté soit 644 euros en 2010. «Les personnes qui sont en grande pauvreté le demeurent durablement» en raison notamment «de la crise de l'emploi», note le président du Secours populaire François Soulage
Il souligne aussi que les femmes sont «de plus en plus pauvres parce qu'elles sont de plus en plus seules et notamment avec des enfants». Le Secours catholique reçoit de plus en plus de femmes (57% en 2011, contre 50% en 2001), en raison d'une hausse des familles monoparentales qui représente 58% des familles accueillies. Il accueille aussi de plus en plus d'étrangers (30% contre 23% en 2001, dont 6% en situation irrégulière). «On constate un durcissement et un ancrage de la pauvreté», explique Bernard Schricke, directeur Actions et Plaidoyer France Europe. «Il n'est pas rare que les personnes fréquentent nos structures pendant 3, 4 ou 5 ans.» Pour 68% d'entre elles, la pauvreté n'est pas liée à un événement familial particulier, mais est une «situation installée», note le rapport. «On envoie parfois en vacances des enfants dont les parents eux-mêmes sont partis en vacances grâce au Secours catholique. La pauvreté s'est transmise d'une génération à l'autre», souligne M. Schricke.
serrer, serrer
Pauline, 47 ans, élève seule sa fille de 13 ans, en Savoie, avec 440 euros du RSA, auxquels s'ajoutent 160 euros de pension alimentaire. Outre le loyer (120 euros par mois), l'eau et l'électricité, elle explique sous couvert d'anonymat, avoir été confrontée à une grosse facture «à cause d'un problème de voiture» et a dû faire appel au Secours catholique. Chaque semaine elle se rend dans une épicerie sociale, pour recevoir une aide alimentaire temporaire «équivalente à 30 euros». «J'ai essayé de serrer, serrer au maximum le budget, mais quand il y a un problème, on se retrouve plus qu'à découvert», dit-elle. Environ 60% des ménages rencontrés par l'ONG ont des impayés. Dans 40% des cas, ils concernent le loyer ou l'énergie. Pour Bernard Schricke, si «l'aide alimentaire est un bon outil dans l'urgence, ce n'est pas un moyen de solvabiliser les familles». Il plaide pour «renforcer les minima sociaux» et «baisser les charges contraintes», notamment de loyer, d'énergie ou de transport, «sur-représentées dans les dépenses des plus pauvres». Il rappelle que «la difficulté d'accéder à un emploi» est le principal facteur de pauvreté. 66% des bénéficiaires du Secours catholique étaient au chômage en 2011. Avec sa fille souvent hospitalisée, Pauline a «eu beaucoup de soucis au niveau de l'emploi» et plusieurs CDD ne lui ont pas été renouvelés du fait de ses absences. Malgré des formations et diplômes dans le secrétariat et la restauration, elle n'a pas retrouvé d'emploi depuis deux ans. «Aujourd'hui, le problème, c'est mon âge, on me l'a clairement dit en entretien.»

samedi 1 septembre 2012

Les Turques se marient plus tard


Par Hatice Kübra Kula | ZAMAN FRANCE ven, 31/08/2012 - 15:17


L’âge moyen du mariage des femmes turques a augmenté, passant de 20 à 23 ans, a révélé une étude de l’Institut turc de la statistique (TürkStat). Un changement qui traduit lui-même une évolution sociologique des Turques, plus actives et plus indépendantes financièrement.
Le nombre de femmes qui choisissent de se marier plus tard dans la vie a augmenté ces dernières années en Turquie, d’après une étude de l’Institut turc de la statistique (TürkStat) sur le mariage et le divorce pour l’année 2011. Par le passé, elles étaient nombreuses à choisir ou à se voir contraintes de se marier très jeunes pour des raisons financières ou pour se libérer de la pression familiale et sociale qui pousse à se marier avant d’être «trop vieux». Néanmoins, l’amélioration de la situation financière des femmes et le fait que l’attitude des Turcs vis-à-vis du mariage plus tardif a commencé à changer font qu’un nombre grandissant de femmespréfèrent aujourd’hui reporter leur mariage. D’après le Berlin-Institut, elles se marient en moyenne à l’âge de 23 ans aujourd’hui, contre 20 ans en 1975. Bien que la probabilité de divorce pour les conjoints de plus 30 ans soit élevée, on observe une augmentation de 70 % des mariages pour la tranche 30-44 ans, d’après la Direction générale de l’état civil et la nationalité. Pour Alanur Özalp, psychothérapeute familial, c’est là un phénomène positif : «L’âge moyen actuel du mariage pour les femmes ne doit pas être considéré comme tardif. Il semble qu’il y ait moins de problèmes financiers. En outre, les couples plus âgés sont aussi plus stables.»
Un handicap pour poursuivre ses études
Nurhan Öztürk, une Turque qui vit au Canada, rappelle qu’autrefois une femme qui était encore célibataire à l’âge de 22 ans était considérée comme ayant «manqué le coche». C’est ainsi qu’en 1989, alors qu’elle était âgée de 20 ans, elle a dû abandonner ses études pour pouvoir se marier. Chez d’autres femmes, au contraire, la recherche de meilleures opportunités d’emploi ou d’une évolution de carrière conduit à repousser le mariage. Les gens qui se sont mariés il y a quatre ou cinq décennies avaient le sentiment que se marier à un âge précoce était une nécessité. Zahide, 62 ans, explique ainsi que son mariage à l’âge de 20 ans était à l’époque considéré comme très tardif. «A 17 ans, une fille était censée être déjà mariée, et à cette époque-là beaucoup n’avaient pas reçu d’éducation», a-t-elle expliqué.