Affichage des articles dont le libellé est fondations. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est fondations. Afficher tous les articles

jeudi 18 juillet 2013

17 propriétés ont été rendues à la fondation arménienne de Diyarbakir

Par  ZAMAN FRANCE| jeu, 18/07/2013 - 11:15

La Direction régionale des fondations de Diyarbakir a rendu 17 propriétés situées dans sa province à la communauté arménienne.

Cette décision a été prise dans le cadre d'une initiative lancée l'année dernière par la fondation de l'église arménienne de Surp Giragos située dans la ville de Diyarbakir, au sud-est de la Turquie. Le quotidien Sabah a rapporté lundi que pendant le projet de restauration de l'église historique de Surp Giragos, la fondation de l'édifice religieux avait découvert un document où était dressée une liste de 190 propriétés qui appartenaient à des Arméniens avant qu'ils ne quittent Diyarbakir entre 1910 et 1921. Après découverte de ce document, la fondation de l'église a élaboré une pétition à l'égard de la Direction régionale des fondations de Diyarbakir demandant le retour de ces propriétés.

D'autres propriétés demeurent sous le contrôle de l'Etat

D'après le Sabah, la Direction régionale des fondations a donc décidé de rendre 17 propriétés, soit une surface totale de 15.000 mètres carrés. En revanche, elle aurait refusé de faire de même avec les 173 autres propriétés de la liste, pour la simple raison que les certificats de propriété fournis par la fondation sont trop vieux, certains datant d'avant 1910. Vartkes Ergün Ayik, président de la fondation de l'église de Surp Giragos, a déclaré à Sabah qu'il était satisfait de la décision de la Direction régionale mais qu'il continuerait à travailler pour obtenir les 173 dernières propriétés. «Certaines propriétés qui nous ont été rendues sont actuellement occupées par des bâtiments illégaux et des bâtiments publics», a précisé Ayik. «Les registres datant de l'ère ottomane nous ont posé quelques problèmes car les emplacements des propriétés n'étaient pas très précis. Nous avons fait appel à la Direction générale du registre foncier et du cadastre pour qu'ils nous aident à trouver des registres plus récents», a conclu le président de la fondation de l'église Surp Giragos, qui a été réouverte au public le 23 octobre 2011.

jeudi 16 août 2012

Les Arts de l’Islam font leur entrée au Louvre




Le département des Arts de l’Islam du musée du Louvre ouvrira ses portes le 22 septembre prochain. Une collection de près de 3.000 objets sera exposée, la plus importante d’Europe, pour un budget total proche de 100 millions d’euros.
Le Louvre ouvrira le 22 septembre au public ses nouveaux espaces consacrés aux Arts de l’Islam mais il est encore à la recherche de dix millions d’euros auprès de mécènes pour boucler le financement de cet ambitieux projet, a appris l’AFP auprès du musée. La collection des Arts de l’Islam du Louvre dispose désormais de 3.000 mètres carrés – trois fois plus qu’auparavant – pour se déployer sur deux niveaux, conçus par l’Italien Mario Bellini et le Français Rudy Ricciotti. Le rez-de-cour, baigné de lumière naturelle, va accueillir les œuvres datant du VIIe au XIe siècle. Le sous-sol, baptisé «parterre», présentera les œuvres du XIe jusqu’à la fin du XVIIIe, dans une enceinte de béton noir. L’aire géographique concernée s’étend de l’Espagne à l’Inde. La muséographie a été confiée à Renaud Piérard et Mario Bellini. Grâce à ces nouveaux espaces, le Louvre est en mesure de présenter près de 3.000 objets, parfois monumentaux, puisés dans sa riche collection d’art islamique et dans celle des arts décoratifs (plus de 18.000 objets au total). «Ce sera la présentation la plus importante en Europe d’objets d’art de l’Islam», déclare à l’AFP Sophie Makariou, directrice du département des Arts de l’Islam. Les nouveaux espaces des Arts de l’Islam devraient être inaugurés par le président François Hollande quelques jours avant l’ouverture au public.
Un coût de près de 100 millions d’euros
Dès son arrivée à la tête de l’établissement public, en 2001, Henri Loyrette a voulu sortir les arts de l’Islam de leur «marginalisation» au sein du musée en leur donnant un espace «digne en qualité et en surface». Le coût global de l’opération se monte à 98,5 millions d’euros. L’Etat français apporte 31 millions d’euros. Le principal mécène est la Fondation du prince saoudien al-Walid ben Talal qui a remis à titre privé 17 millions d’euros. Le roi Mohammed VI du Maroc a fourni également une importante contribution (non divulguée). L’émir du Koweït, le Sultan d’Oman, la République d’Azerbaïdjan financent aussi le projet. Plusieurs groupes français ont répondu présent (Fondation Total, Lafarge, Bouygues Construction...). Mais à un mois et demi de l’ouverture des nouveaux espaces, il manque toujours 10 millions d’euros. «Nous prospectons toujours. Nous avons bon espoir», indique les responsables du musée. «Si le Louvre ne parvient pas à réunir ces 10 millions d’euros par mécénat, il faudra rééchelonner dans le temps certains de ses autres projets, tout en veillant à en préserver la dynamique», ajoutent-ils.