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jeudi 23 août 2012

L’engagement de Tarkan pour le lac Burdur


Par Redaction | zaman france jeu, 23/08/2012 - 12:09

La star internationale de musique turque Tarkan s’est rendue au lac Burdur dans le sud de la Turquie afin de sensibiliser l’opinion publique sur l’assèchement dû à l’évaporation du lac. «Les gens font de leur mieux pour sauver ce lac. Si nous agissons ensemble, nous pouvons résoudre ce problème. J’appelle tous les gens de Burdur à agir pour l’avenir de leur lac. S’il n’y a plus de lac, il n’y aura plus de Burdur» a-t-il déclaré. Se promenant autour du lieu avec des responsables de l’Association turque pour la préservation de la nature, le Prince du Bosphore a déclaré qu’il voulait se battre pour enrayer l’évaporation du lac, d’autant que celui-ci a perdu 35 % de son volume d’eau ces 35 dernières années. Le chanteur fait dorénavant du sport en arborant un tee-shirt où l’on peut lire «plus de lac, plus de Burdur non plus». Selon lui, la rapide évaporation du lac est un problème vital aussi bien pour les espèces animales qui y vivent que pour les gens de la ville. Pis encore, selon Güven Eken, président de l’Association pour la préservation de la Nature, «si nous ne prenons pas immédiatement les mesures nécessaires, nous aurons perdu ce lac en 2040». «Le lac ne meurt pas de cause naturelle, comme par exemple du fait de pluies insuffisantes, mais à cause de problèmes créés par l’homme» a-t-il ajouté. M. Eken a insisté sur les méfaits des barrages qui affectent durablement les sources d’eau du lac et pourraient entraîner sa disparition. Pour sa part, le maire de Burdur, Sebahattin Akkaya, affirme que la lutte menée par cette association devrait être davantage soutenue par la population locale. «Burdur, c’est l’avenir de la ville. Nous allons faire de notre mieux pour empêcher le lac de se tarir» a-t-il déclaré.

vendredi 10 août 2012

Religion et écologie : quand le Ciel veut sauver la Terre





Souvent présenté comme une forme de dévotion moderne consacrée à la nature, le respect de l’environnement a toujours occupé une place non négligeable dans les traditions religieuses soucieuses de garantir le partage des ressources avec les générations futures.
Le caractère désastreux des conséquences écologiques liées aux activités de l’homme pousse parfois certaines personnes à se tourner vers la religion pour y trouver des réponses. Mais quels liens précis existent entre religion et écologie ? Selon Jean-Marie Pelt, président de l’Institut européen de l’écologie, « toutes les religions ont transmis un message concernant les rapports de l’homme avec la nature». «Dans les monothéismes, explique-t-il, une idée commune s’impose aussi bien dans la Bible que dans le Coran : l’homme doit "garder et jardiner la terre". Or, le jardinier cultive son jardin avec tendresse et délicatesse. Nous devons retrouver ce rapport harmonieux et n’intervenir dans la nature qu’avec mesure». Pour les religions monothéistes, donc, l’homme se doit de préserver la terre. Elles condamnent toutes ainsi le consumérisme sans frein. Certains croyants de confession musulmane, comme Souleymane, 21 ans, surveillant de lycée, tentent à leur manière de rester fidèles à ces enseignements et de préserver l’environnement. «Je suis conscient des problèmes générés sur la terre et depuis tout petit mes frères, ma sœur et moi avons grandi dans une famille très économe, où les questions de protection de la nature et des ressources naturelles avaient toute leur place» raconte-t-il. «Nous devions faire attention à ne pas gaspiller trop d’eau, ni de nourriture. Cette éducation m’a permis de conserver et d’améliorer mon comportement vis-à-vis de l’environnement», indique le jeune homme. Comme le souligne Jean-Marie Pelt, si l’écologie n’est pas une religion, «elle reprend à son compte le respect de la terre mère, si caractéristique des peuples premiers». Les religions orientales comme le bouddhisme ou l’hindouisme ont souvent poussé très loin, elles aussi, leur souci de protection à l’égard de tous les êtres vivants. En islam, on peut également retrouver cette sensibilité au cœur de certaines traditions soufies.
Lorsque les questions écologiques mènent vers la spiritualité
En effet, quelle que soit la religion choisie, toutes incitent à une certaine sobriété considérée comme indissociable d’une réelle pratique spirituelle. «Une authentique élévation religieuse et morale conduit à faire un usage parcimonieux des ressources naturelles afin de ne pas épuiser la terre et pour permettre aux générations futures de vivre sur une planète encore riche en ressources et pas complètement polluée» précise le président de l’Institut européen de l’écologie. D’après lui, si la spiritualité commence lorsque l’homme se réfère à plus grand que soi, le respect de la nature peut alors être porteur de spiritualité. Une observation qui rejoint la connexion de l’écologie avec les mouvements modernes de développement personnel où la culture du moi ou du bien être individuel fait peu de cas de la relation avec les autres. «Or, explique Jean-Marie Pelt, la spiritualité se déploie à travers le passage du «Je» au «Nous». Il importe que l’écologie se situe clairement en faveur d’une plus grande solidarité entre les hommes et d’une plus grande convivialité pas seulement dans les discours mais aussi dans les faits. L’écologie se doit de promouvoir l’altruisme», poursuit-il.

samedi 28 juillet 2012

Bugday : les bons plans d’une ONG pour sauver la planète




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«La vie est un cycle» : tel est le slogan et la vision de l’existence de l’association turque Bugday (blé), ONG d’abord constituée en mouvement en 1990, qui s’est ensuite transformée en association en 2002. Bugday, qui promeut un rapport harmonieux entre l’humain et la nature, a pour but la conscientisation des individus et plus largement des sociétés sur les problèmes causés par la destruction de l’environnement. Mine Eroglu, membre actif de l’association, explique l’importance d’apporter des solutions aux problèmes environnementaux qui surviennent actuellement, avec des conséquences irrévocables, en raison de la vitesse et de la manière dont l’équilibre de la balance écologique se fragilise. Elle soutient ainsi les méthodes d’agriculture traditionnelles pour une production agricole saine et durable. Pour ce faire, l’association a déjà mis sur pied de nombreux projets.
La clé : rapprochement entre petits producteurs et consommateurs
Le premier consiste en la naissance de cinq bazars proposant 100 % de produits écologiques. Ces bazars ont permis à de petits agriculteurs de vendre directement leur production à des consommateurs en zone urbaine, chose impossible auparavant. Les clients sont en retour satisfaits car ils ont désormais accès à des fruits, légumes, textiles, produits d’entretien ou encore cosmétiques certifiés respectueux de l’environnement. L’un des autres chantiers de Bugday est le suivant : sur le modèle du wwoofing, ils ont instauré un programme «eco-agro», nommé TaTuTa. Producteurs et consommateurs travaillent ainsi ensemble dans plus de soixante fermes : des volontaires non rémunérés sont employés en échange du logement et de la nourriture, ainsi que d’une vie saine éloignée de la pollution et de l’agitation urbaines.