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jeudi 13 décembre 2012

COLLOQUE AU SÉNAT FRANÇAIS – La Turquie, “le marché à plus forte croissance d’Europe”


Ubifrance, l’Agence française pour le développement international des entreprises, organise ce jeudi en partenariat avec le Sénat, OSEO et Invest in Turkey un colloque sur le thème “Turquie : le marché à plus forte croissance en Europe”. Jean-Pierre Bel, président du Sénat, Henri Baïssas, directeur général adjoint d’Ubifrance et Ilker Aycı, président de l’Agence turque pour la promotion et le soutien à l’investissement, réunissent autour d’eux au Palais du Luxembourg de nombreuses personnalités du monde économique et politique franco-turc.
Tahsin Burcuoğlu, ambassadeur de Turquie en France, Nicolas Alfonsi, sénateur et vice-président du groupe interparlementaire d’amitié France-Turquie ainsi que Zeynep Necipoğlu, présidente de la Chambre de commerce française en Turquie, sont annoncés. Des représentants de grands groupes partageront leur expérience sur ce pays encore peu exploré par les PME (petites et moyennes entreprises) françaises, alors qu’il est “deux fois et demie plus riche que les trois pays du Maghreb réunis”, rappellent les responsables d’Ubifrance.
Infrastructures, énergie, environnement, santé, produits de consommation courante, luxe… Ce colloque parisien doit aussi mettre l’accent sur les besoins de la Turquie, et donc sur les cartes à jouer pour les entreprises françaises de ces secteurs.
Anne Andlauer (http://www.lepetitjournal.com/istanbul.html) jeudi 13 décembre 2012

lundi 3 décembre 2012

PARIS: FRANCOPHONIE – Rencontres internationales de l’enseignement bilingue francophone : "LabelFrancEducation"


Les mercredi 28, jeudi 29 et vendredi 30 novembre se déroulaient les Rencontres internationales de l’enseignement bilingue francophone au Sénat. Sous le Haut patronage de Jean-Pierre Bel, président du Sénat, et de Laurent Fabius, ministre des Affaires étrangères, ces rencontres ont pour but de promouvoir le "LabelFrancEducation", créé en 2012 et accordé aux établissements scolaires étrangers qui participent au rayonnement de la langue et de la culture françaises
(Yamina Benguigui / LPJ) "Vous le savez mieux que quiconque, nous sommes aujourd’hui au milieu d’une bataille linguistique. C’est pour cette raison que le Président de la République m’a demandé de préparer un plan de relance de la francophonie". Voilà les premiers mots du discours d’introduction de Yamina Benguigui, ministre déléguée en charge de la francophonie. Véritable outil au service du rayonnement culturel de la France à l’étranger, la langue française est au cœur du nouveau dispositif mis en place en 2012, le "LabelFrancEducation".
Récompenser les établissements scolaires étrangers
Cette marque de qualité est attribuée par le ministre des Affaires étrangères, après avis d’une commission consultative interministérielle. Ce "label" récompense les établissements scolaires étrangers qui, dans le cadre de leur enseignement national, participent au rayonnement de la langue et de la culture françaises. Il vise à définir un réseau de filières bilingues d’excellence tout autour du monde. 25 établissements dans le monde ont déjà reçu cette distinction. L’objectif, a précisé Yamina Benguigui, "est d’atteindre une cinquantaine d’écoles en 2013 et de former, à l’horizon 2015, un réseau fort d’une centaine d’établissements". Les conditions d’accès au LabelFrancEducation sont disponibles sur le site de l’Agence pour l’enseignement français à l’étranger (AEFE), responsable de la gestion administrative et financière de ce programme. (Richard Yung et Anne-Marie Descotes, présidente de l'AEFE)
"L’espace francophone de demain sera un espace de mobilité et d’opportunités à saisir"
(Marie-Christine Blandin / LPJ) La ministre déléguée chargée de la Francophonie a également tenté de définir les futurs enjeux de l’espace francophone, rappelant que ce dernier devait être un "espace d’ouverture en pleine expansion". Les participants à ces rencontres ont eux-aussi tenu à définir la francophonie et à encourager le multilinguisme. Giogos Demosthenous, ministre de l’Education et de la Culture de la République de Chypre (pays qui préside actuellement le Conseil de l'Union Européenne), a ainsi rappelé l’importance du bilinguisme dans un monde globalisé. Marie-Christine Blandin, sénatrice et présidente de la commission de la culture, de l’éducation et de la communication au Sénat a quant à elle appelé à promouvoir la francophonie, comme un "geste altruiste", et non pas comme un "repli gaulois de citadelle assiégée". Enfin, Louis Duvernois, sénateur (UMP) représentant les Français de l’étranger, a également encouragé la "défense de la diversité culturelle et linguistique".
Constance de Guernon (www.lepetitjournal.com) jeudi 29 novembre 2012
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vendredi 16 novembre 2012

Turquie : des opportunités pour les PME hexagonales


Ubifrance organise le 13 décembre au Sénat un colloque sur la Turquie. Un marché encore trop délaissé par les PME françaises.

"Turquie, le marché à plus forte croissance en Europe", c’est le thème du colloque organisé le 13 décembre prochain au Sénat par Ubifrance en partenariat avec Oséo et Invest in Turkey. Des dirigeants d’entreprises installés en Turquie viendront apporter leurs témoignages sur un pays encore mal cerné par les PME hexagonales.
Certes, les exportations françaises vers la Turquie progressent (+7% à 6,7 milliards d’euros en 2011) mais moins vite que celles de l’Allemagne et de l’Italie. Pour Eric Fajole, directeur Ubifrance Turquie, les Français regardent de l’autre côté de la Méditerranée et oublient un peu cette destination. « La Turquie a pourtant un PIB deux fois et demi supérieur au Maroc, Algérie et Tunisie réunis », précise-t-il.
Les secteurs-cibles à investir
Dans ce pays à forte croissance (5,4% par an depuis 10 ans), les opportunités ne manquent pas dans les infrastructures (ferroviaire, aéroportuaire…), les énergies renouvelables, les transports, les produits de consommation courante, le luxe et la distribution. Il n’y a guère que l’agroalimentaire qui pose problème en raison de taxes élevées et de contrôles sanitaires laborieux. La pharmacie est également un marché compliqué, la législation locale favorisant le remboursement des médicaments turcs. Il sera aussi difficile de percer dans le bâtiment de second œuvre où les acteurs locaux tiennent le marché.
La voie est plus dégagée pour les PME de la grande consommation. Avec l’augmentation du niveau de vie moyen, le consommateur turc se rapproche du client d’Europe occidentale. Signes qui ne trompent pas, des enseignes comme Paul (restauration), Zadig&Voltaire (textile) et Mama Shelter (Hôtel de luxe) viennent de débarquer à Istanbul. Une métropole en plein boom où la nouvelle bourgeoisie turque et les touristes des pays du golfe viennent faire leur shopping.
Pour prospecter, les Français ont un atout : le terrain est assez favorable aux francophones, surtout à Istanbul. « De nombreux décideurs parlent notre langue car ils sont passés par le réseau des écoles françaises en Turquie», explique Eric Fajole. Par ailleurs, il existe un réseau fiable de distributeurs et d’importateurs qui, selon l’assureur crédit Coface, affichent un niveau d’incidents de paiement en dessous de la moyenne mondiale.
Bruno Askenazi - les échos entrepreneurs

lundi 11 juin 2012

Le Sénat débat de l’urbanisation d’Istanbul



Mots clés : 
Le Comité France-Turquie a organisé un colloque au Sénat le 30 mai sur Istanbul et les enjeux architecturaux auxquels est confrontée cette ville. La question de son identité culturelle, remise en question par des transformations urbaines liées au développement des transports, a été minutieusement abordée.
Le 30 mai 2012 se pressait à l’entrée du Sénat rue de Vaugirard une petite foule de turcophiles : tous se rendaient à la conférence-débat sur le thème «Regards sur Istanbul», organisée par le Comité France-Turquie. Plusieurs intervenants de qualité et d’horizons divers se sont interrogés sur les enjeux de l’urbanisation et la vie culturelle stambouliote. La conférence a débuté avec l’intervention de Nicolas Monceau, maître de conférences en sciences politiques, directeur de l’ouvrage Istanbul, qui a dressé le portrait de la culture à Istanbul, dont les particularités sont à l’image du modèle économique national. La politique culturelle est en effet très largement privatisée, fonctionnant sur les investissements de fondations telles que Sakip sabanci, Istanbul modern ou SantralIstanbul.
Les archéologues en rêvaient, Marmaray l’a fait
La deuxième idée phare soulevée lors de cette conférence est celle d’une progressive «désincarnation» de la ville, qui perd de ses particularismes pour devenir une métropole comme une autre. Natacha Pakker, architecte urbaniste et enseignante à l’Ecole d’Architecture de Versailles a ainsi insisté sur les énormes chantiers qui font se confronter Istanbul à son passé. Le projet Marmaray par exemple : ce chantier visant à relier par le métro les quartiers de Gebze et Halkali a pris deux ans de retard en raison de découvertes historiques. Les fouilles ont d’ailleurs mis à jour l’existence du plus grand port de la ville au IVe siècle : le Port de Théodose, probablement détruit par un tsunami.
La priorité : un réseau de transport en commun
Ont enfin été diffusées des images de la mairie d’Istanbul promouvant la ville, puis un court-métrage, Ekümenopolis, qui contrastait avec la vidéo de la ville d’Istanbul. Le court-métrage montrait comment la ville croît de façon démesurée et déséquilibrée, renvoyant les personnes pauvres toujours plus loin à la périphérie des villes et privilégiant toujours le moyen de transport automobile. Cela a été l’occasion pour les deux derniers intervenants, Ali Topçu, architecte, et Christiane Blancot, architecte-urbaniste, d’apporter des réponses aux problèmes d’urbanisation que rencontre Istanbul. Pour Mme Blancot, Istanbul peut supporter la mondialisation : jusqu’à présent, elle a su conserver son identité entre tradition et modernité, réutiliser son patrimoine, et possède donc un savoir-faire qui se perpétue. Mais elle connaît un besoin urgent de développer son réseau de transports en communs. D’après Christiane Blanco, il s’agit de «la seule alternative valable».
Paris