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jeudi 17 octobre 2013

le petit journal d'İstanbul

des nouvelles de la Turquie ? le sıte du petit journal à consulter http://www.lepetitjournal.com/istanbul/accueil/

mercredi 21 août 2013

TURQUIE: 21 AOÛT – En 4 minutes, ce qu'il faut retenir de l'actualité

Voici la sélection des principaux événements du mardi 20 août. Pour lire l'intégralité des articles:  Jonathan Grimmer (http://www.lepetitjournal.com/Istanbulmercredi 21 août 2013

=> Erdoğan accuse Israël d'être derrière le coup d’État en Égypte
Recep Tayyip Erdoğan a affirmé hier que l’État d'Israël se trouvait derrière le coup d'Etat militaire qui a entraîné la destitution du président égyptien, Mohamed Morsi, le 3 juillet dernier. 

=> Égypte : le journaliste turc reste en prison
Selon l'agence de presse Anadolu, un procureur égyptien a décidé hier de prolonger la détention de Metin Turan, le journaliste turc arrêté au Caire samedi dernier.

=> Les cafés de Beşiktaş rangent leurs narguilés
Plusieurs cafés de Beşiktaş ont été contraints de retirer leurs narguilés de la vente suite à une série d'inspections menées ce week-end dans le quartier stambouliote. 

=> Une chasse aux opposants dans les lycées turcs ?
Avant-hier, le principal parti d'opposition, le CHP (Parti républicain du peuple), a demandé des explications au ministre de l’Éducation nationale au sujet des enquêtes qui ont été lancées afind'établir quels étudiants et enseignants du secondaire avaient pris part aux manifestations du mois de juin. 

=> Les forces de l'ordre interviennent contre des manifestants à Ankara
La police a utilisé des gaz lacrymogènes et des canons à eau pour disperser un groupe de manifestants qui défilait hier à Ankara à l'appel du KESK (Confédération des syndicats de fonctionnaires).

=> Inculpés pour avoir fait du bruit avec leurs casseroles
Pour la première fois, une mère de famille et ses deux enfants ont été inculpés pour "désordre à l'ordre publique" pour avoir frappé sur leurs casseroles en signe de protestation au moment de la contestation du mois de juin, a rapporté le quotidien Habertürk dans son édition d'hier. 

=> L'entraîneur de l'équipe de Turquie de football jette l'éponge
Suite à une campagne de qualification pour la Coupe du monde de football catastrophique, Abdullah Avcı a démissionné hier de son poste de sélectionneur de l'équipe de Turquie de football. L'actuel entraîneur de Galatasaray, Fatih Terim, est pressenti pour le remplacer.

mardi 20 août 2013

TURQUIE: 20 AOÛT – En 4 minutes, ce qu'il faut retenir de l'actualité

Voici les titres de la sélection des principaux événements du lundi 19 août par lepetitjournal. L'intégralité des articles sur: 
Jonathan Grimmer (http://www.lepetitjournal.com/Istanbulmardi 20 août 2013

=> Le médiateur se pose en garde-fou contre les possibles dérives du MİT
Le médiateur de la République de Turquie, Mehmet Nihat Ömeroğlu, a indiqué, dans une interview accordée au quotidien Today's Zaman, que son institution pourrait se charger de protéger les citoyens turcs contre une utilisation abusive de leurs données personnelles de la part le MİT, les services de renseignement turc.

=> Le journaliste turc détenu au Caire s'est entretenu avec des membres de l'ambassade
Le journaliste turc de la TRT, Metin Turan, détenu au Caire depuis samedi dernier, a pu s'entretenir pendant trois heures avec des membres de l'ambassade de Turquie en Égypte, a annoncé hier le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Levent Gümrükçü, sur son compte Twitter

=> Deux Périgourdins rallient la Turquie...en 2 CV !
C'est le quotidien Sud Ouest qui rapporte cette histoire étonnante. 

=> Egemen Bağış : "Si Istanbul perd, ce sera à cause d'eux"
Le ministre turc en charge des Affaires européennes a accusé les opposants du parc Gezi d'avoir handicapé la candidature d'Istanbul pour l'organisation des Jeux Olympiques et Paralympiques de 2020. "


=> Les frontières turques protégées par plus de 50.000 soldats
Selon un communiqué publié hier sur le site internet de l'état-major de l'armée turque, les frontières de la Turquie seraient surveillés par 51.107 militaires, répartis dans 317 postes de garde.


lundi 19 août 2013

TURQUIE: 19 AOÛT – En 4 minutes, ce qu'il faut retenir de l'actualité

Voici donc la sélection des principaux événements du week-end. L'intégralité des articles sur : Jonathan Grimmer (http://www.lepetitjournal.com/Istanbullundi 19 août 2013

=> L'AKP s'en prend au secrétaire général l'Organisation de la coopération islamique
Plusieurs poids lourds de l'AKP (Parti de la justice et du développement) ont appelé à la démission du secrétaire général l'Organisation de la coopération islamique (OCI), le diplomate turc Ekmeleddin İhsanoğlu, accusé de rester silencieux face aux violences en Égypte.

=> Erdoğan accuse le PKK de ne pas tenir ses engagements
Recep Tayyip Erdoğan a accusé le PKK (le Parti des travailleurs du Kurdistan) de ne pas avoir respecté ses promesses en ne retirant pas ses troupes présentes en Turquie. 

=> Deux journalistes turcs arrêtés en Egypte
Samedi, les forces de sécurité égyptiennes ont interpellé deux journaliste turcs alors qu'ils étaient en train de couvrir la violente intervention de l'armée dans une mosquée du Caire, où étaient retranchés des centaines de manifestants pro-Morsi. Hibe Zekeriya, de l'agence Anadolu, a finalement été libérée hier après huit heures de détention. En revanche, Metin Turan, l'autre journaliste placé en détention et qui travaille pour la chaîne publique TRT, attendait toujours sa remise en liberté hier après-midi.

=> Un pilote de Turkish Airlines refuse de s'envoler pour le Liban
Un pilote de la compagnie Turkish Airlines a refusé d'assurer la liaison Istanbul-Beyrouth, dimanche à 1h00 du matin. 

=> Enlèvement au Liban : trois suspects arrêtés
Les autorités libanaises ont annoncé samedi avoir arrêté trois personnes dans le cadre de l'enquête sur l'enlèvement des deux pilotes de la Turkish Airlines. 

=> Incendies en Turquie
Plusieurs centaines d'hectares de forêt ont été détruits ce week-end, à travers la Turquie, après que plus d'une vingtaine de feux se sont déclarés. Les forêts de Dalaman et de Fethiye ont été les plus touchées. Trois cents hectares d'arbres ont brûlé dans la première, et 70 dans la seconde.

vendredi 16 août 2013

TURQUIE: 16 AOÛT – En 4 minutes, ce qu'il faut retenir de l'actualité

voici les titres, pour une lecture intégrale des articles: Jonathan Grimmer (http://www.lepetitjournal.com/Istanbulvendredi 16 août 2013

=> Egypte : Erdoğan fustige l'attitude des pays occidentaux...
Au lendemain de la violente dispersion des manifestants pro-Morsi au Caire qui a causé, selon un bilan toujours provisoire, la mort de plus de 500 personnes, le Premier ministre turc a une nouvelle fois appelé la communauté internationale à intervenir rapidement. "

...et nie avoir été hospitalisé la semaine dernière
Recep Tayyip Erdoğan a également nié hier les récentes rumeurs qui ont circulé autour de son état de santé. 

=> L'armée intervient contre un important groupe de contrebandiers
Des échanges de tirs ont eu lieu dans la nuit de mercredi à jeudi, dans le village frontalier de Kuşaklı, entre une unité de l'armée turque et un groupe d'environ un millier de trafiquants de drogue. 

=> Le mandat d'arrêt contre "l'homme à la machette" a été rétabli
Le quotidien Hürriyet a révélé hier dans ses colonnes que le mandat d'arrêt contre Sabri Çelebi, "l'homme à la machette" qui avait attaqué des manifestants dans le quartier de Talimhane, avait été rétabli dès le 5 août, soit quelques heures seulement après avoir été annulé. 

=> Fausse alerte à la bombe à l'aéroport Istanbul Atatürk
Mercredi soir, cinq avions de la Turkish Airlines en partance pour l'Allemagne sont restés cloués au sol pendant plusieurs heures, à l'aéroport Atatürk d'Istanbul, après une alerte à la bombe émise par un coup de téléphone anonyme. 

=> Match nul de l'équipe de football de Turquie
Pour sa rentrée, l'équipe de football de Turquie a fait match nul 2-2 contre le Ghana, avant-hier soir au stade olympique d'Istanbul. 

15 AOÛT – En 4 minutes, ce qu'il faut retenir de l'actualité

voici les titres des articles, pour les texte en intégralité: Jonathan Grimmer (http://www.lepetitjournal.com/Istanbuljeudi 15 août 2013


=> La classe politique turque condamne fermement la violence en Egypte
Le violent assaut mené au Caire par les forces de l'ordre égyptiennes contre les manifestants pro-Morsi, qui a coûté la vie à plus de 120 personnes selon un bilan provisoire d'un journaliste de l'AFP, a suscité de nombreuses réactions au sein de la classe politique turque.


=> Enlèvement au Liban : le MİT rencontre le ministre libanais des Affaires étrangères
Une délégation des services de renseignement turcs (MİT) s'est rendue hier à Beyrouth afin d'y rencontrer le ministre libanais des Affaires étrangères, Mervan Şerbil. 


=> Un tribunal d'Istanbul annule le mandat d'arrêt contre "l'homme à la machette"
Selon les médias turcs, un tribunal stambouliote a annulé le mandat d'arrêt délivré le 5 août dernier contre Sabri Çelebi. 


=> Fait divers: un homme tue sa compagne enceinte et ses beaux-parents avant de se suicider
Un couple, leur fille et le fiancé de cette dernière ont été retrouvés morts par arme à feu, hier, dans le quartier de Kağıthane, à Istanbul.


=> Une des figures de la contestation de la place Taksim placée sous protection policière
A sa propre demande, l'acteur Mehmet Ali Alabora a été placé sous protection policière après avoir reçu des menaces de mort liées à son implication dans la contestation du mois de juin.


=> Gros plan sur les marchés et les parcs d'Istanbul
Le site www.zeroistanbul.com vient de publier une liste exhaustive qui décrit les différents marchés et parcs d'Istanbul. Attention, le site est exclusivement en turc.


mercredi 14 août 2013

TURQUIE: 14 AOÛT – En 4 minutes, ce qu'il faut retenir de l'actualité

voici les principaux titres pour lire l'intégralité des articles:  Diane Jean (http://lepetitjournal.com/istanbul) mercredi 14 août 
=> Téhéran promet son aide à Ankara pour retrouver les deux pilotes turcs
Le porte-parole du ministère iranien des Affaires Etrangères, Abbas Araghchi, a confirmé hier via un communiqué de presse que “l'Iran n'hésiterait pas à aider la Turquie à retrouver les otages emprisonnés au Liban.”

=> Des députés de l'opposition sur liste noire ?
Le Parti du peuple républicain (CHP), principal parti d'opposition en Turquie, prétend que le gouvernement entretient une collecte illégale d'informations personnelles concernant quinze députés de l'opposition avec l'aide de la police et du MIT, le service de renseignement turc.

=> Les affaires de dopage n'épargnent pas la lutte à l'huile
Ali Gürbüz, consacré il y a un mois champion du tournoi de lutte à l'huile de Kırkpınar, sera privé de son titre, d'après le quotidien Hürriyet Daily News

=> Un turc agressé dans un aéroport en Allemagne
Le vice-Premier ministre turc Bekir Bozdağ a appelé hier les autorités allemandes “à appliquer des sanctions légales à l'encontre du policier qui a violé la loi.” 

=> Une lithographie d'Atatürk aux enchères
La société de vente aux enchères Çukurcuma a annoncé hier qu'elle mettrait en vente en octobre une lithographie d'Atatürk datant du début du XXème siècle. 

TURQUIE: 13 AOÛT – En 4 minutes, ce qu'il faut retenir de l'actualité

voici les titres sélectionnés par lepetitjournal. Pour lire l'intégralité des articles: Jonathan Grimmer (http://www.lepetitjournal.com/Istanbulmardi 13 août 2013

=> Enlèvement au Liban : un suspect arrêté
Selon l'Associated Press, les autorités libanaises détiendraient depuis dimanche soir un homme suspecté d'être impliqué dans le kidnapping des deux pilotes d'avion turcs de la compagnie Turkish Airlines. 

=> Un député AKP souligne les "erreurs" d'Erdoǧan dans sa gestion de la crise du parc Gezi
Un rapport publié par l'Eurasia Global Research Center (AGAM), un groupe de travail dirigé par le député AKP İdris Bal, affirme que Reycep Tayyip Erdoǧan a été mal conseillé au moment du mouvement de contestation de la place Taksim. 

=> "L'alcool n'est pas ton ami"
Dans moins de 10 mois, toutes les bouteilles d'alcool devront comporter des images alertant des dangers de l'alcool pour les mineurs, les femmes enceintes et les conducteurs. 

=> Procès Ergenekon : un général se rend à la police pour purger sa peine
Le général Tuncer Kılınç, condamné à 13 années de prison dans le cadre de l'affaire Ergenekon, s'est rendu à la police hier matin. 

=> La bonne santé de la production turque
L'Institut turc des statistiques (TÜIK) a publié hier un rapport soulignant la croissance de la production turque ces derniers mois. 

=> Fetullah Gülen reçoit le prix Manhae de la paix
L'intellectuel turc musulman Fetullah Gülen, connu pour ses appels au dialogue interconfessionnel, a reçu dimanche le prestigieux prix Manhae de la paix, remis chaque année par la fondation sud-coréenne du même nom. 

lundi 12 août 2013

TURQUIE: 12 AOÛT – En 4 minutes, ce qu'il faut retenir de l'actualité

Bonjour! Contrairement aux années précédentes, lepetitjournal.com d’Istanbul ne part pas complètement en vacances en août. Notre équipe continue de vous préparer, chaque matin du lundi au vendredi, un résumé de l'actualité en Turquie. Notre engagement : en quatre minutes – le temps de siroter votre thé ou votre café – découvrez les grands titres du jour et les infos que vous avez pu manquer la veille. Voici donc notre sélection des principaux événements du week-end.

=> Deux citoyens turcs enlevés au Liban
Deux employés turcs de la compagnie Turkish Airlines ont été kidnappés au Liban, tôt dans la journée du vendredi 9 août...... lire la suite sur Jonathan Grimmer (http://www.lepetitjournal.com/Istanbullundi 12 août 2013

=> Procès Ergenekon : le général İlker Başbuğ en appelle au chef d'état-major
L'ancien chef d'état-major de l'armée turque, le général İlker Başbuğ, condamné le 5 août dernier à la prison à vie dans le cadre du procès Ergenekon, a appelé l'actuel chef de l'armée, le général Necdet Özel, a sortir de son silence à propos des condamnations qui ont frappé plusieurs haut-gradés.......  lire la suite sur Jonathan Grimmer (http://www.lepetitjournal.com/Istanbullundi 12 août 2013

=> Deux personnes décèdent au cours du désossage d'un bateau de croisière
Deux personnes sont décédées samedi après avoir inhalé du gaz toxique alors qu'elles participaient au démontage d'un bateau de croisière, le MS Pacific......  lire la suite sur Jonathan Grimmer (http://www.lepetitjournal.com/Istanbullundi 12 août 2013

=> Aïd el-Fitr sanglant sur les routes de Turquie
Hier, le quotidien Hürriyet Daily News a rapporté que les accidents de la route pendant les trois jours de l'Aïd el-Fitr, qui célèbre la fin du Ramadan, avaient coûté la vie à 42 personnes, et en avaient blessé 273 autres. De son côté, Today's Zaman a fait état d'un bilan encore plus dramatique en parlant de 70 victimes et de 410 blessés...... lire la suite sur Jonathan Grimmer (http://www.lepetitjournal.com/Istanbullundi 12 août 2013

=> Des locaux de l'AKP victimes d'une attaque à la bombe sonore
Les locaux de l'AKP (Parti de la justice et du développement) du quartier stambouliote de Kartal ont été endommagés par l'explosion, dans la nuit de samedi à dimanche, d'une bombe sonore qui n'a fait aucun blessé....... lire la suite sur Jonathan Grimmer (http://www.lepetitjournal.com/Istanbullundi 12 août 2013

=> Un écrivain cible d'un boycott pour avoir défendu le rakı
Ahmet Ümit, l'écrivain de polars à succès, est la cible d'un boycott pour avoir pris position contre le vice-Premier ministre turc, Bülent Arınç, qui avait défendu à un musicien d'interpréter une chanson parce qu'elle contenait le mot "rakı". "Si vous retirez le rakı de nos vies, ni les conversations joyeuses, ni les soirées,[...] ni l'amour ne survivront", avait tweeté l'écrivain..... lire la suite sur Jonathan Grimmer (http://www.lepetitjournal.com/Istanbullundi 12 août 2013

lire la suite sur Jonathan Grimmer (http://www.lepetitjournal.com/Istanbul) lundi 12 août 2013

vendredi 5 avril 2013

10 bonnes adresses à Karaköy


Le Petit journal inaugure aujourd’hui une série de “cartes de quartier” sur lesquelles nous vous proposerons, pour chaque quartier, nos 10 adresses préférées parmi les innombrables bars, cafés et restaurants d’Istanbul. Premier arrêt à Karaköy…
L’entrée du pont de Galata divise Karaköy en deux mondes. Initialement connu pour ses pièces détachées et équipements de pêche, Karaköy est en pleine mutation depuis quelques années. Cette zone commerciale a vu s’installer de nombreux cafés et galeries d’art qui changent le visage du quartier. Une dualité qui laisse encore à Karaköy une authenticité agréable à découvrir.
Cliquez sur le lien du journal puis une fois sur le site sur l’image ci-dessous pour faire apparaître la carte dans Google Maps. Ensuite, il suffit de cliquer sur les points colorés pour lire notre commentaire et l’adresse de l’endroit sélectionné !
Aurélie Darblade (http://www.lepetitjournal.com/istanbul) vendredi 5 avril 2013

vendredi 8 mars 2013

remise des trophées du concours des Trophées des Français de l'étranger


Les 6 lauréats ont reçu leurs prix au Quai d'Orsay
La cérémonie de remise des Trophées des Français de l’étranger, organisée par lepetitjournal.com, s’est déroulée hier, jeudi 7 mars, dans le cadre prestigieux du Ministère des Affaires étrangères et sous le patronage de la ministre déléguée chargée des Français de l’étranger, Hélène Conway-Mouret.
Cette première édition des Trophées avait pour but de mettre en avant des parcours exceptionnels de Français expatriés aux quatre coins du monde et qui portent haut les couleurs de la France.
Méconnus, peu considérés, observés au travers de clichés confondants, ils ont trop souvent mauvaise presse dans leur propre pays. Bien loin des clichés d’exilés fiscaux ou de cadres qui se la coulent douce au soleil, les 2,5 millions de Français expatriés contribuent à l’image positive et moderne de notre pays. Dans des domaines variés, leurs parcours reflètent tous l’excellence, l’attachement viscéral aux valeurs de la France, mais aussi un véritable courage pour s’adapter sans relâche dans un environnement différent.
La cérémonie a d’abord débuté par un discours d’introduction d’Hélène Conway-Mouret, Ministre des Français de l’étranger, ainsi que du président et fondateur des éditions lepetitjournal.com, Hervé Heyraud, à l’origine de cette cérémonie.
Devant quelque 300 journalistes, parlementaires et partenaires de l’événement, les six lauréats se sont ensuite succédé à la tribune pour se voir remettre leurs prix :
- Trophée Entrepreneur : Nadine Barbier
- Trophée Social/humanitaire : Pascale Fritsch
- Trophée Environnement : Jacques Flamand
- Trophée Espoir/Jeune : Laurent Lepajolec
- Trophée Art de vivre : Pascal Aussignac
- Trophée Coup de Coeur : Nadine Plet
La cérémonie s’est poursuivie avec un cocktail, l’occasion pour les lauréats d’être félicités, mais aussi de répondre aux questions des journalistes présents à la cérémonie. Dans une ambiance conviviale, ils ont pu échanger sur leurs parcours respectifs et se voir témoigner la reconnaissance de leur pays natal, grâce à la présence de nombreux parlementaires des Français de l’étranger, conseillers AFE, députés et sénateurs. La cérémonie achevée, les six lauréats ont regagné leurs hôtels, avant de repartir dans leurs pays d’adoption pour continuer à faire rayonner la France à l’étranger.
Cette première édition des trophées des Français de l’étranger aura donc été l’occasion pour la France de mettre en lumière des parcours de citoyens partis vivre à l’étranger non par pour abriter leurs fortunes ou profiter d’un climat tropical, mais bel et bien pour porter l’image de la France à l’étranger.
(www.lepetitjournal.com) vendredi 8 mars 2013

mercredi 6 mars 2013

30 mars -14 avril: FESTIVAL INTERNATIONAL DU FILM de TURQUIE


Le plus grand et le plus ancien festival de cinéma de Turquie se déroulera du 30 mars au 14 avril 2013. IKSV, la Fondation pour la culture et les arts d’Istanbul, a présenté le programme de l’évènement devant la presse lundi, au Martı Hotel de Taksim.
Créé en 1982, le Festival international du film d’Istanbul est le plus ancien festival du genre en Turquie. Ses dernières éditions ont rassemblé près de 200.000 visiteurs pendant deux semaines. Cette année encore, plus de 200 films seront projetés dont près d’une trentaine d’œuvres françaises. Une vingtaine de sections à thème sont prévues avec, entre autres, des longs métrages, des documentaires et des films d’animation.
La catégorie “Histoires de femmes” fait son apparition et la section “De la littérature au grand écran” (adaptation de romans au cinéma) renait pour la 32ème édition. “Beaucoup de personnalités sont attendues pendant le festival. Un certain nombre de réalisateurs viendront présenter leurs films, notamment Laurent Cantet pour son film Foxfire, confessions d’un gang de filles, en compétition internationale” explique Azize Tan, directrice du festival.
Hakan Binbaşgil, directeur général de Akbank
Azize Tan, directrice du festival
Görgün Taner, directeur général d'IKSV
La compétition internationale – Golden Tulip
La Tulipe d’Or récompense les films internationaux. Douze longs métrages sont en compétition. En 2012, le prix a été décerné à Julia Loktev pour son film The Loneliest Planet (Voyage en Terre Solitaire).
La compétition nationale
Entre les films “en compétition”, “hors compétition”, les “documentaires” et le “nouveau cinéma turc”, 31 films turcs au total seront présentés cette année. En 2012, Emin Alper a remporté le prix pour son long métrage Beyond the Hill (Derrière la colline).
La compétition Human Rights
Depuis sept ans, le prix FACE (the Film Award of the Council of Europe), soutenu par le Conseil de l’Europe, récompense les films qui interpellent la conscience du public et les sensibilisent aux droits de l’Homme. En 2012, il a été attribué à Bence Fliegauf (réalisation hongroise, allemande et française) pour son film Just in the wind, salué pour avoir “brisé les stéréotypes entourant la vie des Roms”.
Prix de la critique et Prix du public
Un jury spécial remet également chaque année un prix à un film issu de la compétition internationale et de la compétition nationale. Deux films recevront un prix du public, qui est invité à voter à la sortie des salles de cinéma.
Meetings on the bridge
L’esprit du festival, c’est aussi le développement d’un cinéma de qualité en Turquie. Pour la 8ème année consécutive, “Des rencontres sur le pont” sont organisées en parallèle de l’événement. Pendant deux journées, des représentants d’institutions européennes et des producteurs turcs se retrouvent afin de discuter de possibilités de financement.
Lola Monset (http://www.lepetitjournal.com/istanbul) mercredi 6 mars 2013
Pour plus d’informations et pour retrouver le programme: http://film.iksv.org/en

mercredi 20 février 2013

TURQUIE: Moins de rakı, mais plus de champagne!


En 2012, les Turcs ont délaissé leurs breuvages alcoolisés traditionnels – tels que le rakı et le vin – au profit du champagne, tandis que la consommation nationale d’alcool a augmenté de 6,3 % sur un an, rapporte le quotidien Hürriyet.
Selon les données communiquées par l’Autorité de régulation du marché du tabac et de l’alcool, les ventes de boissons alcoolisées, y compris de boissons importées, ont augmenté de 67 millions de litres pour atteindre 1,1 milliard de litres. Cette progression s’explique surtout grâce aux ventes de bière (998,9 millions de litres), bien que celles de champagne aient aussi effectué un bond considérable (91,1 % d’augmentation pour s’établir à 826.770 litres sur 2012).
Les importations d’alcool ont pourtant baissé de 3,3 %. Le déclin des bières importées est encore plus flagrant (26,4 %), ce qui laisse penser que les Turcs ont privilégié les bières locales. Les exportations ont également diminué de 11 % (11,2 millions de litres), notamment à cause du déclin des exportations de vodka et de liqueurs. Quant au vin et au rakı, ils sont les grands perdants de 2012. La consommation de rakı a diminué de 8 % (pour un total de 44,6 millions de litres) et celle du vin de 3,8% par rapport à 2011.
Fanny Fontan (http://www.lepetitjournal.com/istanbul) mercredi 20 février 2013

lundi 4 février 2013

ISTANBUL: lepetitjournal lance son almanach "un an en Turquie"


L’équipe du petitjournal.com d’Istanbul a célébré jeudi 31 janvier au Palais de France d’Istanbul le lancement officiel de son Almanach 2012, intitulé “Un an en Turquie”. La soirée s’est déroulée sous les auspices du Consul général de France, Hervé Magro, en présence de nombreux convives.

Malgré les caprices de la météo, près de 200 invités se sont retrouvés pour fêter, quatre ans après la naissance de votre journal en ligne, la parution de son tout premier almanach. Aux côtés du Consul général de France, le Consul général de Belgique, Henri Vantieghem, et celui du Maroc, Mohammed Benabdeljalil, étaient présents à cette soirée, de même que l’ancien ministre Bülent Akarcalı.
Hommes et femmes d’affaires, institutionnels, sponsors, avocats, artistes, journalistes, contributeurs du journal, lecteurs fidèles et amis avaient fait le déplacement. L’équipe stambouliote a pu compter sur le soutien d’Hervé Heyraud, fondateur du petitjournal.com (43 éditions dans le monde), venu spécialement de Paris.
L'Almanach Turquie 2012, une première pour votre quotidien, est aussi une première pour une publication francophone en Turquie. Nous renouvelons nos remerciements à ceux qui l’ont rendu possible et à ceux qui ont permis que la soirée de lancement se tienne dans le cadre exceptionnel du Palais de France d’Istanbul.
Imprimé à 10.000 exemplaires, cet almanach d’une soixantaine de pages – retour en textes et en images sur l’actualité de l'an passé en Turquie et dans le monde – est désormais disponible. Français et francophones d’Istanbul, d’Izmir et d’Ankara : vous pouvez vous le procurer à l’Institut français de votre ville et à la Chambre de commerce franco-turque à Istanbul.
Nos lecteurs de Paris peuvent d’ores et déjà le demander au Centre culturel Anatolie. Très prochainement, il sera aussi disponible à Bursa.
N'oubliez pas: il est gratuit!
Voici un petit film pour se remémorer cette soirée au Palais de France (montage Fanny Fontan et Lola Monset):

Et quelques clichés en souvenir et en musique (photos Murat Draman et Tanguy Quidelleur) :

L’équipe du petitjournal.com d’Istanbul (http://www.lepetitjournal.com/istanbul) lundi 4 février 2013

jeudi 31 janvier 2013

Ayk Sekderyan, directeur de Binay Textile à Istanbul

Binay Textile est un bureau d’achat spécialisé dans l’industrie textile travaillant avec la France. Avec son associé, Ayk Sekderyan gère cette société d’une main de fer. Un code déontologique impartial et des valeurs claires qui lui permettent sûrement de rester à flot dans un monde industriel où la Chine écrase tout concurrent. Pour lepetitjournal.com, il explique les enjeux et les difficultés de cette profession.
Interview réalisée dans le cadre d’une collaboration www.lepetitjournal.com/Istanbul - Chambre de Commerce Française en Turquie née en octobre 2009. Tous les mois, un résumé de l’actualité et un portrait d’entreprise sont publiés dans les deux supports que sont www.lepetitjournal.com et la Lettre mensuelle de la CCFT, "Les Nouvelles de la Chambre".
Lepetitjournal.com d’Istanbul : Pouvez-vous vous présenter ? Nous parler de votre parcours professionnel ?
Ayk Sekderyan (photo MD) : Je suis né en Turquie et j’ai fait mes études au lycée allemand. Je n’étais donc pas prédestiné à faire ma vie professionnelle en France. Mais après le bac, je suis allé faire mes études à Paris-Dauphine. J’ai commencé à travailler chez Joker, dans l’import-export. J’ai ensuite été embauché dans une société de vins en Bourgogne. Puis j’ai travaillé pour Devanlay (groupe Lacoste), une grande entreprise de textile, pendant près de treize ans. Pour chacun de ces emplois, j’étais directeur export. Pour Devanlay, je suis passé directeur de la division enfants. L’entreprise a ensuite racheté une autre société de vêtements enfants et je suis devenu le directeur général de la filiale pour ce secteur. Je suis revenu en Turquie pour assurer les affaires de ce groupe avec ce pays. Lorsque la société a été rachetée par un groupe suisse, ils ont dispersé les marques et je me suis dit qu’il était temps pour moi de faire autre chose. J’ai monté ma société de négoce en 2008.
En quoi consiste votre activité ? Qu’est-ce que Binay Textile ?
Nous sommes un bureau d'achat. Nous sommes deux associés et nous avons deux employés qui s’occupent des contrôles de qualité avec nous. Nous achetons du textile pour des marques françaises comme Petit Bateau. Concrètement, la marque s’adresse à nous et nous fournit un croquis du produit dont elle a besoin. S’il est possible de le produire en Turquie, on choisit les fabricants. Le fabricant crée un prototype que nous envoyons à nos clients. S’ils sont satisfaits, ils nous passent leurs commandes et nous passons une commande globale au fabricant. Nous sommes payés par nos clients français, nous touchons une commission. Nous ne nous payons pas sur les fournisseurs en Turquie.
Existe-t-il beaucoup de bureaux d’achat en Turquie ? Comment vous différenciez-vous ?
Il y a pas mal de bureaux d’achat à Istanbul. Nous, nous sommes spécialisés dans le linge de maison et d’intérieur (peignoirs, serviettes, etc.) Et, à la différence des autres, nous achetons exactement ce que les clients veulent. D’autres bureaux d’étude préparent des collections et les présentent aux acheteurs potentiels. Nous travaillons seulement avec des gens qui ont des contraintes de qualité énormes. En moyenne, près de 70 tests et analyses sont menés sur nos produits. Il y avait plus de bureaux d’achat avant, mais avec la concurrence de la Chine, beaucoup ont dû fermer. Les Etats-Unis représentaient un énorme marché et ils se sont tournés exclusivement vers la Chine. La France s’est longtemps tournée vers les pays du Maghreb. C’est l’un des derniers pays à partir vers la Chine.
Justement, souffrez-vous de la concurrence avec la Chine ?
Oui, nous en souffrons. Les Chinois commencent à produire ce genre de produits de qualité et certains de nos clients se sont complètement tournés vers la Chine aujourd’hui. Contrairement aux idées reçues, elle peut produire la même qualité, tout dépend de la structure de contrôle que vous mettez en place. La différence de prix entre la Chine et la Turquie est de 30%. La seule chose qui peut éviter la fuite de tous les clients vers ce pays aujourd’hui, c’est la distance. Les produits sont acheminés par bateau et cela prend du temps. S’ils sont envoyés par avion, la différence de prix ne vaut plus le coup. Donc les marques sont obligées de commander leurs produits au moins six mois à l’avance. Elles font une prévision de vente. Mais les prévisions ne sont pas toujours exactes et si les produits ne sont pas écoulés, cela fait du stock. Le stock est ce qui tue une entreprise. En Turquie, vous pouvez commander trois mois en avance, c’est largement suffisant. Et cela réduit les stocks.
Quelles sont vos perspectives d’avenir face à cette concurrence ?
Cette migration finira par s’arrêter. Les Chinois montent petit à petit le prix de leur main d’œuvre. Mais si ça n’est pas la Chine, ce sera un autre pays. La Chine, c’est douloureux parce qu’ils font travailler des enfants, et que les conditions de travail y sont déplorables. En Turquie, on respecte davantage les droits de l’Homme. Moi-même, je refuse de travailler avec des entreprises qui exploitent leurs employés. Nous signons avec nos clients un contrat par lequel on s’engage à ne pas faire affaire avec des fabricants qui embauchent des enfants de moins de quinze ans ou qui ne respectent pas la législation. Mais pour ce qui est de mon avenir, j’espère m’arrêter dans quelques années. J’aimerais aller finir mes jours dans le sud de la France. J’aime la Turquie et j’y ai tous mes amis mais je suis un homme du monde. J’ai passé beaucoup plus de temps en France qu’en Turquie.
Propos recueillis par Lola Monset (http://www.lepetitjournal.com/istanbul) jeudi 31 janvier 2013
BINAY LTD STI
Haziran Sok. 7/2
Tarabya
34457 ISTANBUL

vendredi 25 janvier 2013

UNE HISTOIRE VRAIE D’ISTANBUL - Yaşama, par Galip Tekin


À l’occasion de Marseille-Provence 2013 Capitale européenne de la culture, l’écrivain français François Beaune fait le tour de la Méditerranée pour collecter des “histoires vraies”. Lepetitjournal.com d'Istanbul, partenaire de son projet, diffuse à partir d’aujourd’hui, tous les 15 jours, une histoire vraie de Turquie. Galip Tekin, célèbre illustrateur et bédéiste turc, lui a raconté cette histoire (en turc) et en a fait une bande dessinée.
"Comme je dessine des histoires bizarres, tout le monde pense que je prends de l'héroïne. En fait, je dessine juste des histoires que j'ai vécues. Avant de dessiner des planches de BD, j'étais machiniste dans le cinéma. J'étais à Konya, en Turquie. A Konya, il est très facile de vivre des choses bizarres. Surtout à cette époque, vers 1975-1976, les gens vivaient d'une façon un peu folle. Nous aussi bien sûr... On était un peu des voyous...

Galip Tekim et François Beaune à Istanbul (photo FB)

Donc, à Konya, dans un cinéma, il y avait un ouvreur ; il s'occupait de montrer les places aux gens, il nettoyait la salle, etc. Il était un peu simplet, un peu mongol... Il m'aimait beaucoup et il m'apportait toujours les journaux que les gens laissaient à leur place. J'avais l'habitude de les lire pendant que je projetais les films pour passer le temps. En général, on regarde le film lors de la première projection mais ensuite, pendant les suivantes, on s'ennuie...
Ce type avait une particularité : il ne supportait pas qu'on n'accepte pas ce qu'il nous donnait et si on refusait, il s'énervait d'une façon extraordinaire. Une fois, il s'était mis en tête de m'offrir du kuru fasulye (cassoulet turc) ; comme je n'avais pas faim, j'avais refusé et il était devenu comme fou...
Bref... Comme il provoquait toujours des bagarres dans le cinéma, il a été renvoyé. Son père lui a trouvé une place à la mairie au service des pompes funèbres. Je ne sais pas ce qu'il faisait, quelle fonction il exerçait, est-ce qu'il creusait les tombes, surveillait les cimetières ou avait-il un poste dans un bureau ? Je ne sais pas...
Un soir, alors que je montais une bobine, il est arrivé. En le voyant, je lui ai souhaité la bienvenue et pour rire, je lui ai demandé s'il avait apporté le journal. Il m'a répondu que non, mais qu'il m'avait apporté un cadeau. Dans sa main, il avait un gros paquet enveloppé dans du papier journal. Je lui ai demandé ce que c'était et il m'a répondu que c'était un crâne. Un crâne ? Oui, il m'a dit que c'était le crâne de mon père, qu'il l'avait trouvé dans la tombe de mon père. J'ai ouvert le paquet et choqué, j'ai bien vu le crâne !!!
En observant le cadeau, j'ai compris que ce n'était pas le crâne de mon père parce mon père s'était suicidé et qu'il y aurait dû y avoir un trou dans le crâne d'environ 65 mm d'un côté et d'environ 4 cm de l'autre. J'ai pas eu le temps de le remercier... Il avait repris le crâne et l'a posé sur une boîte de films.
Et il est parti... Je suis resté dans la cabine avec le crâne... En tête à tête avec lui... Je le regardais, il me regardait... J'étais jeune a cette époque et je pensais que, dans ce cinéma, le propriétaire compris, il y avait eu trois morts... En regardant le crâne, je me demandais ce que je dirais à la police si elle venait et me demandait à qui était ce crâne et d'où il venait...
Finalement, j'ai décidé de m'en débarrasser... Avec un marteau, je pouvais le mettre en morceaux et en sortant du cinéma, je pouvais jeter les morceaux dans différentes poubelles... Même si c'était un truc mort, rien que de penser de le mettre en morceaux me mettait mal à l'aise. Pendant l'entracte, j'ai décidé de l'emporter dans la chaufferie. A l'époque, il n'y avait pas de gaz naturel... Le crâne n'a pas brûlé !!!
Je l'ai rapporté dans la salle de projections. Après le premier film, pendant que je montais la bobine du deuxième, un de mes amis est arrivé. Il m'a demandé si j'avais quelque chose à faire parce qu'il voulait que j'aille avec lui pour tuer son oncle... Je lui ai répondu que j'avais du travail, que je n'avais pas le temps de lui donner un coup de main, que j'étais seul parce que mon assistant était en congés...
Vous n'imaginez pas l'atmosphère qui régnait à cette époque-là, tout le monde était "fou" ! Imaginez ! Si mon assistant avait été là, j'aurais dit d'accord et on serait allés assassiner son oncle !
Fâché, il est parti en me disant qu'il se débrouillerait seul... Il n'a pas pu le tuer mais il a été arrêté le lendemain pour avoir incendié la maison de son oncle. Il avait vidé des bidons d'essence et avait mis le feu à la maison...
La nuit s'est terminée sans soucis et j'ai pris le crâne que j'ai jeté dans un cimetière en allant chez un ami... Heureusement que les temps ont changé et que nous vivons d'une façon beaucoup plus raisonnable aujourd'hui... Enfin, c'est grâce à ça aussi que je peux raconter et illustrer mes histoires invraisemblables aujourd'hui."
François Beaune (http://www.lepetitjournal.com/istanbul) vendredi 25 janvier 2013
Cette histoire vraie fera partie du livre que François Beaune publiera aux éditions Verticales en octobre 2013. Vous aussi, vous pouvez déposer la vôtre dans la bibliothèque disponible sur le site de Marseille-Provence 2013
Texte traduit du turc par Delphine Odabaçi Allain
Ecoutez la version sonore de cette histoire vraie.
La version BD de cette histoire vraie illustrée par Galip Tekin sur le site du petitjournal: (http://www.lepetitjournal.com/istanbul)

jeudi 10 janvier 2013

TURQUIE: URGENCE - Solidarité avec les Syriens



Alors que les réfugiés syriens font face depuis plusieurs semaines à un hiver rigoureux, des volontaires français d'Istanbul organisent une grande collecte de vêtements et de dons pour leur venir en aide, via l'Union française, du 7 au 12 janvier 2013.
A travers des relais français à la frontière, les dons iront à un camp de déplacés syriens situé à cinq kilomètres de la frontière turque. Plus de 4.000 Syriens vivent dans le camp de Qah, qui ne dispose pas d'électricité ni de système de chauffage, alors que les températures sont souvent négatives la nuit. Pour aider ces familles, privées de tout, voici les articles que vous pouvez donner :
- Vêtements Homme/Femme/Enfant/Nourrisson
- Chaussures
- Couvertures
- Jouets
L'union française met à disposition deux points de collecte:

A Cihangir
Türk Gücü Sokak 33 A
(derrière la mosquée de Firuz Ağa)
Horaires: 9.00 / 16.30 lundi-vendredi - Samedi 12.00 /16.30
A Tarabya
Ahi çelebi sokak, n°50, Tarabya
Téléphone : 0212 262 02 55
Horaires: 10.00 / 18.00
Pour les dons d'argent, une boîte sera à votre disposition à Cihangir.
Contacts: Zeynep Morali au 05363551291, Sandrine Pradère au 0535 025 09 20, Naïla Banian au 0538 051 23 01
Istanbul (www.lepetitjournal.com/istanbul) mercredi 9 janvier 2013

ISTANBUL:SPRINT FINAL POUR LES JO 2020


SPRINT FINAL POUR LES JO 2020 – Forces et faiblesses de la candidature d’Istanbul

Istanbul, Tokyo et Madrid sont donc les trois villes candidates pour l'organisation des Jeux olympiques et paralympiques de l’été 2020. Le gouvernement turc fait de la victoire d’Istanbul une priorité nationale, d’autant que la mégapole a déjà essuyé quatre échecs. La ville "sera prête comme elle ne l'a jamais été", a prévenu le Premier ministre. Istanbul présente en effet de solides arguments.
Les trois villes candidates ont officiellement remis lundi leur dossier au Comité international olympique (CIO). La commission d'évaluation, présidée par le Britannique Craig Reedie, vice-président du CIO, va maintenant les étudier avant de procéder aux traditionnelles visites de terrain. Cette commission est composée de membres représentant les fédérations internationales et les comités nationaux olympiques, de membres du CIO, de représentants de la commission des athlètes et du Comité international paralympique (IPC), ainsi que d'experts dans divers domaines.
Le logo officiel d'Istanbul 2020
Les transports : le point-clé
Les critères étudiés par le CIO comprennent notamment la qualité des sites proposés, l'hébergement des athlètes et des spectateurs, les infrastructures de transports ou encore la promotion des valeurs olympiques. Depuis ses premières candidatures, la Turquie s´est dotée de nombreux équipements sportifs, comme en témoigne la construction en 2001 du stade olympique Atatürk, à quelques kilomètres d'Istanbul. Enceinte de 80.000 places dont 50.000 couvertes, elle pourrait devenir le centre névralgique de toute une cité olympique. Mais la clé pour Istanbul se situera principalement sur le dossier des transports. Ville parmi les plus embouteillées d'Europe, elle aura tout intérêt à présenter de solides garanties quant aux déplacements des athlètes et des spectateurs pour espérer l'emporter.
Hasan Arat, vice-président du Comité national olympique turc (CNOT), répond à ces inquiétudes dans une récente interview au quotidien Le Temps. “Depuis 2010 et jusqu’en 2023, la mairie d’Istanbul investit 1,2 milliard de dollars par année dans l’amélioration du réseau routier; en sus, un 3e pont sur le Bosphore sera terminé en 2015, année où l’on inaugurera également notre nouvel aéroport, le 3e mondial en matière de trafic passagers; et dès cet automne, un RER circulera sous le Bosphore, joignant ses deux rives”, explique cet ancien basketteur de haut niveau. “Tout est en place, le programme de construction des sites olympiques aussi. Nous avons l’argent, le savoir-faire et la garantie financière de l’Etat central.”
Croissance et opportunités
Hasan Arat cite ainsi un budget “d’environ 5 milliards de dollars, pour les sites sportifs uniquement” avant de rappeler les bons chiffres de l’économie turque ces dernières années. “En pleine crise économique internationale, nous offrons une réelle opportunité au CIO”, affirme-t-il. Sous-entendu : Madrid et Tokyo ne peuvent pas en dire autant.
La Turquie a certes déjà organisé beaucoup de grandes compétitions sportives internationales ces dernières années comme le grand prix de F1, les championnats du monde de basket ou la finale de la ligue des Champions de football. Mais elle n'a jamais connu les honneurs olympiques. Le CIO a prévu de rendre son verdict le 7 septembre 2013, à Buenos Aires.
Tanguy Quidelleur (www.lepetitjournal.com/istanbul) jeudi 10 janvier 2013

Avoir fait l’effort d’apprendre le français est un critère d’embauche


UNIVERSITÉ DE GALASATARAY - Jean-Jacques Paul, recteur adjoint: “Avoir fait l’effort d’apprendre le français est un critère d’embauche”

Quelques mois après sa prise de fonction, le 25 septembre dernier, le recteur adjoint de l’université de Galatasaray a reçu lepetitjournal.com d’Istanbul. Jean-Jacques Paul évoque ses priorités pour l’établissement, notamment la recherche. Il compare sa mission à celle qu’il assumait à Phnom Penh, où il était chef de projet économie-gestion à l’Université royale de Droit et de Sciences économiques. Il livre enfin ses impressions sur sa nouvelle ville d’accueil.
Lepetitjournal.com d’Istanbul : Quel a été votre parcours jusqu’au poste que vous occupez actuellement ?
Jean-Jacques Paul
(photo MD): Je suis professeur d’économie. Je viens de Dijon, de l’université de Bourgogne. Avant de partir à Phnom Penh, j’étais le doyen de la faculté de sciences économiques et de gestion. J’avais dirigé un laboratoire CNRS en économie et sociologie de l’éducation. J’ai passé quatre ans et demi à Phnom Penh. Je connaissais déjà l’Asie du sud-est, j’avais conduit des recherches au Vietnam, au Laos. J’avais aussi travaillé en Afrique francophone, en Afrique lusophone, souvent sur des missions d’un mois dans mon domaine de recherches. Bien avant cela, à la fin des années 80, j’avais connu une autre expatriation au Brésil, où j’étais resté trois années. Phnom Penh a donc été ma deuxième expatriation et j’avoue que l’expérience m’a plu, d’où mon envie de la reproduire. Quand j’ai appris que le poste de recteur adjoint de l’université de Galatasaray était vacant, j’ai candidaté et j’ai été sélectionné par le ministère des Affaires étrangères.
Connaissiez-vous déjà Istanbul et son université de Galatasaray ?
Je connaissais un peu Istanbul pour y être venu quatre jours comme touriste avec mon épouse en 1996. Je connaissais bien sûr Galatasaray de réputation. Je suis entré en contact avec Hélène Zajdela (recteur adjointe de 2007 à 2012, ndlr) dès que j’ai su que le poste se libérait. J’avais envie de connaître une nouvelle expérience dans le prolongement de la précédente, dans un pays qui m’intéressait beaucoup et dans un contexte géopolitique assez passionnant. Sans vouloir dire des banalités, il est vrai que la situation d’Istanbul, à la rencontre de différents mondes, était intéressante. Je garde encore un peu un pied en Asie.
Vous connaissiez l’université de Galatasaray “de réputation”, dites-vous. Pourriez-vous préciser ?
La réputation de Galatasaray est telle qu’elle attire de nombreux étudiants de toute la Turquie dans ses différents départements. La qualité des étudiants participe évidemment à celle de l’établissement. C’est un cercle vertueux. C’est certes plus ou moins vrai selon les départements. Si l’on en croit les rangs de classements des candidats au concours national, la faculté de droit, par exemple, fait partie des départements les plus prestigieux, tout comme la faculté de communication. Je n’ai pas encore le recul suffisant pour juger de la qualité de l’ensemble des étudiants, y compris en tant qu’enseignant puisque je donne un cours hebdomadaire à la faculté d’économie en quatrième année. Comme ils proviennent de la réforme de l’enseignement du français, nous avons mis deux promotions ensemble donc j’ai environ 70 étudiants alors que l’une des caractéristiques de Galatasaray – et c’est l’avantage d’être une université francophone – ce sont ses petits groupes de 25 ou 30 étudiants. Et puis cet établissement est plutôt un lieu stimulant, intellectuellement et géographiquement. Les enseignants français qui arrivent ici sont toujours enchantés par le lieu, ce qui participe aussi de l’attractivité de l’université – il ne faut pas s’en cacher.
Combien d’élèves avez-vous accueillis à la rentrée 2012 ?
Nous avons accueilli 400 nouveaux étudiants de licence à la rentrée 2012-2013 et comptons au total 3.790 étudiants, dont 1.250 en master et 174 en doctorat. C’est environ 1.700 de plus qu’il y a dix ans. Les cours sont assurés cette année par 231 enseignants sous contrat turc et par 40 enseignants sous contrat français.
Quelle continuité voyez-vous entre votre expérience au Cambodge et celle que vous entamez en Turquie ?
L’enjeu, pour moi, reste le même : promouvoir le français dans des pays qui ne sont pas ou plus francophones. L’anglais s’est affirmé, notamment pour les universitaires en termes de recherches. L’essentiel de la communication scientifique se fait en anglais. Individuellement ou en tant qu’université, vous êtes de plus en plus évalués sur votre production de recherches et si vous voulez publier dans des revues internationalement reconnues, il faut publier en anglais. Il y a donc des tiraillements y compris, je le vois bien, pour nos enseignants turcs qui ont fait leurs études en France, leur doctorat en France et reviennent enseigner. Mais lorsqu’il s’agira pour eux de développer des relations scientifiques, d’être présents dans des réseaux, ils utiliseront l’anglais comme nous l’utilisons nous-mêmes. Cela place un universitaire qui n’est pas francophone d’origine dans une position difficile. L’objectif ici, comme c’était le cas au Cambodge, est de produire des étudiants trilingues, qui doivent évidemment parler anglais et pour lesquels le français sera l’élément distinctif pour faciliter leur insertion professionnelle. Car du point de vue d’une entreprise, avoir fait l’effort d’apprendre le français dans un pays non francophone est le signe d’une motivation, d’une implication et c’est vraiment un critère d’embauche, au-delà du français en tant que tel.
Quels seront vos priorités à ce poste ?
J’arrive avec une certaine modestie. Je suis en poste depuis un peu plus de trois mois, je ne prétends pas connaître la Turquie et le contexte turc. Je regarde le travail réalisé par mes prédécesseurs. Ma volonté est de contribuer à développer l’université, d’en faire un établissement qui pourra continuer à concurrencer de grandes universités turques. En termes numériques, Galatasaray est une petite université, un petit îlot dans le paysage universitaire turc. L’avenir de Galatasaray se fera à travers l’excellence, qui doit s’appuyer sur l’excellence des institutions françaises. La particularité de Galatasaray est d’être portée par un consortium d’universités françaises. L’un de nos enjeux est donc la recherche. Nous n’avons pas assez de projets de recherches menés conjointement avec des universités françaises, alors que Galatasaray pourrait être un partenaire solide pour des montages de projets européens, par exemple. Or, pour l’instant, nous n’en avons pratiquement pas, certainement parce que nous sommes “petits” donc moins visibles, que nous n’avons pas d’économies d’échelle, moins de personnel pour se dédier au montage de ce genre d’activités. Et aussi, peut-être, une méconnaissance de la part de certains collègues français des possibilités de collaborations qui pourraient s’offrir à Galatasaray. Ce sera donc l’un de mes principaux dossiers. Nous cherchons également à renforcer nos liens avec les universités françaises du consortium d’appui à l’Université, avec la mise en place de diplômes français délocalisés à Galatasaray et de doubles diplômes. De même, nous souhaitons entretenir des liens dynamiques avec les entreprises, notamment françaises, en leur proposant de conduire des études en partenariat.
Pour finir, puisque vous venez d’arriver, quelles sont vos premières impressions sur Istanbul ?
A Istanbul, j’ai retrouvé Sao Paulo. Non pas, évidemment, quand je me promène sur la Corne d’Or mais dans sa banlieue, avec ses gratte-ciel, ses centres commerciaux. Ce n’est pas l’image que je me faisais d’Istanbul. Quand nous sommes arrivés du Cambodge cet été, nous avons été effarés car les Cambodgiens sont des gens très calmes, très “zen”. Ils conduisent lentement, pas très bien mais lentement. On ne s’invective jamais, on ne klaxonne jamais. Ce n’est pas le cas ici ! Les gens sont plus rapides, plus énervés… C’est sans doute le point qui m’a le plus surpris en arrivant. Mais les Turcs, évidemment, gagnent à être connus. Ils sont chaleureux, accueillants, attachants comme les Cambodgiens le sont.
Propos recueillis par Meriem Draman et Anne Andlauer (www.lepetitjournal.com/istanbul) jeudi 10 janvier 2013

mercredi 9 janvier 2013

TURQUIE: 133 élèves… pour une seule classe !


Publiée début janvier par l’agence de presse Doğan (DHA), très commentée sur la page Facebook du petitjournal.com d’Istanbul, la vidéo de la semaine montre les conditions déplorables d’enseignement dans une école de l’Est de la Turquie.
Cent trente-trois élèves dans une seule classe. C’est la triste réalité de l’école élémentaire du village de Çıkrık, dans la province de Şanlıurfa.
Si, dans la majorité des écoles turques, on ne compte pas plus de 30 à 35 enfants par classe, ici les deux classes de première section abritent respectivement 130 et 133 élèves. Les écoliers sont donc contraints de partager un pupitre à quatre ou cinq. Un père se plaint : “Il n’y a même pas assez de sièges et nos enfants sont obligés de s’asseoir sur leurs sacs.”
Selon la dépêche d’agence qui accompagne la vidéo, cette surpopulation découlerait d’un manque de salles dans l’école, qui accueille au total 1.285 enfants venus des nombreux villages alentours.
D’après Hamza Erkal, le gouverneur du district de Siverek, la situation pourrait toutefois s’améliorer puisque une nouvelle école doit voir le jour l’année prochaine. En attendant, des préfabriqués seront mis à disposition des élèves et de leurs courageux professeurs.

Fanny Fontan (http://www.lepetitjournal.com/istanbul) mercredi 9 janvier 2013