vendredi 11 mai 2012

La population turque vieillit


Par Redaction | ZAMAN FRANCE ven, 11/05/2012 - 09:10

D’après une étude récente, la proportion de la population âgée de 60 ans et plus est passée de 3 à 10 % au cours des cinquante dernières années. Avec une espérance de vie de 76,5 ans pour les hommes, et de 80,5 ans pour les femmes, l’évolution de la démographie turque se rapproche de celle des pays développés.
Une étude portant sur la population âgée de Turquie et intitulée Atlas de la vieillesse vient d’être publiée par le département de gérontologie de l’Université Akdeniz. Elle montre que le nombre de personnes âgées de 60 ans et plus, qui représentait 3 % de la population totale il y a 50 ans, a atteint aujourd’hui les 10 %, soit environ 7,4 millions de personnes, d’après les chiffres de l’Institut turc des statistiques (TurkStat). L’étude, la première du genre réalisée en Turquie, a été financée par le Conseil turc de la recherche scientifique et technologique (TÜBITAK). Elle montre par ailleurs que l’espérance de vie moyenne va augmenter de 8 ans dans les 40 ans à venir. L’espérance de vie des hommes sera ainsi de 76,5 ans, tandis que celle des femmes sera de 80,5 ans. Les espérances de vie les plus courtes s’observent dans les régions est et sud- est du pays.
4,7 millions de seniors ont besoin d’assistance
La province où l’espérance de vie est la plus courte est celle de Yozgat en Anatolie centrale : entre 65 et 75 ans. Selon le professeur Ismail Tufan l’explication la plus probable est ici «l’inactivité et une mauvaise nutrition». «La surconsommation de viande fait que le taux de cholestérol est un problème de santé courant à Yozgat. Il faut ajouter à cela la mauvaise habitude qu’ont les gens de la région de dormir après avoir mangé. Cela provoque des problèmes de digestion et accroît l’obésité» ajoute Ismail Tufan. Selon un rapport publié par le ministère turc de la Santé, environ 4,7 millions de personnes âgées ont besoin d’être assistées au quotidien, dont 2,5 millions qui ont besoin de soins constants. A une autre échelle, les rapports de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) soulignent le vieillissement rapide de la population mondiale. Si à la fin du siècle dernier la population âgée de 80 ans et plus était de 14 millions, elle devrait en effet être de 400 millions en 2050. Enfin, pour la première fois dans l’histoire de l’humanité, au cours des cinq prochaines années le nombre de personnes âgées de 65 ans et plus dépassera celui des enfants âgés de 5 ans et moins.
Paris

Le kémalisme et la quête de la pureté musicale turque


Par Seyfeddine Ben ... | ZAMAN FRANCE ven, 11/05/2012 - 09:36



Le Festival du printemps a été inauguré au Caire le 20 avril dernier par un groupe turc, Turkish Coffee. Le groupe, récemment créé, réunit artistes confirmés et jeunes talents. Après le Caire, il se produira à Beyrouth et Istanbul. Derrière l’appellation occidentalo-centrée Turkish Coffee («Café turc»), — dont l’aspect décalé est ici délibéré —, ils vont donc jouer, toujours plus à l’Orient, taqsim-s, peshrev-s et autres yürük semai-s résolument turcs, résolument orientaux. L’idéologie nationaliste avait voulu bannir définitivement cette musique ottomane, considérée comme à la fois relevant du passé et polluée d’éléments non turcs, — arabes et persans en l’espèce. Jusqu’en 1941, soit durant les dix-huit premières années de la République, l’apprentissage, l’interprétation et la diffusion radiophonique de la musique turque étaient interdits. Seule a eu grâce alors la musique occidentale — considérée comme «moderne» par essence —, le temps que soit créée «une nouvelle musique turque». Une musique dont la vocation était double : affermir le sentiment d’appartenance à la Nation turque sous la bannière de la République, d’une part, et, d’autre part, favoriser la modernisation de la nation. Cette musique ne pouvait qu’être issue de l’Anatolie, région qui, dans l’idéologie nationaliste, a conservé intact l’héritage de la culture turque originelle, celle des steppes de l’Asie centrale. Atatürk avait ici fait siennes les idées de Gökalp sur la musique et commencera très tôt à les traduire politiquement. Ni musicien, ni musicologue, et pas même mélomane, Ziya Gökalp (1875-1924) était avant tout un sociologue (lecteur de Durkheim) et un idéologue positiviste.
L’Anatolie, berceau du renouveau culturel en Turquie
Le nationalisme turc, qui prend forme dans les années 1911-1913, puisera abondamment dans ses œuvres. Pour Gökalp, la nation étant définie par la langue et la culture, c’est en Anatolie, au sein du peuple, qu’il faut retrouver les éléments fondateurs de la véritable turcité, qu’il s’agisse du vocabulaire, des proverbes, des contes et légendes, des récits héroïques, ou, en l’espèce, de la musique populaire. Cette affirmation vient en complément de la négation, de la révocation sans appel de toutes les formes issues de l’influence arabo-persane, et au premier chef la langue, la littérature et la musique ottomanes. Au répertoire classique ottoman (sarki), il s’agira donc de substituer l’ «authentique» musique populaire anatolienne (türkü). Deux problèmes se posent néanmoins, tous deux d’ordre technique pour le pouvoir kémaliste. Le premier est qu’il faut collecter cette musique, ce qui nécessite une méthodologie et un personnel compétent. Preuve si besoin était de l’extrême importance qu’accordaient les autorités kémalistes à la question, il sera fait appel à Bela Bartok, grand compositeur du XXe siècle, mais surtout pionnier de l’ethnomusicologie, qui a transcrit et enregistré des centaines de mélodies et chants populaires à travers l’Europe. L’Etat turc l’invitera à enseigner au Foyer du peuple d’Ankara en 1936 ; il formera ainsi toute une génération de musicologues turcs. Le second problème résidait dans le caractère archaïque du matériau collecté. Or un Etat moderne se devait d’avoir une musique capable de rivaliser avec la musique occidentale. On a alors procédé à la transcription dans le système d’harmonie occidental des mélodies anatoliennes qu’il s’agissait d’«affiner». Le compositeur et musicologue turc Rauf Yekta (1871-1935) décrira le produit de ces hybridations idéologiques comme étant des «monstres» esthétiques. Musique ottomane, turque, arménienne, kurde ou laze, toutes les musiques de Turquie auront néanmoins survécu au kémalisme.

ISTANBUL: le séisme BIG ONE attendu pour 2014


D’après Ahmet Mete Işıkara le directeur de l’observatoire turc des tremblements de terre de Kandili, un séisme majeur à Istanbul est attendu en 2014. La probabilité qu’un futur big-one touche la région de la mer de Marmara d’ici deux ans a été démontrée grâce aux tout derniers travaux de recherche et analyses très pointus menés par son équipe. "Nous devrions dès maintenant prendre toutes les mesures nécessaires pour protéger la population d’Istanbul et de ses alentours " a-t-il ajouté hier lors de sa déclaration au journal Aksam Daily.
Meriem Draman (www.lepetitjournal.com/istanbul) jeudi 10 mai 2012
Pour (re)lire " Les précautions à prendre en cas de tremblement de terre " cliquez ici.
Pour re(lire) l'article d'Anne Andlauer " Séisme- Istanbul est-elle prête ? " cliquez ici

jeudi 10 mai 2012

Un DVD pour décrypter les clés du dialogue interreligieux




Les Editions Franciscaines viennent de publier un DVD de 56 minutes intitulé Le dialogue des pieds, ensemble pour prier, qui a vocation a faire «comprendre l’univers et les enjeux du dialogue interreligieux, sensibiliser les étudiants aux problématiques du pluralisme religieux et de la laïcité», mais également «aider les équipes pastorales qui souhaitent s’investir dans cette démarche», selon le communiqué de presse. Le DVD, réalisé par Roberta Collu et Guy Laurence se base sur une expérience de terrain auprès de croyants qui agissent pour le renforcement du dialogue interreligieux. Ils ont été aux côtés de ces derniers pendant six mois, à travers toute la France et même en Belgique, recueillant de nombreux témoignages : en Bretagne auprès de pèlerins musulmans et chrétiens, à Paris lors de la Marche de la paix, lancée à l’initiative du Comité interreligieux de la famille franciscaine. En Belgique également pour rencontrer un moine bénédictin depuis longtemps engagé dans ce combat ou à Marseille, lors de la Marche pour la paix en octobre dernier.
Un message de paix et des propositions
Pour les porteurs de ce projet, le DVD est «un outil pédagogique appréciable pour toute personne qui désire découvrir le fondement du dialogue interreligieux et la manière dont il se vit aujourd’hui en France». Les réalisateurs misent sur la connaissance de l’Autre, qui passe selon eux par le dialogue et par le refus de l’ignorance. C’est pourquoi ils proposent quelques points de repère, notamment sur la solidarité, le dialogue de proximité, ainsi que sur le prosélytisme et les extrémismes religieux.
Paris

Malgré les infrastructures, la culture sportive peine à s’installer en Turquie


Mervé öztürk ZAMAN FRANCE 

En dépit d’une forte augmentation des installations sportives en Turquie, la pratique courante d’un sport par les Turcs reste marginale. Pour l’entraîneur sportif Esra Sentürk, loin de toute implication régulière, leur motivation majeure se réduit trop souvent à de simples régimes estivaux
Le nombre d’installations sportives et le nombre de personnes qui pratiquent un sport sont en augmentation en Turquie. Néanmoins, notent les spécialistes, les Turcs sont loin d’avoir adopté un mode de vie sportif. L’Etat ne ménage pourtant pas ses efforts en la matière, finançant installations sportives et soutenant divers centres sportifs, d’après Esra Sentürk, qui travaille dans l’un d’entre eux en tant qu’entraîneur. «L’Etat prend de plus en plus de mesures visant à améliorer la santé des citoyens turcs quel que soit leur âge et à diffuser la culture du sport parmi les masses. La municipalité métropolitaine d’Istanbul a ainsi créé un certain nombre de parcs sportifs [installations sportives de plein air] dans le but d’encourager les gens à être plus actifs. Ces dernières années en effet, chaque district a été pourvu d’au moins un complexe sportif. Le nombre d’événements et de compétitions sportives est également en augmentation. Les objectifs principaux de la politique de l’Etat en matière de sport sont, d’une part, de créer un environnement susceptible de favoriser la pratique sportive pour tous ; d’autre part de gagner davantage de compétitions au niveau international en augmentant le nombre de sportifs de haut niveau.
Mincir avant l’été…
Esra Sentürk pense que cet intérêt grandissant que manifestent les gens pour le sport s’explique par des préoccupations liées à la santé et à l’apparence physique : «Tous [ces facteurs] sont interdépendants : l’augmentation des installations sportives, l’augmentation du nombre de personnes instruites et l’augmentation de personnes qui pratiquent une activité sportive». Mais d’après ce que j’observe, les gens sont devenus surtout préoccupés par leur santé et par le fait de paraître mince. Je ne pense pas que la majorité des gens qui font effectivement du sport ont adopté un style de vie sportif [à proprement parler]. La plupart du temps, ils commencent à faire du sport au printemps dans le but de mincir avant l’arrivée de l’été, et abandonnent peu de temps après. C’est de fait ce qu’il se passe : les gens commencent et abandonnent au cours de la même année. Il suffit de consulter les registres d’inscriptions des centres de sport. C’est pour ça que je ne pense pas que les gens en soient arrivés à une réelle prise de conscience des bienfaits du sport, bien qu’il soit certain que leur intérêt pour le sport augmente, ce qui, en soi, est un progrès.»
Istanbul

La Turquie et Dubaï raflent la mise touristique du printemps arabe


Par Ali Khalil | ZAMAN FRANCE jeu, 10/05/2012 - 15:47

La baisse significative du tourisme dans les pays arabes comme la Tunisie et l’Egypte consécutive au printemps arabe a largement profité à la Turquie et Dubaï. Pour Ankara, le nombre de touristes arabes avoisine déjà les deux millions de personnes alors que Dubaï compte en accueillir 10 millions en 2012.
La Turquie et la ville de Dubaï apparaissent comme les principaux bénéficiaires du recul du tourisme dans les pays du printemps arabe, selon des professionnels participant cette semaine à un salon du voyage. La Tunisie et l’Egypte ont connu une baisse de fréquentation en raison des violences qui ont accompagné les protestations qui ont chassé en janvier et en février 2011 les dirigeants des deux pays, selon ces professionnels. En revanche, la cité Etat de Dubaï et la Turquie en ont profité. La Turquie a accueilli 1,4 million de touristes arabes pendant les huit premiers mois de 2011 contre 1,2 million en 2010. Leur nombre total doit atteindre les 1,7 million pour l’année 2011. «Le nombre de touristes égyptiens allant en Turquie a augmenté de 400 % en 2011», a dit Ahmed Youssef, un responsable de la compagnie Amadeus, fournisseur de technologie de l’information pour des opérateurs touristiques, pour illustrer le phénomène de bouleversements de la carte touristique régionale. Dubaï a connu en 2011 une hausse de 10 % de fréquentation hôtelière avec 9,09 millions de touristes et des revenus de 4,4 milliards de dollars en hausse de 20 % par rapport à 2010, selon les chiffres publiés pendant le Salon arabe du voyage.
Les visées touristiques de Dubaï
Dubaï table sur 10 millions de touristes en 2012. Un objectif à portée de main étant donné que les arrivées ont augmenté de 9 % au premier trimestre à 2,6 millions, selon des statistiques publiées cette semaine. «Les touristes cherchent des destinations sûres en plus d’un service de qualité», a expliqué Khaled al-Mazroui, directeur de l’aéroport de Foujaïrah, l’une des composantes de la fédération des Emirats arabes unis. Paul Griffiths, patron des aéroports de Dubaï, a évoqué une hausse de touristes habitués de l’Egypte comme les Saoudiens et les Koweïtiens. «Il y a eu une redistribution (des touristes) pendant les mois passés», a-t-il déclaré à la presse, en parlant d’ «un bond du nombre de touristes (arrivant à Dubaï) en provenance de l’Arabie saoudite et du Koweït», ainsi que d’autres pays arabes du Golfe. Dubaï, avec ses centres de loisirs et de commerce, attire le tourisme familial et de shopping, selon les participants au salon. Avec d’importantes infrastructures hôtelières, des aéroports modernes et des centres commerciaux de luxe, la ville recueille les fruits d’une stratégie destinée à en faire une destination touristique de premier plan. Pour l’ensemble de la région, le tourisme a connu une mauvaise année en 2011. «Dans l’ensemble, le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord ont connu une chute de la fréquentation, notamment la Tunisie et l’Egypte», a relevé Ahmed Youssef de la compagnie Amadeus. Selon des statistiques de l’Organisation mondiale du tourisme, publiées en mars, le nombre de touristes au Moyen-Orient a baissé de 8,4 % en 2011 à 54,8 millions, après une augmentation de 14,9% en 2010.
Dubaï

Bel article sur Mimar SINAN seulement disponible en turc


  • MİMAR SİNANDAN TAM 400 YIL SONRASINA YAZILMIŞ MEKTUP

    Bir Mimar Sinan eseri olan... Şehzadebaşı Cami´nin 1990´li yıllarda devam eden restorasyonunu yapan firma yetkililerinden bir inşaat mühendisi, caminin restorasyonu sırasında yaşadıklarını anlatıyor.
    “Cami bahçesini çevreleyen havale duvarında bulunan kapıların üzerindeki kemerleri oluşturan taşlarda yer yer çürümeler vardı. Restorasyon programında bu kemerlerin yenilenmesi de yer alıyordu. Biz inşaat fakültesinde teorik olarak kemerlerin nasıl inşaat edildiğini öğrenmiştik fakat taş kemer inşaası ile ilgili pratiğimiz yoktu. Kemerleri nasıl restore edeceğimiz konusunda ustalarla toplantı yaptık. Sonuç olarak kemeri alttan yalayan bir tahta kalıp çakacaktık. Daha sonra kemeri yavaş yavaş söküp yapım teknikleri ile ilgili notlar alacaktık ve yeniden yaparken bu notlardan faydalanacaktık. Kalıbı yaptık. Sökmeye kemerin kilit taşından başladık. Taşı yerinden çıkardığımızda hayretle iki taşın birleşme noktasında olan silindirik bir boşluğa yerleştirilmiş bir cam şişeye rastladık.

    ŞİŞEDEN ÇIKAN MEKTUP
    Şişenin içinde dürülmüş beyaz bir kâğıt vardı. Şişeyi açıp kâğıda baktık. Osmanlıca bir şeyler yazıyordu. Hemen bir uzman bulup okuttuk. Bu bir mektup idi ve Mimar Sinan tarafından yazılmıştı. Şunları söylüyordu:
    "Bu kemeri oluşturan taşların ömrü yaklaşık 400 senedir. Bu müddet zarfında bu taşlar çürümüş olacağından siz bu kemeri yenilemek isteyeceksiniz. Büyük bir ihtimalle yapı teknikleri de değişeceğinden bu kemeri nasıl yeniden inşaa edeceğinizi bilemeyeceksiniz. İşte bu mektubu ben size, bu kemeri nasıl inşa edeceğinizi anlatmak için yazıyorum."
    Koca Sinan mektubunda böyle başladıktan sonra o kemeri inşa ettikleri taşları Anadolu´nun neresinden getirttiklerini söyleyerek izahlarına devam ediyor ve ayrıntılı bir biçimde kemerin inşasını anlatıyordu.

    Bu mektup bir inşanın, yaptığı işin kalıcı olması için gösterebileceği çabanın insanüstü bir örneğidir. Bu mektubun ihtişamı, modern çağın insanlarının bile zorlanacağı taşın ömrünü bilmesi, yapı tekniğinin değişeceğini bilmesi, 400 sene dayanacak kâğıt ve mürekkep kullanması gibi yüksek bilgi seviyesinden gelmektedir. Şüphesiz bu yüksek bilgiler de o koca mimarin erişilmez özelliklerindendir. Ancak erişilmesi gerçekten zor olan bu bilgilerden çok daha muhteşem olan 400 sene sonraya çözüm üreten sorumluluk duygusudur .bunu okuduysan paylaşmalısın herkese göstermelisin geçmişinin nekadar bilgili olduğunu.>>> http://www.facebook.com/pages/Ehl-i-S%C3%BCnnet/178610738828183