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lundi 3 décembre 2012

ISTANBUL: L’ONU À L’ÉCOLE - Le lycée Saint-Joseph accueille des diplomates en herbe


Du 30 novembre au 2 décembre, le Modèle francophone international des Nations Unies en Eurasie (MFINUE) a rassemblé 275 lycéens francophones de Turquie, des Pays-Bas, de Pologne ou encore du Koweït. Simulant une conférence de l'ONU, les élèves ont mutualisé leurs idées pour trouver, en français, des solutions aux grands problèmes de ce monde.
Quand Saint-Joseph se transforme en siège de l'ONU... (photo MA)
Costumes, robes de gala et petits fours : autant dire que les lycéens se sont pris au jeu. À l'avant de la scène, la présidente de l'Assemblée générale, Billur Bektaş, mène la cérémonie d'ouverture d'une main de maître tandis que Can Tabak, secrétaire général, égrène le programme des trois jours à venir. Ces lycéens de 15 à 18 ans prennent tour à tour la parole sur le podium, devant une salle comble d'environ 300 personnes. Parmi eux, des Polonais, des Néerlandais, des Koweïtiens et de nombreux Français.
Résoudre le conflit syrien, entre lycéens
Ce MFINUE est la troisième édition du genre au sein du lycée Saint-Joseph de Kadıköy. Objectif : imiter une conférence des Nations Unies. Chaque élève, appelé "délégué", doit représenter un pays et défendre sa position durant tous les débats. Les différents comités existants à l'ONU sont recrées dans chacune des salles de classe du lycée Saint-Joseph. Le Conseil de sécurité doit par exemple trouver des solutions au conflit en Syrie ou à la situation au Timor oriental, alors que le Conseil économique et social a en charge la crise de l'euro et la stabilisation de l'économie dans les pays du Printemps arabe.
Des sujets variés et difficiles, qui demandent un travail conséquent de la part des élèves. "La position du pays qu'ils représentent peut être différente de leurs opinions personnelles, c'est toute la difficulté de l'exercice”, explique Jean-Michel Ducrot, professeur au lycée Sainte-Pulchérie et co-directeur de la conférence. “Ils se préparent plusieurs mois à l'avance, en faisant des recherches pour connaître les aspects et positions géopolitiques du pays dont ils ont la charge", affirme Marie-Lise Gouit, professeure de français au lycée Tevfik Fikret d'Ankara. Pour les besoins du MFINUE, elle s'est improvisée "conseillère des écoles" pour préparer au mieux les 14 élèves de son lycée participant à la conférence.
Assimiler le vocabulaire diplomatique
Outre les recherches à faire, les élèves doivent également potasser "le lexique propre à ce type d'exercice", note encore Marie-Lise Gouit. Pour participer à la conférence, il faut être capable de rédiger correctement une résolution ou un discours d'ambassadeur, et ce dans les formes : ne pas oublier de demander que "le délégué de l'Afghanistan requiert la parole" avant de s'exprimer, par exemple. Pas forcément naturel pour un lycéen, d'autant plus s'il n'est pas parfaitement francophone.
L'aspect linguistique est l'un des objectifs du MFINUE, qui souhaite mettre le français à l'honneur dans un monde globalisé où l'anglais est privilégié. Des lycéens d'Izmir, Ankara, Istanbul mais aussi de Grenoble, La Haye, Koweït ou Varsovie tentent donc, en français, de trouver des solutions à ces problèmes internationaux. Après la conférence, les élèves sont hébergés dans des familles d'Istanbul. "La rencontre interculturelle" est l'un des enjeux de cette conférence lycéenne, observe Jean-Michel Ducrot. Avant de devenir, qui sait, un diplomate chevronné d’ici quelques années...
Can Tabak, secrétaire général et responsable de l'édition 2012 du MFINUE (photo MA)
"Il faut pouvoir s'adapter aux exigences : assimiler le langage diplomatique, 
connaître les relations géopolitiques entre les pays. 
Ce sont surtout les bons élèves qui participent et dans ce genre de conférence, 
on voit ceux qui deviendront sans doute réellement diplomates. 
Le principal avantage de cet exercice est de nous préparer à nos futures études 
et à notre futur métier. 
Nous avons déjà de l'expérience en relations internationales o
u en gestion de l'entreprise grâce à cela. 
J'aime beaucoup accueillir les lycéens des autres pays, 
de chouettes amitiés se créent."
Marlène Alibert (http://www.lepetitjournal.com/istanbul.html) lundi 3 décembre 201

jeudi 10 mai 2012

La Turquie et Dubaï raflent la mise touristique du printemps arabe


Par Ali Khalil | ZAMAN FRANCE jeu, 10/05/2012 - 15:47

La baisse significative du tourisme dans les pays arabes comme la Tunisie et l’Egypte consécutive au printemps arabe a largement profité à la Turquie et Dubaï. Pour Ankara, le nombre de touristes arabes avoisine déjà les deux millions de personnes alors que Dubaï compte en accueillir 10 millions en 2012.
La Turquie et la ville de Dubaï apparaissent comme les principaux bénéficiaires du recul du tourisme dans les pays du printemps arabe, selon des professionnels participant cette semaine à un salon du voyage. La Tunisie et l’Egypte ont connu une baisse de fréquentation en raison des violences qui ont accompagné les protestations qui ont chassé en janvier et en février 2011 les dirigeants des deux pays, selon ces professionnels. En revanche, la cité Etat de Dubaï et la Turquie en ont profité. La Turquie a accueilli 1,4 million de touristes arabes pendant les huit premiers mois de 2011 contre 1,2 million en 2010. Leur nombre total doit atteindre les 1,7 million pour l’année 2011. «Le nombre de touristes égyptiens allant en Turquie a augmenté de 400 % en 2011», a dit Ahmed Youssef, un responsable de la compagnie Amadeus, fournisseur de technologie de l’information pour des opérateurs touristiques, pour illustrer le phénomène de bouleversements de la carte touristique régionale. Dubaï a connu en 2011 une hausse de 10 % de fréquentation hôtelière avec 9,09 millions de touristes et des revenus de 4,4 milliards de dollars en hausse de 20 % par rapport à 2010, selon les chiffres publiés pendant le Salon arabe du voyage.
Les visées touristiques de Dubaï
Dubaï table sur 10 millions de touristes en 2012. Un objectif à portée de main étant donné que les arrivées ont augmenté de 9 % au premier trimestre à 2,6 millions, selon des statistiques publiées cette semaine. «Les touristes cherchent des destinations sûres en plus d’un service de qualité», a expliqué Khaled al-Mazroui, directeur de l’aéroport de Foujaïrah, l’une des composantes de la fédération des Emirats arabes unis. Paul Griffiths, patron des aéroports de Dubaï, a évoqué une hausse de touristes habitués de l’Egypte comme les Saoudiens et les Koweïtiens. «Il y a eu une redistribution (des touristes) pendant les mois passés», a-t-il déclaré à la presse, en parlant d’ «un bond du nombre de touristes (arrivant à Dubaï) en provenance de l’Arabie saoudite et du Koweït», ainsi que d’autres pays arabes du Golfe. Dubaï, avec ses centres de loisirs et de commerce, attire le tourisme familial et de shopping, selon les participants au salon. Avec d’importantes infrastructures hôtelières, des aéroports modernes et des centres commerciaux de luxe, la ville recueille les fruits d’une stratégie destinée à en faire une destination touristique de premier plan. Pour l’ensemble de la région, le tourisme a connu une mauvaise année en 2011. «Dans l’ensemble, le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord ont connu une chute de la fréquentation, notamment la Tunisie et l’Egypte», a relevé Ahmed Youssef de la compagnie Amadeus. Selon des statistiques de l’Organisation mondiale du tourisme, publiées en mars, le nombre de touristes au Moyen-Orient a baissé de 8,4 % en 2011 à 54,8 millions, après une augmentation de 14,9% en 2010.
Dubaï