Affichage des articles dont le libellé est France. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est France. Afficher tous les articles

lundi 1 juillet 2013


Sıra dışı yerler
Fransa`daki Saint Michel d`Aiguilhe adlı kayalık 85 metre yükseklikte ve 268 taş basamaktan geçerek tepeye ulaşılıyor.
Kategori : Yaşam
Tarih : 30.06.2013
parue sur TRT

dimanche 30 juin 2013

ÉTUDIANTS TURCS EN ÉCHANGE ERASMUS – Pourquoi la France ?

Les jardins du Palais de France d'Istanbul accueillaient mercredi plusieurs dizaines d'étudiants turcs. Tous s'apprêtent à faire leur valise pour une année ou quelques mois d'études en France. Lepetitjournal.com d'Istanbul donne la parole à quelques-uns d'entre eux.
Depuis sa création en 1987, le programme d'échanges Erasmus a ouvert à plus de deux millions de jeunes les frontières de l'Europe et les portes de ses meilleures universités. La Turquie a rejoint l'aventure il y a une dizaine d'années et 90.000 de ses étudiants en ont déjà bénéficié. Parmi eux, 360 élèves issus de la région de Marmara ont choisi la France pour la rentrée 2013, contre 90 en 2004. “Grâce à vous, cette année, la Turquie sera présente dans 16 des 22 régions de la France métropolitaine”, a salué le Consul général de France à Istanbul, Hervé Magro (photo de gauche, AA), lors d'une soirée organisée par Campus France. Cette diversité régionale est “le reflet de la richesse des échanges entre les universités françaises et turques mais aussi le signe qu'il y a d'autres endroits en France que Paris pour faire de belles et de grandes études”, a insisté Hervé Magro, qui quittera Istanbul à la fin de l'été pour rejoindre Jérusalem en tant que Consul général de France en relation avec l’Autorité palestinienne.
L'université de Galatasaray reste “championne” de ces échanges franco-turcs : elle enverra 105 élèves en France en 2013-2014. Elle recevra dans le même temps 124 des 288 jeunes Français ayant fait le choix de la Turquie. “Il faut aussi savoir que ces échanges s'opèrent grâce à 600 conventions bilatérales entre 250 établissements français et 75 universités turques à Istanbul, Ankara et ailleurs”, a précisé le Consul général au cours de cette soirée dans les jardins du Palais de France.
Begüm Kulumbur, 22 ans, étudie les sciences politiques et les relations internationales à l'université de Yeditepe, étudiera dès septembre à Sciences Po Toulouse :
J'ai hâte de découvrir la “ville rose”. Je parle français, puisque j'ai étudié au lycée Sainte-Pulchérie. Mais depuis que j'ai intégré l'université de Yeditepe, où mes cours sont donnés en anglais, le français est un peu passé au second plan. Le programme Erasmus me donne l'occasion de renouer avec ma première langue. Mais je dois dire que j'ai un peu peur... Dans un sens, j'ai envie de partir, d'apprendre à me débrouiller seule. Mais d'un autre côté, je sais que ma famille me manquera. Je me rassure en me disant que je ne suis pas la première à partir et que si d'autres ont réussi, j'y arriverai aussi ! Heureusement que je parle français, autrement je crois que je paniquerais. (rires) Depuis l'histoire de la loi sur la pénalisation du génocide arménien, j'ai l'impression que les Français n'ont pas une très bonne opinion des Turcs. J'espère que mon séjour me prouvera le contraire. Par exemple, j'ai appris qu'il y avait eu à Paris des manifestations de soutien au mouvement commencé dans le parc de Gezi et ça m'a fait plaisir. J'ai aussi très envie de découvrir Paris à la période des fêtes de fin d'année.
Serhat Yetimova, 31 ans, doctorant, coordinateur des relations internationales au sein de l'université de Maltepe :
En fait, je suis un “ancien” Erasmus. En 2010, alors que j'étudiais à l'université Mimar Sinan, je suis parti en France pour apprendre la langue et préparer une thèse sur les politiques éducatives au 19ème siècle à l'Institut national des langues et civilisations orientales (INALCO) de Paris. J'y ai passé les cinq meilleurs mois de ma vie. J'étais en collocation avec un Français qui m'a beaucoup aidé à progresser. Rencontrer des gens très différents, découvrir la culture française et européenne, la littérature, les musées, le théâtre... J'allais presque tous les jours au théâtre pour presque rien grâce aux Kiosques Jeunes ! J'ai aimé me promener en dehors des sites touristiques et avoir un aperçu de la réalité économique et socio-culturelle de la France. Par exemple, j'ai eu beaucoup de mal à trouver un logement et j'ai dû chercher dans la banlieue proche, ce qui m'a fait découvrir un autre visage de Paris que celui des cartes postales. Je conseille aux étudiants turcs sur le départ de se renseigner au maximum et de ne pas hésiter à se rapprocher des gens qui sont déjà passés par là. Il y a plein de groupes mail ou sur Facebook qu'il est préférable de contacter avant de partir.
Ayşegül Kanay, 20 ans, étudiante en économie à l'université de Galatasaray, se rendra en février 2014 à l'Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne de Paris :
J'ai étudié au lycée Saint-Joseph. Je suis déjà allée plusieurs fois à Paris et j'ai préféré y retourner plutôt que d'aller vivre dans une ville inconnue. Ma famille, francophone également, m'a beaucoup encouragée. J'aime qu'on dise des étudiants Erasmus qu'ils sont autant de “ponts” entre les sociétés car c'est précisément cela : c'est en se parlant qu'on arrivera à mieux se comprendre. Je m'en rends compte en côtoyant les nombreux étudiants étrangers qui viennent à Galatasaray. Cela crée des liens qu'on s'efforce de cultiver au fil des ans. Je vois aussi ce séjour en France comme une occasion d'organiser un petit tour de l'Europe.
Mehmet Günşen, 28 ans, fait des études de traduction/interprétation en français à l'université de Marmara, part étudier une année à Rouen :
Je ne suis jamais allé en France et j'ai commencé à apprendre le français sur le tard. Je me rends donc à Rouen pour améliorer mon niveau mais aussi pour découvrir l'Europe, que je ne connais pas non plus. L'un de mes professeurs m'a conseillé Rouen car je souhaitais être proche de Paris tout en vivant dans une ville de province. Cela me changera de la foule stambouliote !
Irem Gülersönmez, 23 ans, étudiante en histoire à l'université de Boğaziçi, part étudier l'histoire de l'art à l'Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne de Paris :
J'ai étudié le français au collège puis à l'Institut français d'Istanbul. Cela fait des années que je veux étudier l'histoire de l'art à la Sorbonne, c'est d'ailleurs pour ça que j'ai choisi le français. Je ne connais pas encore Paris, à part de vagues souvenirs d'enfance. Comme je m'intéresse beaucoup à l'art moderne, je pense que je réserverai ma première visite au centre Pompidou. J'ai encore beaucoup de paperasse à régler mais plusieurs de mes amis partent aussi à Paris donc nous nous entraidons. Ceci dit, nous ferons attention à ne pas rester uniquement “entre Turcs”. J'espère que je nouerai rapidement des liens d'amitié avec des Français.
Berkay Uluç, 20 ans, étudie les sciences politiques à l'université de Boğaziçi, part en septembre étudier à Sciences Po Paris:
Mon français n'est pas encore très bon mais de toute façon, j'étudierai en anglais à Sciences Po. J'avais le choix entre les Etats-Unis et la France et j'ai préféré la France, que je ne connais pas encore. On est une dizaine de Boğaziçi à nous rendre tous les ans à Sciences Po Paris donc on ne sera pas tout seuls, c'est important pour les premiers temps. Je suis heureux de partir et je pense que nous avons de la chance que ce programme Erasmus existe. Je sais que tout ne sera pas parfait ni facile, j'ai d'ailleurs déjà commencé à chercher un logement... et ce n'est pas évident à distance ! Mais je sais aussi qu'on apprend en se confrontant à la difficulté, au fur et à mesure. Et après tout ce qu'on vient de vivre à Istanbul, Paris va me sembler bien calme ! Ce séjour en France sera aussi l'occasion d'observer de près la politique française et européenne.
Propos recueillis par Anne Andlauer (http://lepetitjournal.com/istanbul) vendredi 28 juin 2013

lundi 6 mai 2013

1993-2012 - La Turquie, premier pays d’origine des demandeurs d’asile en France

Selon le dernier rapport de l’Office Français de Protection des Réfugiés et Apatrides (Ofpra), entre 1993 et 2012, environ 54.000 citoyens de la République de Turquie ont effectué une demande d’asile auprès de l’Etat français, ce qui place la Turquie en tête des pays d’origine sur cette période. Le rapport précise que 12.000 de ces demandeurs ont obtenu le statut de “réfugié politique”.
En 2012, selon le même rapport, 2.164 citoyens de Turquie (dont 497 femmes) ont vu leur demande d’asile acceptée. Soit 4,4 % d’admissions seulement, contrairement aux citoyens de Syrie (92 %), d’Irak (68 %) ou d’Iran (53,8 %). Selon l’estimation du nombre de personnes placées sous la protection de l’Ofpra au 31 décembre 2012 (hors mineurs accompagnants), 10.779 réfugiés turcs seraient actuellement sous la protection de l’Etat français, dont 28% de femmes.
“La demande turque ne connaît aucune évolution quant aux motifs allégués” peut-on lire dans ce rapport, “l’essentiel des demandeurs, d’origine kurde, faisant état de craintes en raison d’un militantisme au sein de partis kurdes, ou d’un soutien matériel aux combattants du PKK, qu’il soit revendiqué ou imputé. Concernant les demandeurs non kurdes, quelques rares personnes font état d’un engagement actif dans des mouvements d’extrême-gauche.”
Le total de personnes sous protection de l’Etat français toutes nationalités confondues s’élève à 176.984 dont 42 % de femmes. En 2012, la France passe ainsi au second rang des pays destinataires de demandeurs d’asile d’Europe derrière l’Allemagne.
Fanny Fontan (http://www.lepetitjournal.com/istanbul) lundi 6 mai 201

mercredi 17 avril 2013

La Turquie va-t-elle boycotter l'industrie française ?


turc.jpg
La France est la nouvelle tête de turc turque. Oui, oui. Alors que la question sur la pénalisation de la négation du génocide arménien pourrait vite revenir devant le Parlement, Ankara réagit et menace d’exclure les acteurs français de son marché florissant. L'industrie s'inquiète...
Devinez quelle est la spécialité française dont l’économie se passerait bien, parfois ?
Le boycott.
A part Israël, il n’y a sans doute pas un pays qui fasse à ce point enrager les peuplades du monde entier qu’elles finissent toujours, à un moment ou un autre, par boycotter nos produits.
L’histoire récente est pleine de ces petits moments de tension où la France se met régulièrement à dos ses partenaires économiques. Souvenez-vous des deux plus importants :
2003 : la France s’oppose à l’intervention américaine en Irak, le champagne français coule sur les trottoirs de New York et, horreur absolue, les french fries sont rebaptisées freedom fries.
2008 : Sarkozy rencontre le Dalaï Lama et c’est toute la Chine qui s’enflamme alors même que le dirigeant tibétain avait déjà été reçu par Brown, Bush ou Merkel, sans que cela entraine de pataquès impérieux. Carrefour est accusé de soutenir financièrement le Tibet et subit vite des pertes de 30 %.
On pourrait évoquer des campagnes moins importantes en Afrique, en Inde, ou tout récemment en Russie, ou Yves Rocher est à son tour accroché par les anti-Poutine (voir le papier du Figaro).
Bon, soyons honnêtes, si ces attaques sont régulières, les conséquences sont rarement importantes. L’affaire chinoise, d’ailleurs, a assez peu ébranlé Carrefour.
En revanche, le sujet du jour pourrait avoir des conséquences bien plus importantes.
En effet, si la France décide de pénaliser la négation du génocide arménien, ce ne sont pas quelques boites de foie gras qui vont nous rester sur les bras. Loin de là.
Sont en jeu :
- un contrat de 17 milliards d’euros pour quatre réacteurs nucléaires à Synop (près la mer Noire), pour lequel Areva et son partenaire japonais MHI seraient en pole position avec le réacteur de moyenne puissance Atmea, avec GDF Suez en possible opérateur.
- une commande de systèmes anti-aériens estimé à 3 milliards d’euros pour laquelle concoure le consortium franco-italien Eurosam (67% MBDA, 33% Thales)
- Une palanquée d’Airbus. La compagnie aérienne Turkish Airlines a de gros besoins et de beaux moyens. Elle vient déjà de signer l’achat à Airbus de 82 moyen-courrier pour un montant de 7 milliards d’euros et pourrait commander 150 Airbus supplémentaires.
On l’évoque assez peu mais, en dehors de l’UE et de la Suisse, la Turquie est le quatrième client de la France derrière les Etats Unis, la Chine et la Russie. Ce n’est pas rien.
Les majors du BTP français doivent être dans leurs petits souliers car la Turquie aujourd’hui a des airs de hotte du Père Noël. Le gouvernement prévoit la construction du plus grand aéroport du monde à Istanbul (150 millions de passagers par an), un nouveau tunnel sous le Bosphore, un nouveau pont, plus 36 500 km de routes. Y’aurait bien un petit truc turc pour les Français, non ? ...
La pression économique turque aura-t-elle raison de la question arménienne ?
Réponse probable dans quelques jours.
articel publié hier sur www.atlantisrh.fr

jeudi 28 mars 2013

Portait: Ersin Turhan, directeur général d’Istanbul Ekspres


Istanbul Ekspres est une entreprise familiale spécialisée dans le déménagement à l’international. Son siège est basé à Ankara mais elle possède des bureaux à Istanbul, Izmir et Adana. Un déménagement, ce n’est pas seulement des hommes aux gros bras, vêtus de salopettes, au bas de votre rue ! Redorer l’image de ce secteur, voilà la volonté de cette entreprise. C’est ce qu’explique Ersin Turhan, directeur général de la société, au petitjournal.com d’Istanbul.
Interview réalisée dans le cadre d’une collaboration www.lepetitjournal.com/Istanbul - Chambre de Commerce Française en Turquie née en octobre 2009. Tous les mois, un résumé de l’actualité et un portrait d’entreprise sont publiés dans les deux supports que sont www.lepetitjournal.com et la Lettre mensuelle de la CCFT, "Les Nouvelles de la Chambre".
Lepetitjournal.com d’Istanbul : Pouvez-vous présenter votre entreprise ainsi que votre parcours professionnel ?
Ersin Turhan (photo LM) : La société existe depuis 1963 mais en réalité, ma famille est dans le secteur du déménagement depuis 1893. Pendant très longtemps, les services se faisaient au niveau local. Puis en 1963, mon père a fondé Istanbul Ekspres afin d’élargir l’activité à l’international. Aujourd’hui avec mes frères, nous sommes la deuxième génération à reprendre l’entreprise. Nous sommes une entreprise de déménagement et de stockage en Turquie et à travers le monde. Nous avons une centaine d’employés ainsi que notre propre matériel d’emballage, de stockage et de transport. Nous réalisons plus de 2.000 déménagements chaque année à travers le monde.
Existe-t-il beaucoup de concurrence dans ce secteur en Turquie ? Comment vous démarquez-vous ?
Il existe de nombreuses entreprises de déménagement en Turquie mais très peu offrent notre niveau de qualité et de service. Nous sommes spécialisés dans les déménagements à l’international et nous sommes agréés pour ça. Nous possédons les certificats spéciaux pour transporter par voie terrestre avec notre propre équipement. Nous sommes membre d’une organisation internationale, la IAM (International Association of Movers), spécialisée dans le secteur du déménagement. Nous sommes, de plus, membres fondateurs d’une association identique en Turquie. Notre appartenance à ces deux associations atteste de notre sérieux et de la véracité de nos certificats. En Turquie, seules cinq ou six compagnies sont au même niveau que nous. Après, il existe beaucoup d’entreprises de déménagement sans certificats. Elles font souvent travailler leurs employés de manière illégale et n’utilisent pas les matériaux adaptés. Tout notre personnel parle au moins l’anglais et, en fonction des nationalités des clients, nous avons du personnel sur place qui parle le français ou l’allemand. Nous essayons d’apporter une certaine qualité à ce secteur. Près de 10% des gens choisissent de faire appel à une entreprise pour le prix. Les 90% autres le font pour la qualité. Nous avons mis en place une plate-forme sur laquelle les clients peuvent émettre leurs plaintes ou des commentaires. Nous essayons de fournir les mêmes compétences et le même sérieux que des sociétés américaines ou européennes.
Comment se passe une prise de commande, quels sont vos tarifs ?
Dans un premier temps nous prenons rendez-vous avec le client afin de préparer un devis. C’est l’étape la plus importante dans le processus. Nous allons déterminer ses besoins : objets fragiles, estimation de leur valeur, existence d’un ascenseur, assurance, etc. En fonction du pays de destination, nous pouvons proposer un prix pour un déménagement de “porte à porte”. Le client choisit le forfait qui lui convient mais nous pouvons emballer, transporter, livrer et stocker avec notre propre matériel. En général, nous préférons organiser le déménagement du début à la fin afin de pouvoir au mieux gérer le suivi.
Qui sont vos principaux clients ?
Nos clients sont en général des expatriés, des étrangers de l’ambassade, des organisations, des écoles… Quand l’entreprise a démarré, dans les années 60, donc après le plan Marshall, il s’agissait essentiellement d’Américains, militaires ou investisseurs. Dans les années 90, l’immigration s’est transformée, beaucoup de Turcs se sont expatriés vers l’Europe. A partir de 2002, la tendance s’est inversée, ce sont plutôt les Européens qui sont venus s’installer en Turquie. Mais aujourd’hui, avec la mondialisation, il y a de tout. Nous travaillons essentiellement avec les Etats-Unis, la Belgique, l’Allemagne, la France et l’Italie mais aussi avec de nombreux autres pays à travers le monde.
Quelles sont vos perspectives d’avenir ?
Nous venons de créer une deuxième entreprise complémentaire de Istanbul Ekspres. C’est une société d’aide à l’aménagement et l’implantation des familles en Turquie. Elles ont souvent besoin d’être orientées avant et après leur arrivée dans le pays : connaître la culture, chercher une maison, trouver un emploi, une école, un permis de résidence ou de travail. Nous proposons des services d’aide à ces formalités. Nous espérons nous développer encore, améliorer notre qualité et employer plus de monde. Nous souhaitons former mieux encore notre personnel. Nous avons à cœur de redorer l’image des entreprises de déménagement et de la légitimer aux yeux du public. Le déménageur n’est pas uniquement le gars en salopette qui transporte des cartons dans la rue. Nous sommes la deuxième génération à reprendre la société et nous espérons qu’il y en aura beaucoup d’autres.
Propos recueillis par Lola Monset (http:/www.lepetitjournal.com/istanbul/accueil) jeudi 28 mars 2013
Adresse à Istanbul: Kustepe Mah. Mecidiyekoy Yolu Cad. No:20 Seyfi Demirsoy Apt.
Mecidiyekoy / Istanbul - Turquie
Phone +90 212 217 49 68 / 69
Fax +90 212 217 49 67
http://www.istanbulekspres.com.tr/

mardi 5 mars 2013

travailleurs Turcs et Français, qui est le mieux loti ??

Les horaires de travail, en Turquie et en France
Il suffit de se balader avenue Istiklal, un dimanche soir vers 21 heures, pour comprendre qu’il existe une différence entre les législations sur les horaires de travail entre la France et la Turquie. Mais gare aux idées reçues ! La législation française n’est pas si avantageuse qu’on pourrait le penser. La différence semble surtout venir de l’application des lois.
Les quotas d’heures de travail hebdomadaires:
Le quota légal maximum d’heures hebdomadaires pour un contrat à temps plein est fixé à 45 heures. Cette durée doit être divisée par le nombre de jours travaillés dans la semaine. En cas d’acceptation d’une différente réglementation pour cette division, le quota quotidien maximum d’heures travaillées ne peut dépasser 10 heures.
La durée légale de travail est fixée à 35 heures hebdomadaires. Mais elle est une durée de référence. Il s’agit d’un seuil à partir duquel seront calculées les heures supplémentaires. Sauf dérogations, la durée du travail par semaine ne peut excéder 48 heures, et 10 heures quotidiennes.
Travail de nuit:
Les travaux de nuit ne peuvent dépasser 7,5 heures. La nuit se définit comme la période allant de 20 heures à 6 heures du matin, des régulations peuvent être admises. L’octroi d'heures supplémentaires pour les travaux de nuit n’est pas règlementé par le Code du Travail.
La durée quotidienne d’un travailleur de nuit ne peut excéder 8 heures consécutives, sauf dérogations. La période de nuit court de 21 heures à 6 heures du matin. Des contreparties doivent être données sous forme de repos compensateurs, et le cas échéant, de compensations salariales.
Les jours fériés:
Pendant les fêtes nationales et autres jours fériés, le coût du travail sera le double du coût d’un jour de travail normal.
Seul le 1er mai est un jour obligatoirement chômé pour tous les salariés. Les heures travaillées ce jour-là sont majorées à 100 %. Pour les autres jours fériés, la loi ne prévoit aucune majoration de salaire.
Les horaires d’ouverture des magasins:
Actuellement, aucun règlement n’impose les horaires et les jours d’ouverture des centres commerciaux. Un projet de loi serait en cours.
Un centre commercial ne pourra ouvrir le dimanche que s’il obtient une dérogation (certains secteurs d’activités bénéficient de dérogations permanentes de droit). Rien n’empêche un commerce d’ouvrir après 19 heures, mais après 21 heures, les salaires des employés doivent être majorés de 20% en moyenne.
Les formes du contrat de travail:
Le contrat de travail ne nécessite pas de forme particulière. La conclusion d’un contrat par écrit n’est pas une condition de validité mais il reste important pour servir de preuve. En cas de litige, les contrats de travail implicites entre l’employé et l’employeur peuvent être prouvés par des témoins et autres documents.
Hormis le contrat à durée indéterminée (CDI) à temps complet, tous les autres contrats doivent être écrits.
En cas de litige:
En général, les procès entre l’employé et l’employeur sont gagnés par l’employé. La raison principale est que les employeurs n’arrangent pas les documents nécessaires et qu’ils ne donnent pas les préavis et/ou les avertissements nécessaires à l’employé. La cour de Cassation et la doctrine posent pour principe que la résiliation doit intervenir en dernier recours, ce que les employeurs arrivent rarement à prouver par des documents ou par des témoins.
Le Conseil des Prud’hommes règle les litiges qui surviennent entre les salariés et leurs employeurs à l’occasion du contrat de travail.
Témoignages:
La législation est une chose, son application en est une autre. Si la durée du travail hebdomadaire est limitée à 45 heures en Turquie, beaucoup de salariés dépassent ces horaires. C’est le cas de Thomas, employé dans une agence de tourisme à Istanbul : “Je travaille environ 40 heures par semaine. Mais quand la saison touristique arrive, il m’arrive de faire des semaines de 60 heures. Pendant cette période, je dois être joignable 24h/24. Je ne suis pas rémunéré pour les heures supplémentaires, ce n’est pas du tout dans la logique de la boite.” Aysu, employée chez Turkish Airlines, tient le même discours : “Je ne dépasse pas les 45 heures de travail au bureau, mais je ramène mes dossiers chez moi et je bosse tout le week-end, sans compensations.”
Lola Monset (http://www.lepetitjournal.com/istanbul) mardi 5 mars 2013
Renseignements sur la législation turque fournis par le cabinet C&G Law Office.

samedi 9 février 2013

ce soir les trésors d'anatolie sur France



ÉCHAPPÉES BELLES – 

Ce samedi 9 février à 20h35, heure française, la chaine France 5 diffuse un nouvel épisode de l’émission Échappées belles consacré aux “trésors de l’Anatolie”.
Sophie Jollivard, la présentatrice, vous emmène skier sur le mont Erciyes, déambuler dans le bazar de Kayseri et y déguster des mantı pour ensuite se promener en raquettes dans la vallée d’Ihlara. A Konya, elle visite le monument le plus emblématique de la ville, le musée de Mevlâna, qui abrite le tombeau du poète persan Djalal ad-Din Rumi. Elle y découvre la philosophie des derviches tourneurs.
Un documentaire (1h40) à revoir le dimanche 17 février à 10h25 ou sur internet, sur le site francetvpluzz… mais pas pour les internautes turcs !
A défaut d'une adresse IP française, regardez-le en streaming sur votre ordinateur. Voici comment faire.
Istanbul (http://www.lepetitjournal.com/istanbul) vendredi 8 février 2013

vendredi 8 février 2013

Les “trésors d’Anatolie” à voir demain sur France 5


ÉCHAPPÉES BELLES – 

Ce samedi 9 février à 20h35, heure française, la chaine France 5 diffuse un nouvel épisode de l’émission Échappées belles consacré aux “trésors de l’Anatolie”.
Sophie Jollivard, la présentatrice, vous emmène skier sur le mont Erciyes, déambuler dans le bazar de Kayseri et y déguster des mantı pour ensuite se promener en raquettes dans la vallée d’Ihlara. A Konya, elle visite le monument le plus emblématique de la ville, le musée de Mevlâna, qui abrite le tombeau du poète persan Djalal ad-Din Rumi. Elle y découvre la philosophie des derviches tourneurs.
Un documentaire (1h40) à revoir le dimanche 17 février à 10h25 ou sur internet, sur le site francetvpluzz… mais pas pour les internautes turcs !
A défaut d'une adresse IP française, regardez-le en streaming sur votre ordinateur. Voici comment faire.
Istanbul (http://www.lepetitjournal.com/istanbul) vendredi 8 février 2013

dimanche 27 janvier 2013

Les Français rejettent de plus en plus l’Islam


les-francais-rejettent-de-plus-en-plus-lislam

Près de trois Français sur quatre estiment que l'Islam n'est pas compatible avec les valeurs républicaines, selon un sondage Ipsos réalisé pour « Le Monde ».
Dans son enquête intitulé « France 2013 : Nouvelles fractures », l'institut de sondage Ipsos s'est penché sur les crispations qui traversent actuellement la société française, interrogeant 1016 personnes sur les médias, la vie politique, l'Europe et les religions notamment. Sur ce dernier point, les résultats traduisent un rejet inquiétant de la figure de l'étranger et des musulmans.
74% des personnes interrogées par Ipsos estiment que l’islam est une religion «intolérante», incompatible avec les valeurs de la société française. Chiffre plus radical encore, 8 Français sur 10 jugent que la religion musulmane cherche « à imposer son mode de fonctionnement aux autres ». Enfin, plus de la moitié pensent que les musulmans sont « en majorité» (10%) ou « en partie » (44%) « intégristes », sans que l’on sache ce que recouvre ce qualificatif.
Interrogées sur la tolérance des religions en France, 24% des personnes sondées estiment que la religion catholique est « tout à fait tolérante », contre 13% pour la religion juive et seulement 3% pour la religion musulmane. A l'inverse, 7% jugent la religion catholique « plutôt pas tolérante du tout », contre 10% pour la religion juive et 39% pour la religion musulmane.
Quand à la compatibilité des religions avec les valeurs de la société française, 89% des personnes interrogées mettent en premier le catholicisme, contre 75 % pour le judaïsme et 26% pour l'islam.
Juste un commentaire à cet article de la TRT en français: la religion catholique "tout à fait tolérante" a-t-elle oublié les croisades et les guerres de religions européennes et la religion juive oublie-t-elle la situation actuelle  en Israel et dans les territoires palestiniens ?? je ne sais pas, je n'appartiens à aucune de ces trois religions mais ce sondage me semble ne rien montrer d'intéressant, seulement 1016 personnes sur 65 millions ont été interrogées, ou? on ne sait pas, quand ? on ne sait pas, ce sondage n'a aucun sens.

Date de l'information : 26 Janvier 2013 00:26

dimanche 13 janvier 2013

TURCOPEDIA: pour en finir avec les préjugés


 créant le site Turcopedia, Grégoire d'Oultremont et Antoine Rolin, deux Belges installés à Istanbul, ont choisi un angle original pour promouvoir ce pays qu’ils ont adopté. Leur site regroupe des exemples d’icônes internationales de la culture populaire qui ont été influencées par la Turquie. Tolga Tuna les a rejoints par le biais du programme Endeavor Türkiye, qui vise à aider les projets entreprenariaux, et leur apporte le soutien technique nécessaire. Leur objectif est maintenant de s’associer à des sociétés implantées en Turquie, pour développer leur projet
A l’origine, Antoine et Grégoire travaillaient tous les deux dans le branding de pays et ont découvert la Turquie après d’autres contrées. Et c’est ici qu’ils ont décidé de s’installer. A Istanbul, ils se lancent tous les deux dans le conseil et l’aide aux entreprises, à la fois pour les sociétés internationales qui désirent s’implanter en Turquie et pour les sociétés turques qui veulent internationaliser leur stratégie de communication. Pendant trois ans, parallèlement à leur activité professionnelle, ils développent l’idée de ce qui va devenir Turcopedia.
De gauche à droite,Tolga, Antoine et Grégoire (photo MA)
Combattre les préjugésL’idée est partie d’un constat simple : les préjugés que l’on a sur la Turquie sont à mille lieues de ce que représente la réalité de la vie sur place. Comment alors faire connaitre la vraie Turquie et balayer tous ces clichés ? ... Lire la suite sur notre édition d'Istanbul

mercredi 19 décembre 2012

2,5 millions d'illettrés en France.....


25-millions-dillettres-en-france
Près de 2,5 millions de Français sont touchés par l'illettrisme en 2012, selon la dernière enquête de l'Insee dite Vie quotidienne, publiée mardi 18 décembre. Un phénomène qui connaît une légère baisse « encourageante » depuis 2004.
Au total, 16% des personnes de 18 à 65 ans résidant en France métropolitaine éprouvaient en 2011, des difficultés dans les domaines fondamentaux de l'écrit, selon cette enquête Information et vie quotidienne (IVQ). Pour 11% d’entre elles, ces difficultés étaient graves ou fortes.
Mais ce pourcentage inclut des étrangers n’ayant pas été scolarisés en France, alors que par définition, l’illettrisme ne s’applique qu’aux personnes ayant été scolarisées dans le pays et ne maîtrisant pas suffisamment les compétences de base en lecture, écriture et calcul pour être autonomes. Parmi celles ayant été scolarisées en France, 7% étaient dans ce cas, et pouvaient donc être considérées comme illettrées.
Date de l'information : 18 Décembre 2012 12:50  TRT

vendredi 7 décembre 2012

FRANCE/TURQUIE – Les échanges commerciaux progressent peu cette année


Les échanges commerciaux entre la France et la Turquie ont atteint 9,551 milliards d’euros à l’issue des neuf premiers mois de 2012, en légère hausse de 0,6% par rapport à la même période en 2011. La Chambre de commerce française en Turquie reprend l’information dans sa dernière “lettre mensuelle”, citant les estimations des douanes françaises. Les exportations turques en France baissent de 3,2% sur cette période de référence, en raison du net recul des ventes de véhicules automobiles (-20,9%). Ce recul “explique à lui seul cette contre-performance, due à l’atonie de la demande en France”, analyse la chambre.
Les exportations des entreprises françaises en Turquie, en revanche, augmentent de 3,7% sur la même période. Le solde en faveur de la France (+1,039 milliard d’euros) est en hausse de 46,3% par rapport à celui constaté sur les neuf premiers mois de 2011.
Toujours sur les neuf premiers mois de 2012, les Douanes turques indiquent que la France, avec 6,413 milliards de dollars d’exportations en Turquie, perd 0,3 point de parts de marché. Elle se situe toujours au 7ème rang des pays fournisseurs de la Turquie derrière la Russie, la Chine, l’Allemagne, les États-Unis, l’Italie et l’Iran. En outre, la France avec 4,544 milliards de dollars d’importations provenant de Turquie, recule de trois places et perd 1,2 point de parts de marché. Elle se situe désormais au 8ème rang des pays clients de la Turquie, derrière l’Allemagne, l’Iran, l’Irak, le Royaume-Uni, les Émirats Arabes Unis, la Russie et l’Italie.
“Le contexte économique actuel – croissance 0 en France et baisse de 5 points de pourcentage de la croissance en Turquie - ne devrait pas permettre aux échanges commerciaux franco-turcs sur l’ensemble de l’année 2012 de franchir la barre symbolique des 13 milliards d’euros (12,5 milliards en 2011)”, conclut Zeynep Necipoğlu, présidente de la Chambre de commerce française en Turquie.
Anne Andlauer (http://www.lepetitjournal.com/istanbul.html) jeudi 6 décembre 2012

mardi 4 septembre 2012

La circoncision en France : illégale mais «admise»



Mots clés : 

Le débat qui fait rage en Allemagne sur une éventuelle interdiction de la circoncision religieuse pourrait s'inviter, à terme, en France. Tolérée, mais non fondée en droit, la circoncision n'a pas encore soulevé de vagues dans l'Hexagone. D'après le chercheur Samim Akgönül, une polémique sur ce sujet renforcerait le risque de communautarisation religieuse des musulmans de France.
«La Turquie observe avec étonnement que la pratique de la religion n'est plus totalement garantie en Allemagne». Ces propos du ministre turc chargé des Affaires européennes, Egemen Bagis, tenus dans le quotidien allemand Süddeutsche Zeitung faisaient écho à la polémique qui a éclaté outre-Rhin sur une possible interdiction de la circoncision. Un arrêt d'un tribunal de Cologne s'était prononcé dans ce sens au nom du «libre épanouissement» de l'enfant et de «la préservation de son intégrité physique», provoquant l'ire des communautés juive et musulmane allemandes. Si, dans l'immédiat, aucune loi fédérale n'est venue sanctionner ce débat, un précédent juridique pourrait faire tâche d'huile en France, premier pays musulman du continent avec une communauté estimée autour de 5 millions de fidèles. Jusqu'à présent, le sujet n'a pas été abordé au plus haut niveau, mais comme souvent sur les questions liées à l'islam, le contexte européen pourrait être un facteur déclenchant.

La circoncision relève du droit coutumier
Samim AkgonulC'est l'avis de Samim Akgönül, enseignant-chercheur et spécialiste des religions minoritaires dans l’Europe élargie à l’université de Strasbourg. «Dans la perception identitaire en Europe occidentale, ce genre de décisions contamine très rapidement l'ensemble des pays européens. Cette contamination a pu être observée pour des questions telles que le foulard, l'abattage rituel, les tribunaux d'arbitrages, la burqa ou les minarets» dit-il. En France, la pratique de la circoncision est jusqu'à présent plus tolérée que légalisée. Dans son rapport annuel de 2004 consacré à la laïcité, le Conseil d'Etat la considérait comme «admise» tout en précisant qu'elle est «dépourvue de tout fondement légal». N'étant pas, dans ce cas de figure, prescrite ou justifiée du point de vue médical, la circoncision procède donc du droit coutumier et relève du bon vouloir tacite de la profession médicale, depuis l'ordonnance prescrite par le médecin généraliste jusqu'aux hôpitaux où se pratique l'opération chirurgicale. Comme le souligne la journaliste Isabelle de Gaulmyn dans le quotidien La Croix, la loi 16 du Code civil qui stipule qu’«il ne peut être porté atteinte à l’intégrité du corps humain qu’en cas de nécessité médicale pour la personne ou à titre exceptionnel dans l’intérêt thérapeutique d’autrui» n'a jamais été utilisée contre la circoncision, à l'instar par exemple de l'excision. Cet argument de mutilation du corps de l'enfant serait-il donc recevable en France ? Pour le professeur Akgönül, il l'est, même s'il reste difficile de se prononcer, car «la réponse fait appel à des convictions» et celles-ci sont aussi évolutives. «Les comportements religieux ne sont pas statiques. Ils sont dynamiques, changent dans le temps et selon le contexte sociologique» ajoute-t-il.

Les risques de l'assignation communautaire
L'un des travers de ce type de débat, qui peuvent tourner rapidement à la polémique, serait néanmoins le risque d'enfermement communautaire pour les Français issus de l'immigration. «Les années Sarkozy ont laissé des traces. Il est encore possible de voir des discours essentialistes qui renvoient les musulmans à leur seul caractère de musulmans» considère M. Akgönül. Un danger que le chercheur associe directement à la situation minoritaire des musulmans européens et aux postures tendancieuses qu'elle peut générer. «Les musulmans d'Europe ont des réactions de minoritaires, c'est-à-dire défensives. Dans cette situation, et à l'ère du positivisme, toutes les religions tentent de trouver des explications rationnelles à leurs pratiques» dit-il, faisant référence notamment aux campagnes de prévention des maladies sexuellement transmissibles qui s'appuient sur la circoncision. L'universitaire, qui aime à rappeler les origines ancestrales de cette pratique qui remonterait au «Néolithique et au culte de la déesse-mère qui est en fait la terre», souligne les enjeux liés à cette démarche rationaliste. «Ces rationalisations font partie d'une recherche de légitimité. La circoncision et les autres comportements identifiés à l'islam sont au coeur de ce processus de légitimation en cours. Aussi, ce genre de pratiques, lorsqu'elles sont attaquées, deviennent des étendards» conclut l'universitaire.

vendredi 8 juin 2012

ETUTEK: association pour les étudiants franco-turcs


Étutek rapproche les étudiants franco-turcs juin 6, 2012

Posted by Acturca 
Ouest France
6 juin 2012, Nantes
Cette association a fêté sa création, dimanche, à Nantes. Elle regroupe une soixantaine de jeunes Bretons et Ligériens.
Étutek : « étu » pour étudiant et « tek » pour « seul » en turc. Ce qui donne en français : es-tu seul ? « Un questionnement pour interpeller tous les étudiants franco-turcs des régions Bretagne et Pays de la Loire », dit Tuba Bengu, en cinquième année d’odontologie à Brest.
Étutek : le nom de la nouvelle association qu’elle préside. « On est là pour renforcer les liens d’amitié entre la culture française et la culture turque (à travers des projets socioculturels), explique Tuba Bengu. On veut favoriser le dialogue entre les étudiants français d’origine turque. »
Ceux-ci étaient « une bonne trentaine (sur les 60 que compte l’asso) », dimanche dernier, au siège de l’Association culturelle turque de Nantes et d’Étutek (21 bis, boulevard du Bâtonnier-Cholet). Étutek fêtait son inauguration, à grand renfort de pâtisseries turques.
La présidente continue de présenter son asso : « On est là pour montrer la voie des études aux lycéens français d’origine turque. » Seulement « 4 % des jeunes français d’origine turque font des études supérieures, souligne Hidayet Gündogdu, 21 ans, en master 1 comptabilité – contrôle – audit à l’université de Nantes… Et trésorier d’Étutek. Il y a autre chose que le bâtiment et la restauration rapide. »
« On peut s’intégrer dans la société », assure la jeune Elif, en BTS opticien – lunetier à Nantes. « Notre but, c’est le vivre ensemble », affirme Muhammed, 20 ans, étudiant en deuxième année de droit à Rennes.
Orhan Bas, 47 ans, médecin généraliste dans le Finistère, a conclu son intervention par un poème de Yunus Emre : « Venez et faisons connaissance, rendons aisé le malaisé. Aimons et tâchons d’être aimé. Ce monde n’appartient à personne. » Orhan Bas prône « le dialogue, toujours le dialogue : tout le monde y sera gagnant ». Il dit « au revoir » en breton et « merci » en turc : « Kenavo. Tesekkür ederim. »
Contact. Hidayet Gündogdu, tél. 06 78 38 07 90 ; etutek.grandouest@gmail.com.

jeudi 22 mars 2012

La Turquie marque de son empreinte le Salon du Livre 2012

Par Marine Deneufbourg | jeu, 22/03/2012 - 16:23
www.zamanfrance.fr

Pour la 32e édition du Salon du Livre, la Turquie était largement présente avec deux stands où les maisons d’édition françaises qui ont publié de nombreux auteurs turcs ont pu partager avec le public leur passion de la littérature turque.

La littérature turque a eu toute sa place lors du 32e Salon du Livre, organisé du 16 au 19 mars à Paris. D’abord à travers ses deux stands officiels – celui de la Chambre de commerce d’Istanbul et du ministère turc de la Culture – qui ont exposé un large choix d’œuvres turques, originales ou traduites, traitant de la civilisation ottomane ou de la Turquie contemporaine. «Les visiteurs étaient majoritairement non-Turcs», nous a indiqué l’une des responsables du stand du ministère de la Culture. C’était l’occasion pour cette institution de mettre en avant le programme TEDA, un projet de traductions et de publications à l’étranger d’ouvrages turcs lancé en 2005. Un bon moyen de faire connaître la culture turque à travers le monde grâce aux gracieuses subventions d’acteurs institutionnels, juridiques, économiques et associatifs. Les exposants turcs n’étaient toutefois pas les seuls à promouvoir la Turquie durant ces quatre jours.

«Faire tomber les clichés qui perdurent encore»

La maison d’édition française Empreinte Temps Présent se consacre depuis quelques années à la publication d’auteurs turcs comme Nedim Gürsel, Adalet Agaoglu, Timour Muhidine ou encore Esther Heboyan. Denis Guillaume, son directeur, a souhaité partager sa passion et sa fascination pour la Turquie en publiant une sélection d’ouvrages en provenance de ce pays. «Il s’agissait pour nous de nous ouvrir à une autre culture», a justifié Denis Guillaume. Il nous confiera peu après que son initiative a quelque peu surpris son lectorat de base, aux racines très chrétiennes. Par précaution d’ailleurs, seule la collection «Spiritualité» ne s’est pas encore ouverte aux livres traitant de la religion majoritaire en Turquie, l’islam. «Ce serait pourtant une bonne occasion de faire tomber les clichés qui perdurent encore dans l’esprit de beaucoup de lecteurs français», a néanmoins jugé Denis Guillaume. La présence de Nedim Gürsel et de Timour Muhidine sur le stand et lors de la conférence donnée par la maison d’édition a en tout cas démontré la volonté d’Empreinte Temps Présent de s’inscrire dans cette promotion de la littérature turque. Nedim Gürsel a d’ailleurs présenté son dernier livre intitulé Retour dans les Balkans, dont la sortie coïncide avec le 20e anniversaire du siège de Sarajevo.