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vendredi 4 novembre 2016

Le plus grand plateau de tournage d’Europe sera construit à Istanbul

 

Le projet nommé “ Plateau de cinéma Midwood Istanbul’ est considéré comme le plus grand projet de modernisation du 20e siècle de la population turque



Le projet nommé “ Plateau de cinéma Midwood Istanbul’ est considéré comme le plus grand projet de modernisation du 20e siècle de la population turque.
Le projet ‘Midwood’ portera la Turquie parmi les rares pays du monde en matière d’art et de cinéma.
21 studios, 17 plateaux de tournage à ciel ouvert et 18 ateliers de production se trouvent dans le plateau de tournage Midwood Istanbul qui sera bâti sur un terrain de 50.5 hectares et dont le coût s’élève à 825 millions de livres turques.
Des films pourront être tournés dans au moins 20 lieux du plateau de tournage Midwood Istanbul lorsqu’il sera achevé.
Un musée du cinéma et des domaines de formations scolaires allant de la maternelle à l’Université se trouvent dans le plateau de tournage où des films de tout genre allant des films d’honneur aux films de sciences fiction pourront être tournés.

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mardi 9 avril 2013

SOIRÉE CINÉMA CLASSIQUE TURC- Türkân Şoray à l'honneur


Dans le cadre du festival de cinéma IKSV, le cinéma turc classique était à l’honneur hier soir. Une très belle soirée organisée à l’occasion de la restauration du film Vesikalı Yarim par Groupama, pour la 6ème année consécutive, a réuni de très nombreux convives venus découvrir ou redécouvrir l’actrice star Türkân Şoray, ainsi que son partenaire masculin Izzet Gunay.
Vesikalı Yarim, que l’on pourrait traduire par “mon amour de prostituée” a été réalisé par Lütfi Ö. Akad en 1968, et réunissait à l’écran Türkân Şoray, déjà très célèbre à cette époque et Izzet Gunay, jeune premier des années 60. Cette histoire d’un amour impossible, entre une très belle femme qui vend ses charmes et un jeune marchand de fruits naïf et romantique nous transporte dans les années 60, et pendant presque deux heures, au son d’une musique traditionnelle, le charme des personnages, et leur jeu d’acteur un peu surjoué et désuet aujourd’hui, nous emplit d’émotion. Le film a été très applaudi par l’ensemble des spectateurs, émus de revoir leur patrimoine cinématographique ainsi restauré et sauvegardé, car cette soirée était l’occasion avant tout de célébrer les travaux de restauration des vieux films mis en oeuvre par Sami Şekeroǧlu, l’un des professeurs de cinéma émérite de l’université des beaux-arts Mimar Sinan, grâce au soutien de Groupama.
Pour tous ceux qui ne la connaissent pas, Türkân Şoray est l'une des plus célèbres actrices turques. Depuis ses débuts à 15 ans dans les années 1960, elle est apparue dans plus de 200 films, dont de nombreux premiers rôles, et a collectionné les prix dans les festivals nationaux et internationaux. Elle reste l’une des principales interprètes de la période dite “Yesilçam”. Surnommée "la Sultane", elle peut se prévaloir de très nombreux fans dévoués à travers la Turquie et dans toutes les générations.
La projection du film à l'université Mimar Sinan a été précédée d’un cocktail qui réunissait de nombreuses personnalités prestigieuses dont l’Ambassadeur de France Laurent Bili, le Consul général de France Hervé Magro et son épouse, le recteur adjoint de l’université de Galatasaray Jean-Jacques Paul et son épouqz, le directeur général de Groupama Ramazan Ülger ainsi que la directrice adjointe française Elisabeth Gehringer, la directrice du festival IKSV Azize Tan, des intellectuels et de très nombreuses autres personnes du monde du cinéma turc. Lors du discours précédant la projection du film, le professeur de cinéma Sami Şekeroǧlu a rappelé aux invités que “le système de restauration des vieux films est très développé en Turquie et est l’un des meilleurs du monde. Six grands classiques ont déjà été restaurés et il en reste encore 10.000 qui attendent de l’être un jour, et qui sont gardés en attendant dans les sous-sols de l’université.”
Quelques photos retraçant la soirée du lundi 8 avril :

mercredi 27 février 2013

Istanbul: à partir du 28 février: rétrospective Michael HANEKE

Rétrospective Michael Haneke

Thématique Cinéma
Date de debut 2013.02.28
Date de fin 2013.03.14
Intro Une rétrospective de l’œuvre de Michael Haneke sera présentée pour la première fois en Turquie grâce au partenariat entre le Cinéma Istanbul Modern, l'Institut français, le Goethe Institut et le Forum Culturel Autrichien. Né en 1942 à Munich, le réalisateur et scénariste autrichien Michael Haneke, un des réalisateurs les plus importants du cinéma européen, a signé de nombreuses co-productions franco-allemandes primées dans les festivals les plus prestigieux. "Le Ruban Blanc" ou encore "Amour" qui ont remporté en 2009 et 2012 la Palme d'Or, classent ainsi le cinéaste parmi les rares réalisateurs à avoir été doublement primés au Festival de Cannes.
Description INSTITUT FRANCAIS

Mardi 5 mars :
19h : Caché

Mercredi 6 mars :
19h : Code inconnu

Jeudi 7 mars :
19h : La pianiste


Samedi 9 Mars :
15h : Le temps du loup
18h : “Funny Games”

ISTANBUL MODERN

Jeudi 28 février :
13h : Fraulein: A German Melodrama
15h : Funny Games
17h : Amour

Vendredi 1er mars :
13h : Rebellion
15h : Le temps du loup
17h : Bulk Garbage

Samedi 2 mars :
13h : Caché
15h : Variation
17h : Funny Games US

Dimanche 3 mars :
13h : Bulk Garbage
15h : Code inconnu
17h : La Pianiste

Mardi 5 mars :
13h :Lemmings 1 - Arcades
15h : Lemmings 2 - Injuries
17h : Le Septième continent

Mercredi 6 mars :
13h : Rebellion
15h : After Liverpool
17h : Variation

Jeudi 7 mars :
13h : Who was Edgar Allan?
15h : Benny’s Video
17h : White Ribbon
19h30 : Le Chateau

Vendredi 8 mars :
13h : Three Paths to the Lake
15h : Fraulein: A German Melodrama
17h : Who was Edgar Allan?

Dimanche 10 mars :
13h : The Castle
15h : Three Paths to the Lake
17h : White Ribbon

Jeudi 14 mars :
13h : Lemmings 1 - Arcades
15h : Lemmings 2 - Injuries
17h : 71 Fragments d'une chronologie du hasard
19h : Amour
Contact info@istanbulmodern.org
Adresse Istanbul Museum of Modern Art
Meclis-i Mebusan Cad. Liman Isletmeleri Sahasi Antrepo 4
Karaköy - Istanbul
Lien http://www.istanbulmodern.org/dosya/1098/haneke-poster-prg_1098_4713217.pdf
Posté par MA

mercredi 20 février 2013

IZMIR ce soir: film "la fille de Monaco"

"La fille de Monaco"

Thématique Cinéma
Date de debut 2013.02.20 18h30
Date de fin 2013.02.20
Intro L'institut français d'Izmir diffuse mercredi le film "La fille de Monaco".
Description Sorti en 2008, cette comédie dramatique est réalisée par Anne Fontaine et met en scène Fabrice Luchini, Roschdy Zem et Louise Bourgoin.
L'entrée est libre, le film est en français, sous-titré en Anglais et dure 1h 35min.
Contact 0.232.466.00.13
Adresse Cumhuriyet Bulvari No: 152, Alsancak -
Izmir
Lien http://ifturquie.org/fr/index.php/events/view/1043
Posté par MA

vendredi 15 juin 2012

"CAN" film turc remarqué au festival de Bruxelles


Spécial Brussels Film Festival 2012
Can de Rasit Celikezer
Genre : Drame
Avec Selen Ucer, Serdar Orcin, Berkan Demirbag, Erkan Avci, …
Cemal est une figure paternaliste turque, mais malheureusement il vient d’apprendre qu’il est stérile et qu’il n’aura jamais d’enfant. Pour sauver la face, il convainc sa femme de porter un faux ventre et d’adopter un vrai bébé par des moyens plutôt douteux. Quand Can, l’enfant arrive et que la mère le rejette, Cemal s’enfuit laissant sa femme, Ayse et le bébé se débrouiller tout seul et recommencer sa vie. Autant Ayse est abandonnée de tous et tente de jongler entre l’enfant et un travail, autant Cemal va se hisser socialement et professionnellement.
Les films sont turcs sont souvent originaux et sont par la même occasion souvent des bonnes surprises. Il n’y a pas à dire, le cinéma bouge par là depuis plusieurs années ! Avec Can, Rasit Celikezer joue gros en s’interrogeant sur la place du père dans la société turc actuelle et le drame qu’une stérilité de l’homme peut engendrer dans un couple pourtant pas si rétrograde. Celikezer ne s’arrête pas en si bon chemin, et interroge le spectateur sur la culpabilité d’une telle situation, sur les priorités a accorder à un enfant dans sa vie. De ce point de vue, Can est une totale réussite.

L’originalité scénaristique est de faire coïncider la vie passée et la vie future pour troubler le public et arriver au fur et à mesure à la solution finale. Le procédé est intéressant quoique troublant. La différence sociale entre la femme abandonnée de tous et l’homme qui a refait sa vie brillamment est d’autant plus injuste quand ils se retrouveront plusieurs années plus tard : Cemal est beau et riche, Ayse est pauvre et pas très jolie, ne s’occupant pas d’elle. Mais celui qui se rendra compte de son malheur n’est pas forcément celui que l’on croit. La femme se rendant compte au fur et à mesure du film, de son bonheur et de découvrir de l’amour pour son « fils », devenant ainsi de plus en plus belle tandis que Cemal va récolter la monnaie de sa pièce et va voir tout s’effondrer autour de son petit monde pourtant si parfait.
L’interprétation, dans ce type de film, est importante. Et malgré des rôles touchants et impeccables chez les adultes, celui qui porte finalement le film à bout de bras, c’est Berkan Demirbag ou Can, le petit garçon adopté : bouille mignonne, visage expressif, il est le centre de l’histoire et il la sublime. Sans celui-ci, toutes l’histoire paraîtrait bien fade.
Bien fade, car là ou le film perd de sa superbe, c’est sur la longueur. Beaucoup de film à vocation sociale ont tendance à jouer les prolongations pour obtenir une durée de film satisfaisante. Le résultat est ici que l’on exprime parfois une légère lassitude devant un scénario où l’on ne perçoit pas le but.

Finalement, Can, est une belle surprise du cinéma turc (primé d’ailleurs au Festival de Sundance) qui malgré quelques lenteurs, est sublimé par le charisme du petit garçon qui conquerra vos cœurs comme il a attrapé celui de sa mère. Les dernières minutes et le générique du film seront en ce sens, quelques minutes de pure beauté et d’émotion.

vendredi 25 mai 2012


Karagöz, théâtre d’ombre et cinéma avant la lettre

Du 3 au 13 mai dernier s’est tenu à Istanbul le Festival international de marionnettes. Depuis maintenant quinze ans, c’est dans la patrie de Karagöz qu’a lieu cette manifestation internationale qui rend hommage à une forme spécifique, mais non mineure, du quatrième art. Karagöz est le nom d’un des personnages principaux du théâtre d’ombre traditionnel turc, et, par extension, de cet art lui-même. Le théâtre, dans son acception commune («pièces de théâtre»), est un phénomène récent dans la culture arabo-musulmane : c’est un art d’importation, venu d’Occident au XIXe siècle. D’autres traditions existaient néanmoins, dont le théâtre de marionnettes, et, singulièrement, le théâtre d’ombre, khayâl al-dhill, littéralement, «spectre de l’ombre». Des ouvrages mentionnent son existence en Iran, en Syrie et en Espagne à partir du XIIe siècle. Il est également attesté en Egypte au XIIIe siècle, trois pièces nous étant parvenues, dues à un certain Muhammad Ibn Daniel, ophtalmologue de son état, détail qui n’est sans doute pas fortuit. C’est de cette même Egypte que viendra Karagöz, «œil noir» ou «œil aveugle», précisément. Le chroniqueur mameluk Ibn Iyâs affirme en effet que l’art du théâtre d’ombre se serait diffusé en Anatolie à la suite de la conquête de l’Egypte par le sultan ottoman Selim Ier en 1517. Son origine première est plus lointaine : l’Inde, Java ou la Chine, par la route maritime de la soie, sur laquelle régnaient en maîtres les marchands musulmans. A l’appui de la thèse indienne, le fait que le personnage de Karagöz soit un Gitan et la prédominance, dans le jargon technique des montreurs d’ombre, des mots d’origine rome, une langue originaire du Rajasthan. Néanmoins la forme du théâtre d’ombre musulman correspond davantage au type chinois.
Karagöz, un Gitan populaire et plein d’esprit
Les montreurs d’ombre, quant à eux, attribuent l’invention de leur art à leur saint patron, cheikh Mehmet Küsteri, qui serait enterré à Bursa, en Anatolie. C’est à tout le moins dans cette région, ainsi que dans la nouvelle province ottomane d’Egypte que fleurira à partir du XVIe siècle l’art du Karagöz, mais aussi ailleurs dans l’Empire, et notamment en Algérie (Karakûz), en Tunisie (Karakûz) et en Grèce (Karagiozis). Il connaîtra son apogée au XVIIe siècle. Il sera encore vivace au début du XXe siècle, avant de pratiquement disparaître avec l’émergence de nouveaux écrans animés : le cinéma et la télévision… Le principe, en effet, n’est pas fondamentalement différent. Derrière une toile de coton blanc rétroéclairée, des silhouettes (tasvir) s’animent, qui racontent une fiction. Faites de cuir fin, elles sont translucides, bleues, vertes, rouges, brunes, jaunes, sortes de scènes de vitraux que met en mouvement le montreur d’ombres (hayali). Il est généralement accompagné par deux musiciens, l’un au ney, l’autre au tambourin. L’intrigue, souvent menue, est ainsi servie par le chant, la musique, ou la poésie. Mais le plus souvent, il s’agit pour le montreur d’amuser les spectateurs réunis à l’occasion des veillées ramadanesques ou de quelque fête privée (circoncision ou mariage, notamment). Karagöz, le Gitan bourru (mais loin d’être stupide) s’oppose à son alter ego Hacivat, le citadin à l’accent si urbain, mais qui est sans doute un peu candide. Autour de ce duo, une kyrielle de personnages qui sont autant de types ottomans : le bucheron anatolien, l’usurier juif, le marin laze... De leurs différences dialectales naissent jeux de mots et quiproquos, qui, des siècles durant, auront amusé les petits et les grands, les princes et les mendiants.
Tunis

lundi 21 mai 2012

CANNES COMME SI VOUS Y ETIEZ


Ceylan-Cannes, amour partagé

Festival de Cannes, Quinzaine des réalisateurs. La Quinzaine des réalisateurs a décerné le carrosse d’or au cinéaste turc Nuri Bilge Ceylan. Il a donné une leçon de cinéma précédée de la projection de son film, Nuages de mai.
En 2003, Cannes vit un événement : la présentation d’Uzak, le premier film turc en compétition depuis la palme d’or décernée à Yilmaz Güney pour Yol, puis la présentation de son ultime film, le Mur. Vingt ans auparavant. Son réalisateur, Nuri Bilge Ceylan, apporte un ton nouveau. Après un court-métrage, Koza (Cocon, 1995), déjà en compétition, il n’a cessé d’étonner ceux qui sont prêts à s’aventurer sur les chemins de traverse. Dans ses deux premiers longs-métrages, Kasaba (la Petite Ville, 1998) et Mayis Sikirtisi (Nuages de mai, 2000), il évoque l’enfance puis l’adolescence à la campagne. Couvert de prix nationaux et internationaux, Nuri Bilge Ceylan se devait d’arriver en haut des marches. Uzak, grand prix du Festival de Cannes et double prix d’interprétation masculine pour Muzaffer Özdemir et Mehmet Emin Toprak, lui permet d’entrer dans la cour des grands. Iklimler (les Climats, 2006), présent à Cannes, y reçoit le prix de la Fipresci. Ceylan, qui en est l’interprète principal, réalise son œuvre la plus libre, poussant à l’extrême la veine traditionnellement ­réaliste du cinéma turc.
Avec Üç maymun (les Trois Singes, 2008), également dans la compétition cannoise, Ceylan propose un travail d’artiste à la liberté inconditionnelle. Avec son opérateur, Gökhan Tiryaki, il innove dans l’utilisation de la haute définition cinémascopique, mettant les nouvelles techniques au service de l’approfondissement du rendu à l’image de paysages mentaux face au non-sens de l’existence. À l’été 2009, nous réalisons l’ampleur de son travail lors d’une exposition de ses photos en format scope au Festival de La Rochelle. Ce sera le format utilisé dans son dernier film, Il était une fois en Anatolie – grand prix ex aequo avec les frères Dardenne l’an dernier à Cannes –, qui le fait revenir de manière magistrale vers la Turquie de son enfance, asiatique et méconnue, dont l’autopsie ­révèle les zones d’ombre. Et nous ­rappelle les photographies issues de la grande tradition des dessinateurs orientaux et extrême-orientaux du XVIIIe siècle, dont les personnages font partie intégrante du paysage.
Michèle Levieux