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mardi 14 février 2017

New Nuri Bilge Ceylan film receives biggest grant from directorate

The General Directorate of Cinema has announced that it will give a total of 25.6 million Turkish Liras in financial support to 30 projects this year, with the biggest share being granted to the latest film by internationally recognized director Nuri Bilge Ceylan’s “Ahlat Ağacı” (The Wild Pear). 

Ceylan’s latest film “Ahlat Ağacı,” is a Turkey-France joint production and will be granted 2 million liras. 

Starring Hazar Ergüçlü, the film tells the story of a young girl who returns to her hometown to collect money for the printing of her book but is faced with the debts left by her late father. The film also received support from the Arte France Cinema. 

Another project that will receive support from the ministry is director Derviş Zaim’s “Flaş Bellek” (Flash Memory), which will be granted 1.5 million liras. The same budget will also be granted to Can Ulkay’s “Ayla.” 
The ministry will also grant a total of 6.2 million liras for a variety of directors’ first feature films, taken from the 25.6 million total.

At a meeting due to be held between March 8 and 10, the ministry will evaluate other projects including those related to documentaries, short films, research and development, scenarios and dialogues.
February/02/2017

dimanche 27 novembre 2016

A ne pas rater cette semaine sur nos chaînes télé: WINTER SLEEP

 lundi 20h50 sur ARTE
Aydin, comédien à la retraite, tient un petit hôtel en Anatolie centrale avec sa jeune épouse Nihal, dont il s’est éloigné sentimentalement, et sa sœur Necla qui souffre encore de son récent divorce. En hiver, à mesure que la neige recouvre la steppe, l’hôtel devient leur refuge mais aussi le théâtre de leurs déchirements...
Titre original Kis Uykusu
Réalisateur: Nuri Bilge Ceylan

lundi 21 mai 2012

CANNES COMME SI VOUS Y ETIEZ


Ceylan-Cannes, amour partagé

Festival de Cannes, Quinzaine des réalisateurs. La Quinzaine des réalisateurs a décerné le carrosse d’or au cinéaste turc Nuri Bilge Ceylan. Il a donné une leçon de cinéma précédée de la projection de son film, Nuages de mai.
En 2003, Cannes vit un événement : la présentation d’Uzak, le premier film turc en compétition depuis la palme d’or décernée à Yilmaz Güney pour Yol, puis la présentation de son ultime film, le Mur. Vingt ans auparavant. Son réalisateur, Nuri Bilge Ceylan, apporte un ton nouveau. Après un court-métrage, Koza (Cocon, 1995), déjà en compétition, il n’a cessé d’étonner ceux qui sont prêts à s’aventurer sur les chemins de traverse. Dans ses deux premiers longs-métrages, Kasaba (la Petite Ville, 1998) et Mayis Sikirtisi (Nuages de mai, 2000), il évoque l’enfance puis l’adolescence à la campagne. Couvert de prix nationaux et internationaux, Nuri Bilge Ceylan se devait d’arriver en haut des marches. Uzak, grand prix du Festival de Cannes et double prix d’interprétation masculine pour Muzaffer Özdemir et Mehmet Emin Toprak, lui permet d’entrer dans la cour des grands. Iklimler (les Climats, 2006), présent à Cannes, y reçoit le prix de la Fipresci. Ceylan, qui en est l’interprète principal, réalise son œuvre la plus libre, poussant à l’extrême la veine traditionnellement ­réaliste du cinéma turc.
Avec Üç maymun (les Trois Singes, 2008), également dans la compétition cannoise, Ceylan propose un travail d’artiste à la liberté inconditionnelle. Avec son opérateur, Gökhan Tiryaki, il innove dans l’utilisation de la haute définition cinémascopique, mettant les nouvelles techniques au service de l’approfondissement du rendu à l’image de paysages mentaux face au non-sens de l’existence. À l’été 2009, nous réalisons l’ampleur de son travail lors d’une exposition de ses photos en format scope au Festival de La Rochelle. Ce sera le format utilisé dans son dernier film, Il était une fois en Anatolie – grand prix ex aequo avec les frères Dardenne l’an dernier à Cannes –, qui le fait revenir de manière magistrale vers la Turquie de son enfance, asiatique et méconnue, dont l’autopsie ­révèle les zones d’ombre. Et nous ­rappelle les photographies issues de la grande tradition des dessinateurs orientaux et extrême-orientaux du XVIIIe siècle, dont les personnages font partie intégrante du paysage.
Michèle Levieux