vendredi 8 juin 2012

ETUTEK: association pour les étudiants franco-turcs


Étutek rapproche les étudiants franco-turcs juin 6, 2012

Posted by Acturca 
Ouest France
6 juin 2012, Nantes
Cette association a fêté sa création, dimanche, à Nantes. Elle regroupe une soixantaine de jeunes Bretons et Ligériens.
Étutek : « étu » pour étudiant et « tek » pour « seul » en turc. Ce qui donne en français : es-tu seul ? « Un questionnement pour interpeller tous les étudiants franco-turcs des régions Bretagne et Pays de la Loire », dit Tuba Bengu, en cinquième année d’odontologie à Brest.
Étutek : le nom de la nouvelle association qu’elle préside. « On est là pour renforcer les liens d’amitié entre la culture française et la culture turque (à travers des projets socioculturels), explique Tuba Bengu. On veut favoriser le dialogue entre les étudiants français d’origine turque. »
Ceux-ci étaient « une bonne trentaine (sur les 60 que compte l’asso) », dimanche dernier, au siège de l’Association culturelle turque de Nantes et d’Étutek (21 bis, boulevard du Bâtonnier-Cholet). Étutek fêtait son inauguration, à grand renfort de pâtisseries turques.
La présidente continue de présenter son asso : « On est là pour montrer la voie des études aux lycéens français d’origine turque. » Seulement « 4 % des jeunes français d’origine turque font des études supérieures, souligne Hidayet Gündogdu, 21 ans, en master 1 comptabilité – contrôle – audit à l’université de Nantes… Et trésorier d’Étutek. Il y a autre chose que le bâtiment et la restauration rapide. »
« On peut s’intégrer dans la société », assure la jeune Elif, en BTS opticien – lunetier à Nantes. « Notre but, c’est le vivre ensemble », affirme Muhammed, 20 ans, étudiant en deuxième année de droit à Rennes.
Orhan Bas, 47 ans, médecin généraliste dans le Finistère, a conclu son intervention par un poème de Yunus Emre : « Venez et faisons connaissance, rendons aisé le malaisé. Aimons et tâchons d’être aimé. Ce monde n’appartient à personne. » Orhan Bas prône « le dialogue, toujours le dialogue : tout le monde y sera gagnant ». Il dit « au revoir » en breton et « merci » en turc : « Kenavo. Tesekkür ederim. »
Contact. Hidayet Gündogdu, tél. 06 78 38 07 90 ; etutek.grandouest@gmail.com.

10eme Olympiades de la langue turque


Coup d’envoi grandiose des 10e Olympiades de la langue turque


La 10e édition des Olympiades de la langue turque a débuté mercredi 30 mai avec de splendides cérémonies organisées dans plus de 40 villes de Turquie. Les Olympiades réunissent chaque année des centaines d’élèves étrangers issus d’établissements turcs du monde entier.
1.500 élèves originaires de 135 pays sont venus en Turquie participer aux 10e Olympiades de la langue turque organisées par l’Association internationale pour l’éducation turque (TÜRKÇEDER). Si la compétition, qui va se poursuivre jusqu’au 14 juin, aura lieu principalement à Istanbul et à Ankara, des activités sont prévues dans 41 autres villes du pays. Le thème des Olympiades de cette année est «Main dans la main pour l’humanité» (Insanlik için el ele). Les cérémonies d’inauguration des Olympiades ont eu lieu mercredi dans plusieurs villes du pays, à l’instar de Rize, Sivas, Tokat, Eskisehir et Diyarbakir. A Rize, ils étaient quelques 20.000 personnes à y assister, dont le ministre du Commerce et des Douanes Hayati Yazici. A Malatya 70 élèves venus de 18 pays sont montés sur scène au stade Inönü pour la cérémonie d’inauguration. Le ministre des Sports Suat Kiliç a tenu à cette occasion à rendre hommage aux enseignants pour les efforts fournis au sein des écoles turques à travers le monde. La cérémonie d’inauguration principale a eu lieu à l’hôtel Four Seasons dans le district de Besiktas à Istanbul. Le président du comité d’organisation des Olympiades, Mehmet Saglam, a déclaré dans son allocution d’ouverture que les élèves qui participent à ces Olympiades avaient tous fait l’objet d’une sélection au sein des écoles turques internationales dans 135 pays. Il a ainsi rappelé que chacun avait été sacré champion dans son pays, et que la compétition qui se tient en Turquie devra nommer à son tour le champion des champions. Chaque année, environ 15.000 élèves de par le monde se préparent pour l’événement, affrontant dans leurs pays d’origine une concurrence féroce dans le but de se rendre en Turquie et participer aux Olympiades. Les responsables de chaque pays ont ainsi sélectionné les meilleurs élèves pour les représenter aux Olympiades. A l’issue de ce discours d’ouverture, les élèves ont fait la joie des invités en interprétant des chansons nostalgiques et des poèmes turcs, et en exécutant des danses folkloriques. Le ministre de l’Education Ömer Dinçer, qui s’est exprimé à la fin de la cérémonie, a dit combien il était fier de voir des élèves du monde entier réunis sous le drapeau turc. Il a déclaré enfin que les Olympiades étaient l’un des plus beaux moyens de promouvoir la paix, l’amitié et la fraternité.
Istanbul

en turc: KAYSERİ’DE DEPREM OLSA NE OLURDU?


KAYSERİ’DE DEPREM OLSA NE OLURDU? (foto galeri)
KAYSERİ’DE DEPREM OLSA NE OLURDU? (foto galeri)
KAYSERİ’DE GERÇEĞİ ARATMAYAN DEPREM TATBİKATI
Kayseri Afet ve Acil Müdürlüğü ile Kayseri Ulusal Medikal Kurtarma ekibinin birlikte gerçekleştirdiği deprem tatbikatı gerçeğini aratmadı.
Deprem tatbikatında enkazda canlı arayan ekipler, “Sesimi duyan var mı?” diye bağırdı. Ekipler ardından beton kırma makinesiyle betonları kırarak ve makasla demirleri keserek canlı aradı. Ekipler, uzun uğraşlar sonrasında enkaz altında yatan Kayseri Ulusal Medikal Kurtarma Ekibi’nden Meltem Arslankurt’a ulaştı. Arslankurt’un enkazdan çıkarılmasıyla tatbikat sona erdi.
Tatbikat sonrası açıklama yapan İl Sağlık Müdürlüğü Acil Sağlık Hizmetleri Kayseri Şubesi Müdürü Hakkı Adaş, “Ulusal Medikal kurtarma ekibi 1999 Marmara Depremi’nden sonra Sağlık Bakanlığı tarafından kurulmuş, gönüllülük esasına dayanan bir birim. Bu birimde çalışan arkadaşlarımız acil müdahale, acil tıbbi yardımı, olay yeriyle ilgili eğitimlerini tamamlayıp tamamen gönüllülük faaliyeti göstermektedir” diye konuştu.
İl Afet ve Acil Müdürlüğüyle birlikte tatbikatı gerçekleştirdiklerini belirten Adaş, “Afetin ne zaman, nerede karşımıza çıkacağı belli olmuyor. İl Afet ve Acil Müdürlüğüyle birlikte birbirimizi tanımak ve hazırlıklı olmak adına enkaz başında, enkaz güvenliği, yaralı-canlı arama ve enkaz güvenli bir şekilde terk etme konularını içeren bir eğitim tatbikatı yaptık” ifadelerini kullandı.
Ulusal Medikal Kurtarma Ekibi Üyesi Meltem Arslankurt ise, “Afet ve Acil ekipleriyle birlikte bir eğitim tatbikatı gerçekleştirdik. Ben de burada yaralı rolü üstlendim. Burada enkaza nasıl yaklaşılır, sağlıklı bir şekilde yaralı nasıl çıkarılır, bunları öğrenmek ve yeni katılımcıların tecrübelerini artırmak adına böyle bir tatbikat gerçekleştirdik” şeklinde konuştu.
Ulusal Medikal Kurtarma Ekibi Sorumlusu Nazif Gümüşsoy da, “Bugün arkadaşlarla birlikte bir tatbikat yaptık. Birlik ve beraberlik içinde nasıl çalışabiliriz, nasıl daha güzel şeyler yapabiliriz, bunu görmek istedik. Ekip olarak Kayseri’de 61 kişiyiz. Biz olası afetlere 24 saat hazırlıklıyız. Şu anda hiçbir sıkıntımız yok” dedi. (İHA)

ISTANBUL SHOPPING FESTIVAL - La société de consommation poussée à l’extrême


ISTANBUL SHOPPING FESTIVAL - La société de consommation poussée à l’extrême

Pour la 2ème année consécutive, Istanbul accueille à partir de demain samedi 9 juin le festival du shopping (Istanbul Shopping Fest). Pendant 21 jours et 21 nuits, impossible de résister à l’appel du shopping. Tous les centres commerciaux de la ville évidemment, mais aussi des centres stratégiques tels que Taksim, Nişantaşı, Şişli, Bakırköy, Fatih, Bahariye et la Bagdat Caddesi arboreront les couleurs de ce festival. L’année dernière, pas moins de 5 millions de visiteurs turcs et étrangers ont arpenté les magasins pendant ces 3 semaines, et pour cette édition les organisateurs espèrent dépasser ce chiffre. A cette occasion, de nombreux évènements sont organisés à travers toute la ville; des concerts, des spectacles de rues, des shows, des promotions spéciales jusqu’à 50% sur la nouvelle collection seront proposés, et le clou de ce festival est sans conteste l’ouverture chaque weekend d’un centre commercial sur la rive asiatique ainsi que sur la rive européenne et ce durant toute la nuit.
Meriem Draman (www.lepetitjournal.com/istanbulvendredi 8 juin 2012

TRANSES ET DESORDRES AU QUAI BRANLY

Du 8 au 17 juin 2012


En écho à l’exposition « Les Maîtres du désordre », le théâtre Claude Lévi-Strauss met en lumière certaines des traditions chamaniques et cultes de possession qui se caractérisent bien souvent par une forte dimension spectaculaire : des êtres humains, prêtres ou simples initiés, sont habités le temps d'un rituel par un esprit ou une divinité et se retrouvent à jouer un rôle dans un théâtre dont la dramaturgie, les règles et les codes varient selon les cultures.


Le musée du quai Branly met à l'honneur la tradition indienne du Sankirtana, rituel vishnouite rarement présenté à l'étranger, ainsi que la tradition soufie avec une cérémonie d'un village de Haute-Egypte.

Enfin, différentes activités sont proposées par la compagnie du chorégraphe et danseur Pedro Pauwels autour de La Danse de la sorcière de Mary Wigman et accompagnent, en accès libre, ces deux spectacles, du 15 au 17 juin 2012.


Sankirtana - chants et tambours du Manipur - Inde
Théâtre Claude Lévi-Strauss

Vendredi 8, samedi 9 juin 2012 à 20h et dimanche 10 juin à 17h

Sankirtana, ou Nata Sankirtan, est le nom d’une cérémonie rituelle particulière aux communautés hindoues du Manipur, état du Nord-est de l’Inde. Nata veut dire danse et sankirtana signifie chant en chœur de forme responsoriale. Le Sankirtan est un cercle de prières, une glorification de la déité par des chants, des danses, de la cantillation et une virtuosité dans le jeu des tambours. Dans d’autres traditions, dans d’autres cultures, c’est par la répétition du nom de la divinité que le chantre lui rend hommage et peut chercher à l’atteindre. Dans cette tradition de l’hindouisme vishnouite, c’est dans la récitation et le chant de textes qui évoquent Krishna que l’hommage est rendu.

Présent à toutes les étapes qui marquent le cycle de la vie, le rituel du Sankirtana accompagne les hommes depuis leur naissance jusqu’à la mort, ainsi que lors de toutes les fêtes religieuses, notamment celles qui ont lieu au moment des équinoxes.

Rarement présenté à l’étranger, et jamais dans sa forme intégrale, le Sankirtana est un joyau du patrimoine culturel immatériel qui subjugue par la beauté des voix et des chants, des danses et des rythmes qui s’accélèrent en crescendo, et l'expression gestuelle d’une sobriété élégante et épurée.


Au coeur du Nil Soufi - chants et danses de Haute Egypte
Théâtre Claude Lévi-Strauss

Mercredi 13 juin 2012 à 19h, jeudi 14, vendredi 15, samedi 16 juin à 20h et dimanche 17 juin à 17h

Une cérémonie dans un village de Haute-Egypte, dans la région de Louxor

Avec les munshiddin (chanteurs religieux) Sheir Hamid Hossein Ahmad, Sheikh Saoud et Sheikh Ghanan, ainsi qu’une quinzaine d’artistes.

Ce spectacle introduit par des images filmées, nous entraine dans l’univers des dhikr-s et hadra-s (les cérémonies soufies), un univers qui, grâce à la richesse des traditions populaires de Haute-Egypte, est unique dans le monde arabe.

Sur la place d'un village, une scène rudimentaire est dressée. Quelques bancs de bois accolés, des guirlandes d'ampoules en guise d'éclairage... La voix du munshid domine, sans cesse refaçonnée, privilégiant avant tout l'émotion loin du formalisme académique. Il recherche avant tout à communiquer ses sentiments, il recherche l'extase. En face, comme les guerriers d'une tribu antique, les hommes enturbannés penchent lentement leurs corps de gauche à droite, d'avant en arrière, c'est l'ébauche d'un tournoiement intense des bras et des épaules. La respiration haletante et saccadée devient anarchique et bientôt exultante et expiatoire.
Réalisation artistique : Alain Weber


Projet Sors : autour de la Danse de la sorcière de Mary Wigman
Du vendredi 15 au dimanche 17 juin 2012

Proposé par le chorégraphe Pedro Pauwels
Au programme : conférences, projections, ateliers et étapes de présentation

En accès libre, dans la limite des places disponibles

Qui sont aujourd’hui les « Maîtres du désordre » ? Comment les chorégraphes contemporains conçoivent-ils la construction d'un équilibre entre sagesse et excès, règle et transgression ? Entre forces positives du chaos dans l’intérêt du « vivre ensemble », et détournement de ces énergies troublantes, comment les chorégraphes s’emparent-ils aujourd’hui de ces questions ?

A partir de La Danse de la sorcière de Mary Wigman (1926), plusieurs chorégraphes seront invités à questionner, les rôles du rythme, de l’énergie et du geste au service d’un art de l’envoûtement, de l’enchantement et de la passion et invités à construire chorégraphiquement leur vision d’un sorcier(ère) d’aujourd’hui avec l’interprète Pedro Pauwels.


Visages de la transe - Conférence d'Annie Suquet, historienne de la danse
Salle de cinéma
Vendredi 15 juin 2012 à 18h30

De l'exploration du tournoiement hypnotique et de la chute répétée chez l'Allemande Mary Wigman, à celle de l'envoûtement rythmique chez les chorégraphes afro-américains Asadata Dafora et Katherine Dunham, les techniques de la transe constituent des jalons importants dans l'évolution des visages de la modernité en danse.


Work in progress autour du solo "Sors"

Foyer du théâtre et théâtre de verdure
Samedi 16 juin 2012 à 14h30

Autour du solo « Sors » interprété par Pedro Pauwels et chorégraphié par Carlotta Ikeda, projet de relecture(s) du solo mythique La Danse de la Sorcière (Hexentanz I, 1914, et Hexentanz II, 1926) de Mary Wigman avec Carlotta Ikeda, Pedro Pauwels, Annie Suquet et Claire Rousier.

Atelier Tours et étourdissements / chutes et pertes de conscience
par Pedro Pauwels - Atelier 1
Samedi 16 juin 2012 à 16h30

Atelier Les figures de l'obscurpar Carlotta Ikeda - Atelier 2 et 3
Samedi 16 juin 2012 à 16h30

Atelier Rythmes et transes
par Elsa Wolliaston - salle de cours 2
Samedi 16 juin 2012 à 16h30

Improvisations avec Carlotta Ikeda, Elsa Wolliaston et Pedro Pauwels
à partir des thèmes de leurs ateliers - Théâtre de verdure
Dimanche 17 juin 2012 à 18h30

Conférence Danses de possession, transe rythmique, extase : la danse moderne en quête du "primitif", par Annie Suquet - salle de cinéma
Dimanche 17 juin 2012 à 14h30

Atelier pour les enfants
par Pedro Pauwels - salle de cours 2
Dimanche 17 juin 2012 à 15h

La place de l’occultisme comme source d'inspiration chorégraphique
Projections de la Cinémathèque de la danse - salle de cinéma
Dimanche 17 juin 2012 à 15h30


TRANSES ET DESORDRES - Cycle de spectacles


Du vendredi 8 au dimanche 17 juin 2012

Plein tarif : 15 € // Tarif réduit : 10 €
Les ateliers et conférences dans le cadre du « Projet Sors » sont en accès libre, dans la limite des places disponibles.


Musée du quai Branly

37, quai Branly
75007 Paris

www.quaibranly.fr

jeudi 7 juin 2012

Programme de juin de l'IFEA


Thématique Conférences
Date de debut 2012.06.01
Date de fin 2012.06.30
Intro Retrouvez le programme du mois de juin de l'IFEA (Institut Français des Etudes Anatoliennes) sur le site internet
Description Le détail du programme sur le site internet de l'IFEA
Contact ifea@ifea-istanbul.net
Adresse Institut Français d'Études Anatoliennes
Palais de France
Nur-i Ziya Sokak, 10 P.K.54
Beyoglu Istanbul Turquie
Lien http://www.ifea-istanbul.net/index.php?option=com_gcalendar&view=gcalendar&Itemid=286&lang=fr#year=2012&month=6&day=1&view=month
Posté par margaux
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ADP et TAV


Le PDG d’Aéroports de Paris, Pierre Graff, était à Istanbul hier, quelques semaines après l’acquisition par le groupe de 38% du premier opérateur turc d’aéroports TAV. Un investissement qui s’inscrit dans la stratégie internationale de l’entreprise et propulse ADP dans le trio de tête des groupes aéroportuaires au plan mondial
Il est loin, le temps où Aéroports de Paris n’avait d’yeux que pour ses terminaux parisiens. Par l’intermédiaire de ses filiales (ADPM et ADPI), le groupe créé en 1945 par le général de Gaulle gère aujourd’hui 37 aéroports dans le monde, directement ou non, drainant près de 180 millions de passagers chaque année.
“Il n’y a pas d’urgence”, tempère le PDG, Pierre Graff. “Mais viendra un jour où nos aéroports parisiens seront pleins (…) et une entreprise qui n’a plus de croissance est une entreprise qui meurt. Il n’est donc pas idiot de chercher des relais de croissance dans des pays qui n’ont pas fini d’émerger.” Quelles cibles? Des aéroports de taille “significative” (plus de 10 millions de passagers), à forte croissance, dans des pays de l’OCDE ou des BRIC (Brésil, Russie, Inde, Chine).
L’aéroport Atatürk, un morceau de choix
La Turquie, dont le PIB a progressé de 8,5% l’an dernier, est un marché prometteur pour ADP, qui s’est donné pour objectif de prendre au moins trois participations significatives dans le monde à l’horizon 2015. Première étape accomplie avec l’acquisition en mai de 38% de TAV Airports, leader aéroportuaire turc, pour 874 millions de dollars (700 millions d’euros). ADP met aussi la main sur 49% de TAV Construction, pour un montant de 49 millions de dollars.
Le groupe réalise en Turquie la plus importante opération de croissance externe de son histoire. L'aéroport Atatürk d'Istanbul est le morceau de choix des dix plates-formes aéroportuaires que compte le portefeuille de TAV. Cet aéroport accueille chaque année plus de 37 millions de passagers, contre neuf millions à Ankara et trois millions à Izmir. Tous offrent un potentiel de croissance.
“Nous connaissons bien nos collègues de TAV, leur faculté de gestion, leur dynamisme, leur organisation. Il s’agit d’actifs de grande qualité, correctement tenus par des gens qui ont la même conception que nous du développement aéroportuaire. Autant dire que tout y était”, résume Pierre Graff.
“Une pépite qui vaut de l’argent”
TAV Airports a enregistré sur la période 2006-2011 une progression forte et régulière de ses principaux indicateurs financiers, et l’exercice 2012 a plutôt bien démarré. A l’issue du premier trimestre, TAV Airports a vu son trafic passagers augmenter de 35%, son chiffre d’affaires croître de 19 % à 211 millions d’euros et son excédent brut d’exploitation s’améliorer de 33 % à 47 millions d’euros.
“Nous n’achetons pas de la camelote”, rétorque Pierre Graff  à ceux qui lui reprochent d’avoir payé trop cher. “Demandez aux professionnels : ces aéroports turcs ont une des meilleures réputations dans le monde. Il s’agit donc effectivement d’une petite pépite qui vaut de l’argent (…) surtout que le taux de retour sur investissement est à deux chiffres”, argumente le PDG.
Avec ses 38% de TAV Airports, une entreprise cotée en bourse, Aéroports de Paris devient actionnaire dominant. Les turcs Akfen Holding et Tepe Insaat, qui se sont désengagés au profit d’ADP, conservent toutefois une participation de 8,1% chacun. “Nous avons souhaité qu’ils restent au capital, même modestement, car on a besoin d’alliés turcs notamment dans la perspective de 2021, quand la concession d’Istanbul arrivera à terme et qu’on aura bien l’intention de se porter candidat”, précise encore Pierre Graff.
D’ici là, ADP compte poursuivre son expansion internationale et observe qu’environ 35 aéroports dans le monde sont susceptibles d’être privatisés au cours des deux ou trois prochaines années. L’aéroport brésilien de Rio de Janeiro fait partie de ces autres “pépites” auxquelles le groupe s’intéresse de près.
Anne Andlauer (www.lepetitjournal.com/istanbul) jeudi 7 juin 2012