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jeudi 8 novembre 2012

La grande pauvreté est durablement installée en France, affirme le Secours catholique


Par AFP | jeu, 08/11/2012 - 14:36


Depuis dix ans, la grande pauvreté s'est durablement installée dans le pays et s'est féminisée, souligne le Secours catholique dans son rapport annuel rendu public jeudi. Dans ce document intitulé «Regards sur 10 ans de pauvreté», l'ONG indique avoir accueilli 1.422.000 personnes en 2011, dont 668.000 enfants, avec une part accrue des familles, passée de 47% à 53% entre 2001 et 2011. Parmi eux, 94% vivaient sous le seuil de pauvreté soit 964 euros en 2010 en 2011 et 68% sous le seuil de très grande pauvreté soit 644 euros en 2010. «Les personnes qui sont en grande pauvreté le demeurent durablement» en raison notamment «de la crise de l'emploi», note le président du Secours populaire François Soulage
Il souligne aussi que les femmes sont «de plus en plus pauvres parce qu'elles sont de plus en plus seules et notamment avec des enfants». Le Secours catholique reçoit de plus en plus de femmes (57% en 2011, contre 50% en 2001), en raison d'une hausse des familles monoparentales qui représente 58% des familles accueillies. Il accueille aussi de plus en plus d'étrangers (30% contre 23% en 2001, dont 6% en situation irrégulière). «On constate un durcissement et un ancrage de la pauvreté», explique Bernard Schricke, directeur Actions et Plaidoyer France Europe. «Il n'est pas rare que les personnes fréquentent nos structures pendant 3, 4 ou 5 ans.» Pour 68% d'entre elles, la pauvreté n'est pas liée à un événement familial particulier, mais est une «situation installée», note le rapport. «On envoie parfois en vacances des enfants dont les parents eux-mêmes sont partis en vacances grâce au Secours catholique. La pauvreté s'est transmise d'une génération à l'autre», souligne M. Schricke.
serrer, serrer
Pauline, 47 ans, élève seule sa fille de 13 ans, en Savoie, avec 440 euros du RSA, auxquels s'ajoutent 160 euros de pension alimentaire. Outre le loyer (120 euros par mois), l'eau et l'électricité, elle explique sous couvert d'anonymat, avoir été confrontée à une grosse facture «à cause d'un problème de voiture» et a dû faire appel au Secours catholique. Chaque semaine elle se rend dans une épicerie sociale, pour recevoir une aide alimentaire temporaire «équivalente à 30 euros». «J'ai essayé de serrer, serrer au maximum le budget, mais quand il y a un problème, on se retrouve plus qu'à découvert», dit-elle. Environ 60% des ménages rencontrés par l'ONG ont des impayés. Dans 40% des cas, ils concernent le loyer ou l'énergie. Pour Bernard Schricke, si «l'aide alimentaire est un bon outil dans l'urgence, ce n'est pas un moyen de solvabiliser les familles». Il plaide pour «renforcer les minima sociaux» et «baisser les charges contraintes», notamment de loyer, d'énergie ou de transport, «sur-représentées dans les dépenses des plus pauvres». Il rappelle que «la difficulté d'accéder à un emploi» est le principal facteur de pauvreté. 66% des bénéficiaires du Secours catholique étaient au chômage en 2011. Avec sa fille souvent hospitalisée, Pauline a «eu beaucoup de soucis au niveau de l'emploi» et plusieurs CDD ne lui ont pas été renouvelés du fait de ses absences. Malgré des formations et diplômes dans le secrétariat et la restauration, elle n'a pas retrouvé d'emploi depuis deux ans. «Aujourd'hui, le problème, c'est mon âge, on me l'a clairement dit en entretien.»

vendredi 8 juin 2012

10eme Olympiades de la langue turque


Coup d’envoi grandiose des 10e Olympiades de la langue turque


La 10e édition des Olympiades de la langue turque a débuté mercredi 30 mai avec de splendides cérémonies organisées dans plus de 40 villes de Turquie. Les Olympiades réunissent chaque année des centaines d’élèves étrangers issus d’établissements turcs du monde entier.
1.500 élèves originaires de 135 pays sont venus en Turquie participer aux 10e Olympiades de la langue turque organisées par l’Association internationale pour l’éducation turque (TÜRKÇEDER). Si la compétition, qui va se poursuivre jusqu’au 14 juin, aura lieu principalement à Istanbul et à Ankara, des activités sont prévues dans 41 autres villes du pays. Le thème des Olympiades de cette année est «Main dans la main pour l’humanité» (Insanlik için el ele). Les cérémonies d’inauguration des Olympiades ont eu lieu mercredi dans plusieurs villes du pays, à l’instar de Rize, Sivas, Tokat, Eskisehir et Diyarbakir. A Rize, ils étaient quelques 20.000 personnes à y assister, dont le ministre du Commerce et des Douanes Hayati Yazici. A Malatya 70 élèves venus de 18 pays sont montés sur scène au stade Inönü pour la cérémonie d’inauguration. Le ministre des Sports Suat Kiliç a tenu à cette occasion à rendre hommage aux enseignants pour les efforts fournis au sein des écoles turques à travers le monde. La cérémonie d’inauguration principale a eu lieu à l’hôtel Four Seasons dans le district de Besiktas à Istanbul. Le président du comité d’organisation des Olympiades, Mehmet Saglam, a déclaré dans son allocution d’ouverture que les élèves qui participent à ces Olympiades avaient tous fait l’objet d’une sélection au sein des écoles turques internationales dans 135 pays. Il a ainsi rappelé que chacun avait été sacré champion dans son pays, et que la compétition qui se tient en Turquie devra nommer à son tour le champion des champions. Chaque année, environ 15.000 élèves de par le monde se préparent pour l’événement, affrontant dans leurs pays d’origine une concurrence féroce dans le but de se rendre en Turquie et participer aux Olympiades. Les responsables de chaque pays ont ainsi sélectionné les meilleurs élèves pour les représenter aux Olympiades. A l’issue de ce discours d’ouverture, les élèves ont fait la joie des invités en interprétant des chansons nostalgiques et des poèmes turcs, et en exécutant des danses folkloriques. Le ministre de l’Education Ömer Dinçer, qui s’est exprimé à la fin de la cérémonie, a dit combien il était fier de voir des élèves du monde entier réunis sous le drapeau turc. Il a déclaré enfin que les Olympiades étaient l’un des plus beaux moyens de promouvoir la paix, l’amitié et la fraternité.
Istanbul