lundi 16 juillet 2012

CUISINE ET PARTAGE A LA MAISON D'EUROPE ET D'ORIENT


  • Bonjour,

    La Maison d’Europe et d’Orient à la recherche de quelques bénévoles susceptibles d’animer, un soir entre le 24 et le 29 septembre 2012, un atelier culinaire et linguistique dans le cadre de la manifestation « Langues de cuisine », que nous organiserons à l’occasion de la Semaine des Cultures étrangères et de la Journée européenne des langues.

    Il s’agirait de préparer devant le public un...e spécialité du patrimoine gastronomique européen, nord-africain, proche ou moyen-oriental, en donnant, au fil de la recette, dans la langue concernée, le nom des ingrédients utilisés, celui des ustensiles employés, des modes de cuisson, en expliquant leur origine, leur contexte culturel et linguistique, etc.

    Nous partons sur le principe d'un plat facile à faire et ne nécessitant pas un long temps de préparation : deux recettes de pays différents étant prévue chaque soir, le temps imparti à chacune ne devrait par conséquent pas excéder 1h30. D'autre part, nous ne pourrons mettre à la disposition des animateurs qu'un matériel assez basique (2 plaques et un four traditionnel/micro-ondes, outre casseroles, poêles et ustensiles courants). Il s'agirait également d'un plat économique : nous rembourserons aux animateurs les ingrédients achetés, mais étant donné la situation très précaire de notre établissement, nous ne pourrons envisager de prendre en charge des dépenses onéreuses. Les quantités à prévoir seront fixées en temps utiles, en fonction du nombre d’inscrits.

    Au cours de ces soirées, nous souhaiterions, dans la mesure du possible, mettre en regard des langues de pays voisins : il serait intéressant que les deux animateurs de la soirée interagissent en nommant les ingrédients, ustensiles etc., dans leur langue respective, afin de relever ressemblances et dissemblances et de voir ce que celles-ci peuvent révéler dans l'histoire des langues concernées.

    Les démonstrations culinaires peuvent être envisagées sous forme de binôme, une personne en assurant le volet culinaire, l’autre le volet linguistique.

    Une soirée albano-serbe est déjà fixée au vendredi 29 septembre. Une animatrice pour le hongrois s’est également proposée pour le lundi 24 septembre (en conséquence, un pendant slovaque, croate, slovène, roumain, ukrainien ou rrom serait le bienvenu).

    Les personnes intéressées sont invitées à prendre contact avec Antony Smal au 01 40 24 00 55 ou sur antsma@sildav.org. Par avance un très grand merci à toutes celles qui se manifesteront !

LE PRIX DE LA MAISON DES CULTURES DU MONDE


PRIX DE LA MAISON DES CULTURES DU MONDE

par Maison des Cultures du Monde, mardi 22 mai 2012, 10:43 ·
PRIX DE LA MAISON DES CULTURES DU MONDE

À l’occasion du trentième anniversaire de sa fondation, la Maison des Cultures du Monde crée un prix destiné à permettre à un(e) jeune chercheur(se) la réalisation d’un projet d'étude et de valorisation de formes spectaculaires et d’expressions musicales rares. Depuis sa création en 1982, la Maison des Cultures du Monde (http://www.maisondesculturesdumonde.org) s’est fixé comme objectif de faire connaître et reconnaître des expressions remarquables de la diversité culturelle à travers le monde. Il s'agit en particulier de formes spectaculaires et d'expressions musicales qui sont peu connues du public français, ou encore peu documentées. La Maison des Cultures du Monde a acquis et développé dans ce domaine une expertise et un savoir‐faire qu’elle souhaite aujourd’hui partager avec les nouvelles générations de chercheurs.

Ce prix permettra au/à la lauréat(e) de compléter son projet de recherche en lui offrant la possibilité de faire venir à Paris, dans le cadre du Festival de l’Imaginaire, les artistes et/ou praticiens de la forme spectaculaire et/ou de l’expression musicale qu'il/elle étudie.

RÈGLEMENT

Article 1
Le ou la lauréat(e) du Prix de la Maison des Cultures du Monde se verra offrir :
• un stage de formation de cinq jours, au cours duquel les chercheurs, prospecteurs, administrateurs et techniciens de la MCM feront partager leurs expérience et savoir‐faire.

Il ou elle obtiendra également la prise en charge de :
• une mission (voyage et séjour) dans le pays de la forme spectaculaire ou/et de l’expression musicale étudiée
• les frais relatifs à l’invitation en France des artistes et/ou praticiens de cette forme définie en fonction du projet retenu
• l’édition d’une plaquette de présentation de son travail de prospection.

Article 2
Le prix est financé par la Maison des Cultures du Monde.

Article 3
Le prix est décerné par un jury composé de personnalités scientifiques et de praticiens, présidé par Chérif Khaznadar.

Article 4
Peut concourir au Prix de la Maison des Cultures du Monde toute personne âgée de moins de trente‐cinq ans, de niveau master I minimum, qui dans le cadre de ses études, recherches ou travaux universitaires, s’intéresse à des formes spectaculaires et/ou des expressions musicales n’ayant jamais été présentées en France, ou l'ayant été dans une interprétation différente de celle qui fait l’objet de son attention.

Article 5
La forme spectaculaire et/ou l’expression musicale qui fera l’objet du dossier de candidature doit impérativement être conforme à deux critères :
1. pouvoir être extraite de son environnement sans que cela porte préjudice à la communauté qui la pratique, ni aux artistes/praticiens qui la portent ;
2. contribuer à une meilleure connaissance de la société dont elle est issue.

Article 6
Les candidats fourniront un dossier sous forme électronique, rassemblant les éléments suivants (format PDF) :
• Un CV
• Une lettre de motivation
• Un projet de 10 000 signes maximum, mentionnant les noms de la forme spectaculaire ou musicale et de la communauté de praticiens ou du groupe d'artistes, la région dans laquelle cette forme est pratiquée, une description de cette pratique et de l'étude en cours ou réalisée.

Article 7
Les dossiers de candidature doivent être envoyés au plus tard le 30 septembre 2012.
Le ou la lauréat(e) sera informé(e) au plus tard le 26 octobre 2012.
La mission de prospection sera programmée entre le 31 octobre 2012 et le 1er novembre 2013. Les artistes ou praticiens seront invités à la 18ème édition du Festival de l’Imaginaire (printemps 2014).

Article 8
Les dossiers seront envoyés par voie électronique à l'adresse suivante :
info@maisondesculturesdumonde.org

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Renseignements auprès de la Maison des Cultures du Monde au 01 45 44 72 30

Bachi-bouzouk !


Bachi-bouzouk !

La fameuse injure du cher capitaine Haddock, complice du célèbre reporter Tintin, est un mot composé turc.
Il signifie « tête cassée » (fêlée) ou « mauvaises têtes », avec le sens de "têtes folles".
L'expression désignait les soldats irréguliers de l'ancienne armée impériale ottomane. Cavaliers engagés au besoin pour les campagnes de l'armée de l'empire ottoman, ils ont notamment participé au siège de Vienne auquel nous devons le croissant.

Ces corps sont composés de criminels et de mercenaires et sont parfois plus dangereux pour ceux qu'ils sont censés servir que pour leurs ennemis.
insultephadock.jpg
* Baş : (lire,bach )= tête
(Source: couleurs d'Istanbul)

Appel à témoins pour une émission de télévision


  • Bonjour à tous,

    Je poste régulièrement des appels à témoins et les différents casting car je ne vous apprends rien... Je travaille pour la télévision française.
    Même si ça vous concerne pas, pourriez SVP FAIRE TOURNER ce qui suit??!!!!

    ... Je suis actuellement sur un super projet d'émisssion qui va faire preuve de beaucoup de pudeur, ce qui n'est pas forcément le cas pour toutes les émissions vous allez me dire...

    APPEL A TEMOIN:

    Dans le cadre d’une nouvelle émission sociétale pour une grande chaîne hertzienne, nous recherchons des couples qui traversent une période difficile (infidélité, arrivée d’un enfant…) et qui s’interrogent sur leur avenir. Pour faire partager votre expérience, avec pudeur, contactez Aurélie au 01 53 78 30 16 ou par mail à bellisi@prod360.fr



    Il est vrai qu'il ne vous concerne peut-être pas mais on a tous quelqu'un autour de nous qui vit ou a vécu une période difficile avec son conjoint.(e)
    La nouveauté de ce mag sociétal, c'est qu'il y aura une femme célèbre qui sera là pour partager sa propre expérience, qui a peut-être/ sûrement vécu un jour ce que vous êtes en train de Nous travaillerons tous ensemble avec un maximum de respect et de pudeur car nous aborderons des thèmes parfois sensibles.

    Je vous demande aujourd'hui de faire circuler cet appel à témoins à votre entourage. Ces derniers pourront alors me contacter afin que je vous donne un maximum d'informations sur le tout nouveau programme.

    Bonnes vacances à tous les juilletistes!

    MERCI par avance,

    Aurélie
    01 53 78 30 16


    ME CONTACTER AVANT LE 15 AOUT Afficher la suite

La cuisine turque réinventée


La cuisine turque réinventée

lundi 16 juillet 2012, par Hakan / TURQUIE NEWSEnregistrer au format PDF
Le mythe du kebab
En général, on associe cuisine turque avec kebab, mais chez Su, la chef-propriétaire Fisun Ercan la présente tout autrement, dans toute sa variété et sa richesse. La Turquie est située au carrefour de l’Europe et du Moyen-Orient, et ses influences culinaires sont multiples. Mais si ce n’est pas le kebab, quelle est la spécialité turque ? « C’est l’éternelle question ! » répond la chef originaire d’Izmir, une station balnéaire sur la côte égéenne turque. « Sa spécialité, c’est sa variété ! Ça change d’une région à l’autre, d’une ville à l’autre, parfois même d’un quartier à l’autre ! » ajoute-t-elle. C’est pour cette raison d’ailleurs que son menu change constamment. Chez Su, on dément également un autre mythe : « Beaucoup de gens croient que la cuisine turque est lourde et épicée, mais ce n’est pas le cas. Il y a un équilibre entre les épices et les herbes. Il s’agit plutôt d’une cuisine parfumée », ajoute-t-elle. Et il suffit de voir les plats pour rapidement constater qu’ici, on fait dans la finesse.
Une cuisine turque raffinée dans un décor frais et estival
Au menu, il y a bien sûr des mijotés d’agneau, mais pas de bœuf par contre ! En Turquie, s’il arrive régulièrement que le type de viande ne soit pas inscrit sur le menu, seulement la quantité, c’est que tout le monde sait que c’est de l’agneau. Un peu comme dans la tradition turque qui veut qu’un plat ne puisse pas être aussi bien réussi d’une région à l’autre en raison du pâturage où s’alimentent les animaux, Mme Ercan se procure tous ses produits localement. L’agneau vient de Kamouraska, le veau, de Charlevoix et les légumes, de fermes locales. Il y a également les classiques mezze, mais l’incontournable de la maison, selon la chef elle-même, ce sont les pâtes maison farcies au veau ou aux lentilles, servies dans du yogourt à l’ail et une sauce tomate.
Su a installé ses pénates rue Wellington, à Verdun, en 2006, et l’automne dernier, le restaurant faisait peau neuve, passant du brun et rouge à un blanc lumineux accentué de touches de bleu méditerranéennes. Un décor et une cuisine ensoleillés pour l’été.
Source : VOIR Montréal

LE REVEIL DU KURDISTAN IMAGINAIRE: pour aider à comprendre le problème


Ismail Besikçi, « Hayali Kürdistan »'ın Dirilisi, Istanbul, Aram, 1998, 151 p.
Hayali Kürdistan'ın dirilisi détail
Ismail Besikçi (né en 1939) est un des intellectuels centraux de la période que j'observe, les années 1990 ; mais il n'est pas ce qu'on appelle un intellectuel « en vue », fréquentant les colloques, écrivant pour les journaux et revues... car il est bien souvent en prison. Lorsqu'il apparaît dans les journaux, au contraire, c'est en général parce qu'il lui est arrivé quelque chose de désagréable ; il a en effet passé beaucoup de temps en prison.
La décennies 1990 est marquée par une intensification progressive de la guerre entre l'armée turque et la rébellion kurde, et l'histoire politique et militaire de la période atteint son apogée en 1999, lors de l'enlèvement du chef de la rébellion et du PKK, Abdullah Öcalan dit Apo.
Le titre du livre d'Ismail Besikçi, « Hayali Kürdistan »'ın dirilisi –c'est-à-dire Le Réveil du « Kurdistan imaginaire »- fait référence à une caricature publiée dans Milliyet68 ans plus tôt, et qui a été reproduite en couverture : elle représente une sépulture, localisée à Agrı, dans l'est du pays, non loin du mont Ararat ; la pierre tombale indique : « Ci-gît le Kurdistan imaginaire ». Une référence à une période de répression atroce contre le mouvement kurde, et qui souligne, justement, la continuité de la répression depuis les débuts de la république, alors que, durant la guerre de libération (1919-1922), la propagande kémaliste promettait des droits pour les Kurdes « dès qu'on en aurait fini avec les gavur(infidèles) ».
Un des éléments qui donnent leur force aux travaux d'Ismail Besikçi sur le Kurdistan est que lui-même n'est pas kurde : il ne se livre pas à une défense de son peuple, il défend simplement la survie de la Turquie et de tous ses habitants, en tant que communauté nationale, gravement menacée par le refus des autorités de reconnaître la réalité kurde. Lorsqu'il a des ennuis avec la justice, il n'a donc aucune circonstance atténuante, ce qui est le cas également de Pınar Selek.
Certes, c'est un livre militant, souvent empreint d'un ton de redondance imprécatoire, avec des formules qui reviennent comme des slogans, telle « Kürdistan'ın bölünmesi, parçalanması ve paylasılması - La division, la balkanisation, le partage du Kurdistan ».
Besikçi retrace donc les racines du mal, qu'il faut chercher dans un passé déjà bien trop long. La révolte de 1925 a été écrasée si durement, puis le soulèvement du Dersim (1938) écrasé avec une telle sauvagerie, que l'Etat turc a connu « la paix » pendant quinze à vingt ans. Une génération avait été brisée, il a fallu que les forces se refassent. La mobilisation avait repris après la guerre mondiale. Mais après le coup d'Etat de 1960, la politique d’assimilation des Kurdes, et de négation de leur identité, s'est renforcée. Malgré cela, 1965 voit la naissance du Türkiye Kürdistan Demokrat Partisi(Parti démocrate du Kurdistan de Turquie), en 1967 l'organisation de « meetings de l'est » (Dogu Mitingleri), et de 1969 à 1971, la diffusion des Devrimci Dogu Kültür Ocakları (Foyers culturels révolutionnaires de l'est). Cette renaissance aurait motivé, selon Ismail Besikçi, le coup d'Etat de 1971 et les années sous loi martiale qui ont suivi. Mais, malgré les procès contre les organisations kurdes, c'est en 1978 que le PKK a été fondé au village de Fis (Lice) par une vingtaine de personnes parmi lesquelles des Dersimli : ainsi se transmettait la mémoire de la grande répression de 1938. La guerre contre le Dersim ayant été opérée par l'armée de la république, il allait de soi que le mouvement kurde couperait avec l'idéologie kémaliste.
En réaction, c'est à cette époque que l'Etat a mobilisé des universitaires, commis pour « démontrer » que les Kurdes étaient simplement une branche de la famille des Turcs, et que la langue kurde n'existait pas : la fameuse « thèse turque d'histoire » (Türk Tarih Tezi) et la « théorie solaire de la langue » (Günes-Dil Teorisi) imaginées par Atatürk ont à nouveau servi. De nombreux « travaux scientifiques » ont été publiés par des organisme d'Etat ou para-étatiques, dont je fais mention dans un texte disponible sur ce site (lien). Moins de dix ans après l'intervention militaire de 1971, le mouvement kurde serait, à nouveau, l'une des causes principales du coup d'Etat de 1980.
Ismail Besikçi dénonce la négation de l'identité kurde, et les armes de la répression. L'article 142 du code pénal qui prévalait avant 2004 prévoyait un délit de « tentative d'affaiblissement du sentiment national turc » ; il était évidemment très facile de l'utiliser comme arme répressive. Et l'article 143 punissait « le racisme », chose louable en théorie, mais le délit est retourné contre les Kurdes, qui, en s'affirmant tels, seraient coupables de racisme anti-turc ! On sait qu'au cours des décennies précédentes, l'ensemble des noms de lieu kurdes ont été turquifiés ; aussi, continuer d'utiliser les toponymes kurdes relèverait de l'article 142, car cela reviendrait à émettre un jugement péjoratif sur les Turcs (Türkleri küçük düsünmek).
Lorsque paraît le livre de Besikçi, la guerre est à son maximum, les ravages s'en font sentir jusque dans les grandes villes, ne serait-ce que par les exodes qu'elle provoque. Besikçi s’attarde avec raison sur le système des « protecteurs de villages » (korucu). Les autorités un choix impossible aux villageois : ou bien ils se plient au système des milices dekorucuet deviennent la cible des rebelles ; ou bien ils refusent, et on leur donne cinq jours pour évacuer le village ; sinon, ils sont considérés comme rebelles. L'efficacité du système repose sur ce chantage, et sur l'appui qu'il prend sur les tribus, dont les chefs redistribuent prébendes et avantages de toutes sortes, qui deviennent à leur tour la base de trafics (drogue et armes). Le bilan, en 1998, est terrible : au moins 2500 villages ont été évacués et/ou détruits. Beaucoup d 'autres ont été soumis à un blocus alimentaire, méthode qui avait été utilisée à Chypre contre les Chypriotes turcs entre 1964 et 1974 par les activistes grecs de l'EOKA ; les méthodes de guerre se transmettent à l'ennemi, c'est bien connu.
Ismail Besikçi en veut beaucoup aux politiques, d'où ses ennuis interminables. A plusieurs reprises (pp. 47 et 104 par exemple) il énumère les politiciens dont le discours est double : « Nous sommes frères, nous sommes comme les os et les muscles » mais refusent en même temps l'instauration de l'enseignement en kurde, de chaînes de radio et télévision en kurde. Sur sa liste des politiciens hypocrites figurent tant Bülent Ecevit (gauche modérée) qu'Alparsan Türkes (extrême-droite), Mümtaz Soysal, Süleyman Demirel, Nusret Demiral, Yetka Güngör Özden, acharné gardien du temple kémaliste qui à cette époque préside la cour constitutionnelle. Ni l'Assemblée, ni les partis, ni le gouvernement, à l'époque où écrit Besikçi, n'interviennent ou ne travaillent réellement pour un règlement de problème kurde. Au contraire, certaines dispositions d'une loi de 1913, la Memurin Muhakemati Usulü Kanunuont été reprises par la loi n° 657 sur les fonctionnaires de l'Etat (Devlet Personel Yasası), qui préconise la « compréhension » des juges en cas d'assassinat de Kurdes par des policiers, militaires, gendarmes...
Dès la première page du livre, Besikçi signale qu'en été 1970, les membres des Komando Harekatı (troupes de choc) pratiquaient une torture psychologique consistant à faire promener un homme nu, attaché par la verge, à travers le village, de préférence par ses propres petits-fils. Plusieurs fois, il revient sur ce fait, en insistant : ceux qui ont pris les armes à partir de 1984 sont les enfants qui ont vu leurs parents ou grands-parents subir cette infâme humiliation.
Cette méthode a été pratiquée par l'armée française en Algérie. Comment un militaire, un politicien, un administrateur, peut-il être assez stupide pour croire que de telles méthodes vont amener la pacification ou mener à la victoire ? De telles méthodes ne peuvent qu'alimenter la révolte, pendant des générations, comme le souligne Ismail Besikçi, qui, uniquement pour ses écrits,a été emprisonné huit fois, pour une durée totale de 17 ans.
Pour autant que je sache, ce livre est épuisé, mais il est intégralement sur Internet, à cette adresse :

Les Travaux Publics : un marché porteur en Turquie !



13/07/2012 - Routes Travaux Publics UBIFRANCE , UBIFRANCE, l'Agence française pour le développement international des entreprise
Les grands groupes de travaux publics turcs sont très dynamiques et travaillent de plus en plus loin de leurs bases, un peu partout à travers le monde. Le développement de leurs activités les incite à faire de plus en plus appel à des technologies sophistiquées que les entreprises locales ne sont pas toujours en mesure de fournir.
Il y a donc des opportunités à saisir pour les entreprises françaises dans un contexte particulièrement porteur :
- La Turquie enregistre la 1ère croissance en Europe et la 2ème croissance mondiale en 2010 et 2011, juste après la Chine.
- Un programme d’investissements publics conséquent : à terme près de 61 Mds € de projets liés aux infrastructures de transport et à l’énergie.
- Des groupes de construction très présents à l’international, tremplin vers de nouveaux marchés au-delà de la Turquie : Irak, Azerbaïdjan...
Du 10 au 12 décembre, participez aux rencontres acheteurs avec les grands groupes de TP turcs organisées par le bureau UBIFRANCE d’Istanbul.
Pour en savoir plus : http://www.ubifrance.fr/programme-france/001PRG...