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lundi 22 juillet 2013

GEZI PARKI – Un mariage de deux “çapulcu” bien arrosé


Samedi soir, la police a procédé à une nouvelle intervention à proximité de la place Taksim, vide de toute agitation depuis une semaine. En réponse à l'annonce du mariage de deux manifestants, les forces de l'ordre ont fermé pendant deux heures le parc-bastion de la fronde antigouvernementale, avant d'intervenir à coups de canons à eau et de gaz lacrymogènes.
Photo AA
Le parc a rouvert vers 19h45 mais jusque tard dans la nuit, les policiers ont repoussé quelques centaines de manifestants en lisière de la place publique, vers l'avenue Istiklal, à l'aide de canons à eau puis de gaz lacrymogènes. Quant aux jeunes mariés, ils se sont unis à Şişli avant d'investir le parc pendant quelques minutes avec leurs "invités" en début de soirée.
“Acceptez-vous de vivre, d'être heureux et de résister ensemble jusqu'à ce que la mort vous sépare ?” a demandé l'officier de mairie aux futurs mariés “çapulcu” (voyous) – surnom donné par le Premier ministre turc aux contestataires du mouvement Gezi. Loin de célébrer une union traditionnelle, le couple et l'assemblée ont répondu en coeur: “La résistance, est partout, l'amour est partout!”, reprenant l'un des slogans phare du mouvement. Le couple, Nuray et Özgür, s'est rencontré il y a un mois, lorsque le parc de Taksim était occupé par les protestataires.
Diane Jean (http://lepetitjournal.com/istanbul) lundi 22 juillet 2013

mercredi 10 juillet 2013

RAMADAN – La première rupture du jeûne s'est déroulée sur la place Taksim et non dans le parc Gezi

Hier, la mairie de Beyoğlu avait installé des tables sur la place Taksim afin de permettre aux habitants d'Istanbul de partager la première rupture du jeûne du Ramadan, également appelé l'iftar. Ordinairement, ce dîner était partagé sous des tentes, érigées pour l'occasion dans le parc Gezi. Mais les affrontements de lundi soir ont conduit la municipalité à changer les habitudes et à déplacer l'iftar sur la place Taksim. Le maire de Beyoğlu, Ahmet Misbah Demircan, s'est quant à lui félicité du maintien de "cette tradition vieille de 20 ans", rapporte le quotidien Hürriyet.

Pour l'occasion, la ville d'Istanbul a fourni un repas à près de 1.500 convives, avant de retirer les tables sitôt le repas terminé. Au même moment, des milliers de personnes rompaient le jeûne assis à même le sol, sur une longue table installée sur l'avenue Istiklâl, à l'appel du groupe des "Musulmans anti-capitalistes". Un blindé de la police anti-émeute a patienté un long moment à l'entrée de l'avenue, sans intervenir. Des manifestants se sont ensuite retrouvés dans le parc Gezi dans la soirée.
Jonathan Grimmer (http://www.lepetitjournal.com/Istanbul) mercredi 10 juillet 2013

jeudi 27 juin 2013

APRÈS LES MANIFESTATIONS – La démocratie des parcs

Depuis que la police a évacué le parc de Taksim, le 15 juin, les manifestants se retrouvent tous les soirs de 21h à minuit dans les autres parcs de la ville, et dans les parcs d'autres villes du pays, pour former des "assemblées". Une façon de continuer à se faire entendre mais aussi une tentative de capitaliser sur l'énergie née à Taksim pour la transformer en une force politique.
Les amis, je vous rappelle les règles : pas de slogans, pas d'applaudissements. Pour approuver, on agite les mains en l'air. Pour protester, on croise les poignets. Chacun a deux minutes pour s'exprimer. Compris ?” Quelque 500 paires de mains s'agitent dans l'amphithéâtre du parc Abbasağa de Besiktas. Depuis que la police a évacué et bloqué l'accès au parc Gezi de Taksim, le 15 juin, 48 parcs d'Istanbul et 26 autres en Turquie accueillent chaque soir dès 21h des "forums" ou "assemblées" d'opposants au gouvernement. “A Gezi, on s'efforçait d'organiser la cohabitation pacifique de milliers de personnes. On agissait au jour le jour", résume Utku, un étudiant en ingénierie. "Dans les parcs, on essaye de transformer cette énergie en une force politique. C'est une expérience de démocratie directe. On est ici pour changer le système, même si ça doit prendre des mois.”
Sur la scène éclairée d'un unique projecteur, les orateurs se succèdent. "Soyez concrets, faites des propositions", encourage le modérateur. "On ne doit pas se séparer, on gagnera à l'usure. Je soutiens l'idée d'un grand rassemblement chaque samedi à 19h pour rendre hommage aux victimes”, commence une jeune femme. Mains en l'air. "Mais est-ce qu'on doit forcément se retrouver à Taksim ? On pourrait alterner : une fois à Taksim, une fois dans un autre endroit menacé par la politique du gouvernement", poursuit-elle. Poignets croisés. "Taksim est partout, la résistance est partout !" proteste une voix dans la pénombre. Le modérateur intervient : "Pas de slogans, pensez aux voisins."
Photo Parkmeclisi
Objectif : les élections locales
Mais ce 24 juin, les esprits sont échauffés. Quelques heures plus tôt, un juge a libéré le policier accusé d'avoir tué d'une balle dans la tête Ethem Sarısülük. Ce manifestant de 26 ans, blessé le 1er juin à Ankara, est mort le 14. Le policier a plaidé la légitime défense et reste libre jusqu'à l'ouverture du procès. "Comment voulez-vous qu'on fasse confiance à la justice ?" soupire Didem Kiriş, 25 ans. L'étudiante en arts du spectacle évoque la promesse du gouvernement de "ne pas toucher" au parc Gezi tant que les procès contre sa destruction n'auront pas abouti.
Sur la scène d'Abbasağa, rares sont ceux qui mentionnent encore les arbres de ce petit parc. "L'objectif, les amis, ce sont les élections locales" de mars 2014, martèle Elif, une architecte, comme beaucoup de ceux qui prennent le micro. "Il faut que l'un de nous gagne la mairie d'Istanbul. Pourquoi ne pas fonder un parti et présenter un candidat ?" propose-t-elle. Réaction mitigée du public. "On n'a pas le temps de fonder un parti ou de choisir un candidat", observe Kerem, chercheur à l'université technique d'Istanbul. "On devrait plutôt rédiger un programme avec des demandes concrètes et le faire accepter par l'un des partis d'opposition. Ni ONG ni parti politique, constituons un front démocratique !" s'emballe-t-il, sous les applaudissements muets de l'audience et sous les regards de bronze des douze statues d'intellectuels plantées autour de l'amphithéâtre.
Ne pas être élitistes”
Fatigués par plus de trois semaines de contestation mais pas à court d'humour, les manifestants couvrent les bouches des statues de masques en tissu, protections rudimentaires contre les gaz lacrymogènes. "On devra peut-être les emprunter bientôt", plaisante Ersin, 28 ans. Certains des participants photographient la scène avec leur téléphone, puis partagent sur Twitter ou Facebook. "Sans les réseaux sociaux, notre mouvement n'en serait jamais arrivé là. On les utilise désormais pour annoncer les forums, partager les compte-rendus de chaque forum, lancer des appels à la mobilisation... Pas étonnant que le gouvernement veuille encadrer l'usage des réseaux sociaux", observe le jeune homme.
"Internet, c'est bien, mais il faut essayer de convaincre ceux qui ne pensent pas comme nous de participer aux forums", insiste un homme à la moustache blanche, qui dit avoir 58 ans. "Croyez-en mon expérience de vieux manifestant: la politique n'est pas un hobby, c'est une lutte de tous les jours pour convaincre. Dans les bus, dans la rue... sans insulter, sans mépriser, parlez !" Un grand gaillard le remercie. "Il faut se garder d'être élitistes et d'accuser les partisans de l'AKP (Parti de la justice et du développement, ndlr) d'être des villageois arriérés dont le gouvernement achèterait les voix avec des pâtes et du charbon au moment des élections. La Turquie mérite mieux que ces jeux mesquins. Elle mérite une vraie démocratie. Je veux croire qu'elle est en train de naître dans ces parcs." Il est 23h10. Le public applaudit à tout rompre.
Anne Andlauer (http://lepetitjournal.com/istanbul) jeudi 27 juin 2013

samedi 22 juin 2013

An Islamic voice against Erdoğan

An Islamic voice against Erdoğan

HÜRRIYET DAILY NEWS / Mustafa AKYOL

Turkey is a very divided nation these days, in the face of the public protests that began in Taksim’s Gezi Park and spread across the whole country. Yet everybody knows that the park is just a symbol and the real issue is the governing party and especially its leader. The real dividing line, in other words, is whether you support or oppose Recep Tayyip Erdoğan.

It is also true that this division roughly overlaps with the secular-religious divide in Turkish society. Most Erdoğan supporters are religious conservatives who have found more rights, prosperity and pride under his rule. On the other hand, most anti-Erdoğan groups are secular, and they find his assertive moral conservatism repulsive.

However, there are also voices that defy such a simple religious-vs.-secular divide. One of them is that of the “anti-capitalist Muslims,” a left-leaning Islamic group led by theologian İhsan Eliaçık. They condemn Erdoğan not for his religiosity but his hubris and his “neo-liberalism,” or what they see as crony capitalism.

About a week ago, another voice came from a more prominent and mainstream Islamic circle: “The Labor and Justice Platform.” At a meeting in the offices of Mazlumder, a leading Islamic Human Rights Organization, the members of the platform announced a declaration which condemned the “state arrogance” that the AKP government has shown against the protestors in Gezi Park. They argued:

“Ignoring Gezi Park protestors’ demands, and subsequently labeling them as ‘plunderers,’ reflects the arrogance of a political power that mistakes itself to be the country’s landlord. Ravaging of the environment, cars and stores were triggered by the rough treatment of the police, whenever police violence stopped, protests took a peaceful turn.”

The text went on reminding the persecution and humiliation that Turkey’s pious Muslims went through in the late 90’s, during the “post-modern coup” era, but argued that a similar process was taking place right now against the secular camp:

“We, as Muslims, have not forgotten how media abused the whole country, and sullied the innocent 15 years ago. Today, conservative and mainstream media are using the same language to terrorize a certain part of the population – what has changed then? Did we forget what police forces have done to our kids? Why should police be rightful in persecuting others who are not like us? Is justice not a divine command that has to be kept alive against every form of hatred?”

The signatories of this text include some two dozen prominent Islamic public intellectuals such as Ali Bulaç, Cihan Aktaş or Ömer Faruk Gergerlioğlu --- quite respected names in Islamic circles. They, probably, represent a larger segment among religious conservatives who might not be openly challenging Erdoğan but who probably find his growingly tough attitude not terribly helpful.

This lack of full “unity” in the conservative camp is of course good news. Divisions within the divisions of a society only help to overcome an absolute polarization, which is dangerous. Moreover, the ideals of righteousness, humility and empathy that the Labor and Justice Platform emphasize are desperately needed in Turkish society. That is why, although I did not agree with every single opinion raised by these Muslim intellectuals, I have been happy to know that they are out there.
June/22/2013

jeudi 13 juin 2013

#OCCUPYGEZİ – Le bilan provisoire mais déjà contesté des manifestations

Les heurts entre manifestants et forces de l’ordre ont repris mardi à Istanbul, avant de se calmer à l'aube mercredi. Le préfet d’Istanbul a annoncé un bilan de 30 blessés en fin d'après-midi mardi, avant l'intervention particulièrement violente de la soirée. De son côté, l’Union des médecins turcs (TBB) en a compté plusieurs dizaines. Les batailles de chiffres sont devenues monnaie courante depuis le début de la mobilisation le 31 mai.
Le dernier bilan des manifestations fourni par les autorités turques date du 7 juin. Le ministre de l’Intérieur, Muammer Güler, a déclaré ce jour-là avoir décompté 915 civils et 516 policiers blessés.
Infographie DJ
Les manifestants et les ONG – Amnesty International, la FIDH, Greenpeace – ont immédiatement contesté ces chiffres, citant des milliers de blessés parmi les manifestants. Ces derniers se réfèrent aux données régulièrement mises à jour par l’Union des médecins turcs (TBB). Jusqu’ici la TBB compte 4.947 blessés dans 13 villes du pays. Quarante-six civils seraient gravement blessés. Istanbul et Ankara concentrent plus de la moitié des victimes.
Les blessures les plus courantes sont des inflammations aigües de la peau et des voies respiratoires. L’Union des médecins mentionne aussi des fractures, des pertes d’œil et des traumatismes crâniens. Par ailleurs, aucune distinction n’est faite entre contestataires, policiers et simples civils. Cependant, la multiplication des points médicaux informels pendant les affrontements rend le recensement des blessés très délicat.
Quatre morts
“Trois jeunes et un policier ont perdu la vie dans les événements”, a précisé le Premier Ministre Recep Tayyip Erdoğan mardi matin. La TBB, qui jusque là annonçait trois morts, a ensuite publié un communiqué confirmant le bilan du Premier ministre. Le quatrième mort serait un ouvrier de 26 ans, blessé à la tête lors d'une manifestation dans la capitale.
Un jeune homme était décédé à Istanbul dans les premiers jours de la contestation après avoir été percuté par une voiture. Un second âgé de 22 ans est mort de ses blessures dans un hôpital d'Antakya, dans le sud-est de la Turquie. Enfin, un policier turc a succombé à ses blessures après une chute d'un pont en construction alors qu'il pourchassait des manifestants à Adana.
Réactions internationales
Les réactions internationales se multiplient depuis le début de la mobilisation, ravivées par les affrontements de mardi. “Nous continuons de suivre les événements en Turquie avec préoccupation, et notre intérêt réside dans le soutien à la liberté d'expression et de réunion, y compris le droit à manifester pacifiquement”, a déclaré le porte-parole de la Maison-Blanche. En France, Laurent Fabius, ministre des Affaires étrangères, a exprimé sa volonté qu'un apaisement démocratique soit trouvé rapidement.
Une reprise du dialogue également encouragée par le ministre allemand des Affaires étrangères, Guido Westerwelle. “Nous attendons du Premier ministre Erdoğan qu'il permette une désescalade de la situation, dans l'esprit des valeurs européennes, qu'il recherche un échange constructif et un dialogue pacifique”, a déclaré le ministre.
Pour la ministre des Affaires étrangères italienne, Emma Bonino, les manifestations en Turquie représentent “le premier test sérieux pour la tenue démocratique de la Turquie et pour son processus d'adhésion à l'Europe”. Interrogé sur le même sujet, le chef de la diplomatie française, Laurent Fabius, a indiqué que la Turquie ne s'éloignait pas de l'Europe mais “qu'un certain nombre de pratiques ne sont pas celles qu'on souhaite voir se développer en Europe.”
Diane Jean (www.lepetitjournal.com/istanbul) jeudi 13 juin 2013

mercredi 12 juin 2013

Bilan à ce jour des manifestations à Taksim: 4 morts plus de 5000 blessés

GEZIPARK - Le gouvernement turc fait parler la force à Taksim

La police a tenté mardi de reprendre le contrôle de la place Taksim d'Istanbul. Elle s'est heurtée à des manifestants décidés à ne pas renoncer.

Le statu quo des derniers jours entre la police et les manifestants s’est achevé hier matin, à Istanbul. Pour la première fois depuis leur retrait du 1er juin, les forces de l’ordre ont lancé à 7h30 une offensive pour récupérer la place Taksim à coups de gaz lacrymogènes et de canons à eau.
Au même moment sur son compte Twitter, le préfet d’Istanbul Hüseyin Avni Mutlu expliquait que cette intervention consistait simplement à ôter les banderoles accrochées par les manifestants sur la façade du centre culturel Atatürk (AKM) et sur la statue de la République. En moins d’une heure, l’AKM était en effet déshabillé. “Nous vous confions à vos frères policiers”, annonçait également le préfet aux manifestants.
Photo TQ
Sur son compte Twitter, le préfet assurait encore : “Nous ne toucherons ni à Taksim, ni au parc ni à ses occupants”. Une heure plus tard, pourtant, des affrontements éclataient entre la police et de petits groupes de manifestants. Gaz lacrymogènes et canons à eau d’un côté ; pierres, feux d'artifice et quelques cocktails Molotov de l’autre. Ces manifestants, parfois armés de lance-pierres, se faisaient réprimander par les occupants du parc : “N'attaquez pas la police ! Ils n'attendent que ça pour venir nous déloger !”
Avocats arrêtés
Des grenades lacrymogènes ont atterri à plusieurs reprises dans le parc au cours des affrontements de la journée. A 11h30, les membres de la plateforme Solidarité Taksim ont appelé les manifestants à créer une chaîne humaine pour le protéger. Mais ils ont vite été dispersés par les forces de l’ordre. Vers 14h, la police a tenté de pénétrer dans le parc et la tension est montée. Dix minutes plus tard, la police faisait marche arrière.
Au même moment, les forces de l’ordre ont arrêté une cinquantaine d’avocats au Palais de justice d'Istanbul. Ces derniers manifestaient contre les événements à Taksim et ont été relâchés dans la soirée. Non loin de la place, au siège du SDP (un parti d’extrême gauche), 70 personnes étaient également interpellées selon la préfecture.
Le préfet : Evitez la place Taksim
A la mi-journée, le Premier ministre Recep Tayyip Erdoğan appelait les contestataires “sincères” à se retirer du parc. Avant d’ajouter : “Nous ne ferons plus preuve de tolérance”, alors qu’il avait annoncé accepter de recevoir une délégation de manifestants dès mercredi, rencontre confirmée hier soir par le porte-parole de l'AKP, Hüseyin Celik.
Photo FF
A la sortie des bureaux, des milliers de manifestants se sont retrouvés sur la place Taksim. Ils répondaient à l’appel de la plateforme Solidarité Taksim. Vers 20h, la police a commencé à disperser la foule en tirant des dizaines de grenades lacrymogènes. Le gouverneur d’Istanbul a déclaré quelques minutes plus tard sur Twitter que cette intervention faisait suite à des attaques de “marginaux” visant les policiers en position devant l’AKM. Il ajoutait : “Je supplie les citoyens sur les lieux de se séparer de ce groupe de marginaux et d’abandonner la place. Il est important que notre demande soit prise en compte pour la sécurité de tout le monde” , avant d'inviter les Stambouliotes à ne pas se rendre sur la place Taksim tant que “la sécurité n'y aura pas été rétablie”.
Le Consulat général de France à Istanbul mettait également en garde sur son site internet: "La police intervenant sur la place Taksim, il est fortement déconseillé de s’y rendre. Le Consulat général est fermé jusqu’à nouvel ordre."
Cités par le quotidien Radikal hier soir, les coordinateurs d'une infirmerie située dans le parc recensait 138 blessés et des centaines d'autres affectés par les gaz hier.
Fanny Fontan (http://www.lepetitjournal.com/istanbul) mercredi 12 juin 2013

samedi 8 juin 2013

VIDÉO – Gezi Parkı, une petite ville dans la ville

le lien sur cette vidéo différente, sans gaz et sans bataille

http://youtu.be/Lh6k9AY04Mw
Une semaine après le début des manifestations qui continuent de tenir Istanbul et la Turquie éveillées, “l’occupation” du parc de Taksim s’organise. Tentes, “boutiques révolutionnaires” où les vivres sont distribuées gratuitement, cours de yoga, bibliothèque, infirmerie, concerts… Petit tour en musique de l’ambiance dans le parc…

Elisa Girard (http://www.lepetitjournal.com/Istanbul) vendredi 7 juin 2013