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jeudi 12 septembre 2013

Prominent Turkish pianist Say receives prestigious music award

ISTANBUL – Hürriyet Daily News

World-renowned Turkish pianist and composer Fazıl Say has received one of the most prestigious awards in European classical music, the ECHO special jury award. DHA photo
World-renowned Turkish pianist and composer Fazıl Say has received one of the most prestigious awards in European classical music, the ECHO special jury award. DHA photo
World-renowned Turkish pianist and composer Fazıl Say has received one of the most prestigious awards in European classical music, the ECHO special jury award. 

Say received the award for his Istanbul Symphony composition. According to a written statement made by the jury, “Say received the award for his success at combining East and West in his symphony.” 

The Istanbul Symphony has been played by the Borusan Istanbul Philharmonic Orchestra, conductor Gürer Aykal, Burcu Karadağ on the ney, Hakan Güngör on the kanun and Aykut Köselerli on percussion. 

In 2008, Say received an award in the best chamber music category for a self-titled album he recorded with Moldovan violinist Patricia Kopatchinskaja. The award is given annually by the Deutsche Phono-Akademie, an association of German recording companies.

In 2001, he also received the best composer award for a Stravinsky interpretation. The Istanbul Symphony is 45 minutes long and composed of seven parts. The symphony has been played in 50 different concerts.

Say has also released a new album, “Mesopotamia,” featuring “Mesopotamia Symphony no.2” and “Universe Symphony no.3.” The album is already available in stores worldwide.
September/11/2013

vendredi 19 avril 2013

caricatures:Réactions politiques à la condamnation du pianiste Fazıl Say

Les réactions se multiplient depuis la condamnation, lundi, du pianiste Fazıl Say à 10 mois de prison avec sursis et mise à l’épreuve. Tandis que plusieurs ministres semblent regretter le verdict, de hauts responsables de l’AKP donnent raison aux juges. Les hebdomadaires satiriques Penguen et Leman s’emparent du sujet.
Fazıl Say était poursuivi au titre de l’article 216 du code pénal, lequel punit le fait “de dénigrer publiquement les valeurs religieuses d’une partie de la population.” L’acte d’accusation reprenait une série de propos publiés sur le compte Twitter de l’artiste : des vers attribués au poète persan Omar Hayyam, qui se demandait au 12ème siècle si le paradis était une taverne ou un bordel ; plusieurs tweets proclamant l’athéisme du pianiste ou encore un message dans lequel il déclarait : "Je ne sais pas si vous vous en êtes aperçus mais dès qu’il y a un lèche-botte, un médiocre, un voleur, un bouffon, c’est toujours quelqu’un qui croit en Allah".
“Omar Hayyam, sois raisonnable !
- Et vous, qui êtes-vous ?
- Oh l’insulte !”
Reconnu coupable par un tribunal d’Istanbul, le virtuose turc a écopé de dix mois de prison, qu’il ne purgera qu’en cas de nouvelle condamnation dans un délai de cinq ans. Dans les motifs de sa décision publiés hier, la cour explique que l’objectif du musicien était “d’humilier les valeurs religieuses”.
"Je suis désolé pour mon pays", a réagi l'artiste après l’annonce de la sentence. "Je suis plus inquiet pour l'état de la liberté d'expression et de croyance en Turquie que je ne le suis pour ma propre condamnation", a-t-il ajouté sur sa page Facebook. De nombreuses voix se sont élevées, en Turquie et à l’étranger, pour soutenir Fazıl Say. La Haute représentante de l'Union européenne pour les affaires étrangères, Catherine Ashton, s'est dite "préoccupée", soulignant "l'importance pour la Turquie de respecter pleinement la liberté d'expression". Dans une résolution sur le rapport de suivi 2012 de la Turquie adoptée hier, les députés européens appellent Ankara à "multiplier les efforts visant à garantir la liberté d'expression, la liberté des médias et toutes les autres libertés fondamentales conformément aux valeurs de l'UE."
Du silence à l’approbation
La condamnation du pianiste semble mettre mal à l’aise une partie du gouvernement. Le Premier ministre Erdoğan a refusé de s’exprimer, priant les journalistes de ne pas lui faire “perdre son temps” avec cette affaire. Egemen Bağış, ministre en charge des Affaires européennes, a été plus disert : “Nous ne pouvons pas nous réjouir du fait que Fazıl Say ou un autre de nos citoyens soit jugé pour ses propos ou ses opinions”, a-t-il réagi, regrettant même que les juges n’aient pas considéré son cas dans le cadre de la “liberté de dire n’importe quoi”.
D’autres à l’AKP (Parti de la justice et du développement) ont au contraire salué la condamnation du pianiste. Le ministre de la Culture et du Tourisme, Ömer Çelik, a estimé que les propos de Fazıl Say n’entraient pas dans le champ de la liberté d’expression. Tout juste a-t-il concédé que l’ouverture d’un procès pénal – et non civil – dans ce genre d’affaire pouvait être débattue.
Hüseyin Çelik, le porte-parole de l’AKP, s’est emporté contre ceux qui critiquent la condamnation, soulignant que “la loi est la même pour tous (…), célèbre ou pas” et affirmant que Fazıl Say n’avait pas été condamné pour avoir exprimé ses idées mais pour avoir proféré des insultes. Quant au numéro 2 de l’AKP, Mehmet Ali Şahin, sa réaction n’est pas passée inaperçue: “Cette personne (Fazıl Say, NDLR) a un père et une mère. Il a déclaré que son père était croyant. Il a donc traité son père et sa mère de lèche-botte! Nous ne disons rien de son athéisme, qu'il respecte ceux qui croient.”
Anne Andlauer (http://www.lepetitjournal.com/istanbul) vendredi 19 avril 2013

mardi 16 avril 2013

Le pianiste Fazil Say condamné à dix mois de prison avec sursis


le-pianiste-fazil-say-condamne-a-dix-mois-de-prison-avec-sursis

Le célèbre pianiste turc a été condamné à dix mois de prison avec sursis pour avoir diffusé des propos anti-Islam sur son compte Twitter.
Un tribunal d’Istanbul a condamné lundi le célèbre pianiste-compositeur turc Fazil Say à dix mois de prison avec sursis pour avoir diffusé sur les réseaux sociaux des propos jugés blasphématoires à l’endroit de la religion musulmane.
Fazil Say, qui n’était pas présent à l’audience, a été reconnu coupable d'«insulte aux valeurs religieuses d’une partie de la population» après avoir publié sur son compte Twitter des tirades provocatrices sur les musulmans et l’islam.
Date de l'information : 15 Avril 2013 11:45

mardi 8 janvier 2013

SALLE GAVEAU 27 MAI 2013: Fazil Say


  • 27 mai 2013 - 20h30

    Fazil Say

    Sacre du printemps

    SALLE GAVEAU
    45-47 rue La Boétie
    75008 PARIS
    01.49.53.05.07

lundi 3 décembre 2012

FAZIL SAY – Le virtuose menacé par un deuxième procès


Déjà inquiété par la justice pour des insultes présumées envers l’Islam publiées sur son compte twitter, le pianiste et compositeur pourrait désormais affronter un deuxième procès. En cause : des propos prononcés lors d’une interview sur la chaine de télévision CNN Türk le 13 novembre dernier. Interrogé sur son procès en cours, Fazıl Say a qualifié de “it kopuk” (truand, bandit) les trois plaignants et décrit le tribunal qui le juge comme “saçma sapan” (absurde, inepte). L’un des plaignants a confirmé au petitjournal.com d’Istanbul avoir une nouvelle fois porté plainte contre le pianiste auprès du procureur d’Üsküdar, qui doit maintenant décider d’ouvrir ou non un procès. Il pourrait invoquer les articles 125 et 301 du Code pénal turc, qui punissent respectivement l’insulte et le fait de dénigrer l’identité turque, la République ou ses représentants.
Anne Andlauer (www.lepetitjournal.com/istanbul) lundi 3 décembre 2012

jeudi 18 octobre 2012

FAZIL SAY – Son procès pour insulte envers l’Islam s’ouvre aujourd’hui



Le procès du pianiste turc Fazıl Say, accusé d’avoir “incité le peuple à la haine et à l’hostilité” et d’avoir “dénigré publiquement les valeurs religieuses d’une partie de la population” (en l’occurrence l’Islam) s’ouvre aujourd’hui à Istanbul. Après avoir déclaré publiquement son athéisme, le virtuose avait publié sur son compte twitter des messages moquant la religion musulmane.
Dans l’un d’eux, l’artiste citait le poète Omar Khayyam, se demandant si le paradis s’apparentait à une taverne ou à une maison close. Dans un autre tweet, Fazıl Say s’étonnait de la vitesse à laquelle le muezzin avait récité la prière du jour : “Le muezzin a lu l’appel à la prière du soir en 22 secondes. Prestissimmo con fuco !!! Pourquoi cette précipitation ? Une amoureuse ? Une table de rakı ?”
Le code pénal turc (art. 216) sanctionne ce genre de faits de trois années de prison. Le procureur réclame jusqu’à un an et demi d’incarcération pour le compositeur.
Anne Andlauer (www.lepetitjournal.com/istanbul) jeudi 18 octobre 2012

mercredi 27 juin 2012

FAZIL SAY – Le virtuose turc accusé d’avoir insulté l’Islam, ovationné par son public à Istanbul


En représentation à Istanbul le week-end dernier, le compositeur et pianiste turc a été chaleureusement ovationné par son public. Une belle preuve de soutien pour l’artiste accusé d’insultes envers l’Islam et qui risque pour cela 18 mois de prison
Une standing ovation de 17 minutes par 3.000 personnes. C’est ainsi que le compositeur et pianiste turc Fazil Say a été félicité samedi dernier par son public. L’artiste présentait à Istanbul la première de sa symphonie "Mésopotamie", accompagné de l’orchestre symphonique de Borusan lors du 40ème festival de musique IKSV. Dans la tourmente, Fazil Say semble donc pouvoir compter sur le soutien de son public.
Des tweets qui « dénigrent les valeurs religieuses » Le virtuose de renommée internationale est aujourd’hui inquiété par la justice turque pour ses prétendues insultes envers l’Islam. Après avoir déclaré publiquement son athéisme, il avait été plus loin en publiant des tweets moquant la religion musulmane. Dans l’un d’eux, l’artiste citait le poète Omar Khayyam qui se demandait si le Paradis s’apparentait à une taverne ou à une maison close. Dans un autre tweet, Fazil Say s’étonnait de la vitesse à laquelle le muezzin avait récité la prière du jour : "Le muezzin a lu l’appel à la prière du soir en 22 secondes. Prestissimmo con fuco !!! Pourquoi cette précipitation ? Une amoureuse ? Une table de rakı ?".
18 mois de prison encourus Ses prises de positions tranchées lui ont valu de nombreuses critiques, jusqu’aux lettres d’insultes et aux menaces de mort. Face à ce qu’il considère comme un manque de tolérance, Fazil Say a déclaré vouloir quitter son pays pour le Japon, où il trouve la vie plus confortable. Mais l’artiste devra répondre de ses actes en Turquie. Le 1er juillet, une cour l’accusait d’avoir "publiquement dénigré les valeurs religieuses d’une partie de la population" par le biais de ses tweets. L’accusation s’appuie sur l’article 216 du Code Pénal qui sanctionne l’"incitation à la haine et à l’hostilité" et l’ "insulte aux valeurs religieuses". Il encoure pour cela 18 mois de prison. Le procès devrait avoir lieu le 18 octobre.
Margaux Agnès (www.lepetitjournl.com/istanbul) mercredi 27 juin 2012

lundi 28 mai 2012

Fazil SAY menacé de prison


Pianiste turc de renommée mondiale, Fazıl Say est menacé de prison, accusé d’atteinte aux valeurs religieuses pour des propos publiés sur son compte Twitter. Un procureur d’Istanbul réclame jusqu’à un an et demi de prison contre le virtuose, qui affirmait récemment vouloir s’exiler au Japon
L’affaire commence avec quelques messages du musicien sur son compte Twitter. Avec un “tweet”, en particulier : “Le muezzin a lu l’appel à la prière du soir en 22 secondes. Prestissimmo con fuco !!! Pourquoi cette précipitation? Une amoureuse? Une table de rakı?”
La plaisanterie du pianiste à l'athéisme déclaré pourrait bien l’amener devant les tribunaux. Dans l’acte d’accusation, qui doit encore être approuvé par le parquet d’Istanbul, il se voit reprocher d’avoir “incité le peuple à la haine et à l’hostilité” et d’avoir “dénigré publiquement les valeurs religieuses d’une partie de la population”, l’islam en l’occurrence.
Couverture de l'un de ses derniers albums (photo AA)
Le code pénal turc (art. 216) sanctionne ce genre de faits jusqu’à trois années de prison. Dans cette affaire, le procureur a réclamé samedi jusqu’à un an et demi d’incarcération. “Si je passe plus de trois mois en prison sans pouvoir jouer du piano, c’en est fini de ma carrière. Je suis peut-être la première personne au monde à faire l'objet d'une enquête en justice pour avoir déclaré mon athéisme”, explique Fazıl Say au quotidien Hürriyet. Dans ce même entretien, le pianiste confie son intention de s’installer au Japon.
Censures et menaces
A plusieurs reprises ces dernières années, Fazıl Say s’est inquiété publiquement de ce qu’il considère comme une montée de l’islam radical et intolérant dans son pays. Il s’est plaint en 2008 auprès du journal allemand Süddeutsche Zeitung de ce que la plupart des épouses de ministres portent aujourd’hui le voile. “Les islamistes ont gagné” et cherchent à imposer leur mode de vie à la minorité laïque, estimait-il alors. A l’époque, l’interprète et compositeur évoquait déjà un possible exil à l’étranger.
Fazıl Say accuse également le pouvoir AKP (Parti de la justice et du développement) de censurer l’une de ses œuvres, composée à la mémoire de Metin Altıok, ce poète mort dans l’incendie criminel de l’hôtel Madımak à Sivas en 1993. Fazıl Say se dit aussi coutumier des lettres d'injures et des menaces de mort.
“ministre de la Culture !! ARRÊTE DE DÉBLOQUER !!”
“Le mieux serait de rester éloigné quelques temps. Je voudrais aller au Japon mais je ne sais pas si je le peux. J’adore le Japon et je pense qu’il est confortable d’y vivre. Mais c’est tellement loin. Cela voudrait dire réduire le nombre de mes concerts en Europe et en Turquie”, déclarait récemment le virtuose de 42 ans.
Le ministre turc de la Culture et du Tourisme, Ertuğrul Günay, a demandé au pianiste de revenir sur sa décision. “Je fais attention à ne pas prononcer de mot qui blesse un artiste. Mais si certains artistes insistent pour dire sans cesse des choses négatives, je laisse à la société le soin d’en juger. J’espère qu’à l’avenir ces personnes reconnaîtront qu’il n’y a pas de meilleur endroit pour vivre que la Turquie”, a affirmé le ministre début mai dans un discours au Parlement européen.
La réponse de Fazıl Say au ministre a été, comme à son habitude, directe, rapide et par l'intermédiaire de Twitter : “Ministre de la Culture !! ARRÊTE DE DÉBLOQUER !!” (en turc : “Kültür bakanı!! KES ZIRVALAMAYI !!”)
Anne Andlauer (www.lepetitjournal.com/istanbul) lundi 28 mai 2012
Pour écouter Fazıl Say au piano, dans une interprétation personnelle de Beethoven (Sonata Op 57 "Appassionata" Mov 3) :

lundi 23 avril 2012

FAZIL SAY en froid avec la Turquie

By AFP
ANKARA
The acclaimed composer and pianist Fazil Say said Monday that he was turning his back on his native Turkey and would live in exile in Japan after becoming disillusioned by the rise of conservative Islam.

In an interview with the Hurriyet daily, Say spoke of how he felt completely ostracized by Turkish society since he declared that he was an atheist and that the criticism he had received had highlighted a growing culture of intolerance.

“I think it’s time for me to move to Japan,” Say told the daily.
“When I said that I was an atheist, everyone insulted me and the legal authorities jumped on everything that I wrote on Twitter. I am perhaps the first person anywhere in the world to be the object of a judicial inquiry for declaring that they are an atheist.”

The multiple award-winning artist, who is a culture ambassador for the European Union, has drawn the ire of conservatives in Turkey with a series of provocative tweets about Islam.

A senior lawmaker for the ruling AKP party, Samil Tayyar, has called Say a “son of a whore” and the composer now fears that he could end up behind bars.

“If I am sentenced to prison, my career will be finished,” said Say, 41.

Under Turkish law, anyone convicted of insulting religious values can be sentenced to between three months and one year in prison.

Turkey is an officially secular country but the AKP, which has been in power since 2002, has strong Islamist roots.

dimanche 18 mars 2012

FAZIL SAY: "MESOPOTAMIA"

Interview de Fazil SAY sur sa dernière composition "MESOPOTAMIA"