mercredi 21 novembre 2012

Un cargo manque de s’écraser sur les rives d’Arnavutköy


Il n’est pas rare de se laisser aller à la rêverie contemplative face aux eaux du Bosphore. Si l’on ressent quelques désillusions à la vue de méduses ou de déchets gâchant ces instants lyriques, on est aussi souvent étonné par la taille des immenses cargos qui barrent la route aux vapur d’un autre âge. Que se passerait-il si l’un de ces navires fonçait accidentellement sur la rive ? La réponse, en vidéo... ou presque, fort heureusement !
Le 16 novembre, les habitants d’Arnavutköy ont échappé de peu à une catastrophe. Le cargo Ambra, immatriculé à Malte et en route vers Benghazi depuis la mer Noire, a manqué de s’écraser sur la rive européenne. Suite à un problème apparemment technique, le vaisseau a dû appeler à l’aide et s’est finalement fait remorquer par les garde-côtes. Plus de peur que de mal. Un miracle !
Fausse alerte, pour cette fois, mais le Bosphore n’en est pas à son premier accident. En 1936, seuls 4.500 navires franchissaient le détroit, contre plus de 50.000 par an actuellement. Selon les experts, le nombre d’incidents ne cesse d’augmenter proportionnellement au trafic maritime. En cause : la topographie du détroit, qui oblige les bateaux à effectuer des angles de 45 ou 80° à certains bras… Mais aussi ses courants réputés pour leur violence particulière et leur disposition en couches. Il est donc fortement recommandé d’engager un pilote turc expérimenté pour franchir le Bosphore.
Bien sûr, plus de la moitié des embarcations préfèrent s’en passer. Résultat : de nombreux accidents, le plus impressionnant étant sans doute celui du 13 mars 1994, lors de la collision de deux navires chypriotes. On a dénombré 27 morts, 9.000 tonnes de pétrole déversées dans le Bosphore et 20.000 autres qui ont brûlé pendant quatre jours, bloquant la circulation sur le détroit. L’un des navires, le Shipbroker, a même brûlé entièrement. Si les dégâts humains ne sont pas toujours aussi considérables, ce n’est pas le cas des conséquences écologiques. Après son naufrage en 1999, le tanker russe Volganeft-248 s’est scindé en deux, déversant 1.500 tonnes de pétrole. Il a fallu près de deux ans pour nettoyer les rives contaminées.

Fanny Fontan (http://www.lepetitjournal.com/istanbul.html) mercredi 21 novembre 2012

ISTANBUL: les galeries Lafayette en 2015 ?


Source de rumeurs insistantes ces dernières années, l’ouverture d’un grand magasin Galeries Lafayette à Istanbul serait finalement prévue pour le premier semestre 2015. Le groupe l’a annoncé hier, en même temps que la signature d’un partenariat avec le groupe turc Demsa. Ce dernier représente déjà, entre autres grandes marques internationales, les magasins de luxe Harvey Nichols en Turquie.
Les Galeries Lafayette d’Istanbul seront situées dans l'un des futurs grands centres commerciaux de la ville, le Boulevardi à Çamlıca, sur la rive asiatique. Le centre commercial comprendra également "des appartements haut de gamme, un hôtel 5 étoiles, un cinéma et un grand nombre de boutiques de prêt-à-porter", précise le groupe dans un communiqué. “Avec ce nouveau partenariat, le groupe Galeries Lafayette réaffirme sa volonté d'accélérer son développement international dans l'une des villes les plus dynamiques du monde, à la croisée des mondes européen et asiatique", ajoute la direction des Galeries Lafayette.
Anne Andlauer (http://www.lepetitjournal.com/istanbul.html) mercredi 21 novembre 2012

mardi 20 novembre 2012

spectacle équestre au domaine de Chantilly


  • J-11 avant le nouveau spectacle équestre des fêtes de fin d'année ! Réservez vite vos places pour la Nuit de Noël, le spectacle qui fait la part belle aux contes et légendes de notre enfance. Un moment de féerie à ne pas manquer !
    J-11 avant le nouveau spectacle équestre des fêtes de fin d'année  ! Réservez vite vos places pour la Nuit de Noël, le spectacle qui fait la part belle aux contes et légendes de notre enfance. Un moment de féerie à ne pas manquer !

Öcalan met fin à la grève de la faim des détenus kurdes


Les prisonniers kurdes en grève de la faim, certains depuis 68 jours, ont cessé leur action dimanche. Abdullah Öcalan, le chef historique du PKK emprisonné sur l’île d’Imralı, avait envoyé la veille un message à ses partisans pour qu’ils cessent leur protestation. "Cette action a atteint son objectif. Je veux qu'ils y mettent fin sans tarder et sans aucune hésitation", réclamait le leader dans le document publié samedi par son frère Mehmet. Le vice-Premier ministre, Bülent Arınç, a exprimé sa satisfaction quant à l’arrêt de ce mouvement qui mettait en péril la vie des prisonniers.
Les députés du Parti pour la paix et la démocratie (BDP) ont également organisé une conférence de presse dimanche pour annoncer la fin de la grève. "Les grévistes ont cessé leur mouvement depuis ce matin. Certains d'entre eux seront hospitalisés", a déclaré Gülten Kışanak, la co-présidente du parti.
Pour tenter d’enrayer cette vague de protestation, l’AKP a déposé la semaine dernière un projet de loi autorisant les détenus à se défendre dans leur langue maternelle devant les tribunaux, en l’occurrence en kurde. Ce projet devrait être voté cette semaine par le Parlement turc. Par ailleurs, le ministre de la Justice Sadullah Ergin a annoncé ce lundi la possible ouverture prochaine de discussions entre Ankara et le PKK, rapporte l’agence de presse Reuters.
Fanny Fontan (http://www.lepetitjournal.com/istanbul.html) mardi 20 novembre 2012

du nouveau sur la mosquée géante de Camlica


Une pâle copie de la Mosquée Bleue ?La “mosquée géante” de Çamlıca, promise en mai dernier par le Premier ministre Erdoğan, prend forme peu à peu. Un jury vient de désigner parmi 62 projets celui qui surplombera bientôt la plus haute colline d’Istanbul. A peine dévoilé… et déjà critiqué : le projet choisi serait une pâle copie de la Mosquée Bleue, un minaret en plus

En réalité, aucun des projets présentés au jury n’a fait l’unanimité. Le premier prix, d’un montant de 300.000 livres turques, n’a donc pas été attribué et l'Association de construction et d'entretien des mosquées d'Istanbul, à l’origine du concours, a dû départager deux projets arrivés ex æquo en deuxième position (225.000 livres).
Une mosquée de style classique dessinée par deux femmes architectes, Bahar Mızrak et Hayriye Gül Totu, l’a finalement emporté sur un projet beaucoup plus moderne. Premier constat : l’édifice aux dimensions colossales comporte sept minarets (six minarets et un “minaret-horloge de forme octogonale situé dans la cour”, précisent les architectes).
Une réplique de la Mosquée Bleue ?
Selon le quotidien Radikal, les résultats du concours ont déclenché une polémique entre architectes : de l’avis de certains d’entre eux, le projet retenu serait une pâle copie de la Mosquée Bleue à Sultanahmet. Accusée d’avoir plagié Mimar Sinan, le grand architecte ottoman, Bahar Mızrak dément et décrit une mosquée de "style classique… pour refléter les lignes turco-islamiques".
Toujours selon l’architecte, le projet comprend une coupole principale de 34 mètres de diamètre élevée à 72,5 mètres du sol et un minaret culminant à 107,1 mètres de haut, censé symboliser la bataille de Malazgirt (Manzikert), remportée par l’armée du sultan seldjoukide Alp Arslan contre l’armée byzantine en 1071.
“Visible de partout”
Recep Tayyip Erdoğan a révélé en mai son projet d'édifier une mosquée sur 15.000 mètres carrés au sommet de la colline de Çamlıca, de sorte qu'elle soit visible aux quatre coins d’Istanbul. Le projet comprend plus qu’un édifice religieux : il prévoit également des ateliers traditionnels, des aires de promenade et de sport, des parcs et jardins. La volonté du Premier ministre est de créer un nouveau pôle d'activité dans la ville. Un appel aux dons a été lancé cet été pour financer la construction de cette mosquée hors normes.
Marlène Alibert (http://www.lepetitjournal.com/istanbul.html) mardi 20 novembre 2012
Plus de photos du projet sur arkitera.com

L'avocat de Sevil Sevimli va contester l’interdiction de sortie du territoire


Une cour d’assises de Bursa a une nouvelle fois refusé hier d’autoriser l’étudiante de Lyon 2 à regagner la France, maintenant son contrôle judiciaire en Turquie jusqu’au 16 janvier 2013, date de la prochaine audience. Son avocat a l'intention de contester cette décision sans attendre
Me Inayet Aksu, l’avocat de Sevil Sevimli, a annoncé son intention de contester dans les prochains jours l’interdiction de sortie du territoire imposée à sa cliente, arguant d’une atteinte à son droit à l’éducation. Me Aksu fait valoir que le procureur de la République, qui réclame jusqu'à 32 ans de prison contre l’étudiante franco-turque, s'est lui aussi prononcé en faveur de la levée du contrôle judiciaire en Turquie lors de l’audience d’hier. “La réponse du tribunal à notre recours devrait intervenir dans un délai d’une semaine à dix jours”, déclare encore l’avocat au petitjournal.com d’Istanbul.
En attendant, “Sevil a quitté Bursa après l’audience pour aller voir son petit frère à Adana. Elle m’a dit que son père, resté à Lyon, lui manquait beaucoup et qu’elle voulait reprendre ses études le plus tôt possible”, relate Me Inayet Aksu.
Le président de l’université de Lyon 2, plusieurs avocats du barreau de Lyon et le Consul général de France à Istanbul, Hervé Magro, étaient présents au tribunal hier.
Surprise et déception
“J’espérais une autre appréciation de ce dossier”, a réagi devant la presse Jean-Luc Mayaud, le président de Lyon 2, où Sevil Sevimli faisait ses études. “Ce que j’ai pu entendre, c’est que les faits sont très fragiles, qu’il y a une discordance entre ce que dit la loi turque et ce qu’en disent les services de sécurité”, a-t-il ajouté, se déclarant “déçu et surpris” et promettant de revenir pour la troisième audience, le 16 janvier.
Sevil Sevimli effectuait une année d’échange à l’université d’Eskişehir lorsqu’elle a été arrêtée et incarcérée le 10 mai 2012, avant d’être remise en liberté en août. Le procureur accuse la jeune Française, considérée comme turque par la justice du pays car elle possède la double nationalité, de “participation à la direction d'un mouvement illégal”, en l’occurrence le DHKP-C (Parti-front révolutionnaire de libération du peuple), une branche violente de l’extrême-gauche.
Selon l’avocat de l‘étudiante, le procureur se base, pour étayer ses accusations, sur la participation de Sevil Sevimli à un défilé légal du 1er mai à Istanbul ou encore à un concert du groupe Yorum, engagé à gauche. Il requiert 32 ans d’emprisonnement. Lors de la première audience, le 26 septembre dernier, le tribunal avait levé son contrôle judiciaire à Eskişehir mais refusé d’autoriser la jeune femme à quitter le territoire turc pour retourner en France et reprendre ses études.
Anne Andlauer (http://www.lepetitjournal.com/istanbul.html) mardi 20 novembre 2012

EXPOSITION EXCEPTIONNELLE AU PALAIS DE TOPKAPI


Le palais de Topkapı accueille la Chine millénaire

Evènement au palais de Topkapı à partir de demain pour les passionnés d'archéologie et d'art, et pour tous les curieux : l'exposition “Trésors de Chine”. Celle-ci s'inscrit dans le cadre de l'année de la culture chinoise en Turquie et offre aux visiteurs l'occasion d'admirer les célèbres statues de “l'armée en terre cuite” réalisées entre 246 et 210 avant J.-C.. Découverte archéologique majeure, elles représentent les armées de Qin Shi Huang, le premier empereur de Chine. Ces sculptures avaient été enterrées autour de son tombeau pour l'accompagner lors de son voyage dans l'au-delà.
Une œuvre titanesque puisque les archéologues estiment qu'il y aurait plus de 8.000 soldats dans les différentes fosses entourant la sépulture. Chacune est unique dans l’expression du visage. Le réalisme va très loin puisque l'on trouve aussi des chars ainsi que des musiciens, recréant l'environnement du souverain lors de sa vie.
L'exposition, fruit de plus d'un an de travail, dispose également de pièces venant du célèbre Beijing Palace Museum. Ce dernier est situé dans la Cité Interdite, qui fut le palais impérial chinois au cours de la dynastie des Ming et des Qing. Les visiteurs pourront en profiter sur une période de trois mois à compter du 21 novembre.
Tanguy Quidelleur (http://www.lepetitjournal.com/istanbul.html) mardi 20 novembre 2012
A noter : Le palais de Topkapı est ouvert tous les jours sauf le mardi, de 9h à 17h.