jeudi 27 septembre 2012

le festival d'Anatolie avec LES AMIS DE LALELI


LES AMIS DE LALELI participent au Festival d'Anatolie
Parc des Expositions de Paris-Nord Villepinte, VILLEPINTE (93420)

Du vendredi 28 septembre 2012 au dimanche 30 septembre 2012

L'association vous proposera un large choix de littérature turque en français ET EN TURC.
Rencontres-dédicaces:
* vendredi 28 septembre: Claude-exeter DESIRE: écrivain et poète
* samedi 29 septembre après-midi: Nedim GÜRSEL
* dimanche 30 septembre: Öznur KÜCÜKER, écrivaine et poète

ce salon se déroule sur une superficie couverte de 10.000 m2 et 8.000 m2 extérieure. Cette année, le thème choisi est la ville d'Istanbul. Les stands sont décorés comme les célèbres endroits historiques et touristiques de la ville tels que le Grand Bazar, la tour de Léandre ou Ortaköy afin d'inviter les visiteurs à un court voyage dans cette ville.

TARIF :
5 €
LIEU :
Parc des Expositions de Paris-Nord Villepinte
allée Erables Zac Paris Nord II
93420 VILLEPINTE
Tél : 01 48 63 30 30

Horaires :
vendredi, samedi de 10h à 20h
le dimanche de 10h à 19h

Transports en commun :
RER B : Parc des Expositions arrêt VILLEPINTE

Informations complémentaires :

ATILA ÖZER, ÉCRIVAIN FRANCOPHONE – “Nous vivons dans une société schizophrène”


Premier roman d’Atila Özer, paru il y a deux semaines, en turc, aux éditions Doğan Kitap, Fena nous transporte dans un monde sans avenir, façonné par la publicité, la consommation à outrance, la communication exacerbée. Pour lepetitjournal.com, l’auteur revient sur les origines du roman et nous explique sa vision de la société actuelle


lepetitjournal.com d'Istanbul : Né à Paris, installé à Istanbul depuis 2009, vous avez publié un livre de philosophie politique, L’Etat, aux éditions Flammarion en 1998, et vous êtes aujourd’hui enseignant de philosophie au lycée de Galatasaray. Pourriez-vous nous décrire votre parcours et nous dire ce qui vous a amené à vous lancer dans la littérature ?
Atila Özer: Je suis né en France et j’ai fait mes études là-bas. J’ai étudié l’Histoire et la Philosophie, et je me suis spécialisé en Philosophie politique contemporaine. Parallèlement j’avais depuis l’adolescence une envie d’écrire. J’ai eu une activité littéraire assez épisodique, mais je n’avais pas le courage ni même la force suffisante à l’époque pour me lancer dans une aventure littéraire. Et puis, lorsqu’il a été question de terminer ma thèse de philosophie politique, je me suis senti étouffé dans ce cadre, et j’ai voulu passer à un mode d’expression plus libre, plus sensible, moins normatif. J’ai décidé d’abandonner ma thèse et de passer à l’écriture, qui fut théâtrale dans un premier temps, puis romanesque. Ce roman est ma première production littéraire.
D’où vous est venue l’idée de ce livre ?
L’idée de ce livre m’est venue très précisément en 2005, après les attentats de Londres. Ils m’ont impressionné non pas par leur caractère spectaculaire, parce qu’en un sens ils étaient moins spectaculaires que les attentats du 11 septembre, mais par la façon dont ils ont été préparés. Ce sont les personnes qui les ont menés qui ont donné le caractère spectaculaire à ces attentats : c’étaient des jeunes citoyens britanniques, certainement musulmans mais élevés dans la société britannique. Il m’a semblé que quelque chose avait changé dans la nature du terrorisme. En 2001, le problème du terrorisme se présentait comme le problème de la civilisation occidentale d’un côté face à l’extrémisme religieux de l’autre, ou pour certains face à la civilisation musulmane. Ces attentats de Londres ont fait de la terreur un conflit entre le système et lui-même. Des personnes élevées dans le système se retournaient contre lui en lui reprochant implicitement ou symboliquement par les attentats d’être ce qu’il est. Je me suis alors posé la question de savoir comment un système pouvait engendrer de l’intérieur sa propre négation. J’ai voulu réfléchir sur ce thème en ne partant pas des idées toutes faites (…) Il m’a semblé que si nous voulions essayer de comprendre ce qu’il s’était passé, il fallait faire un effort d’empathie, bien que ce soit évidemment difficile. Je ne justifie pas le terrorisme et mon roman n’en est certainement pas une apologie. Mais il me semble que pour essayer de comprendre ce qui s’est passé, il faut essayer de travailler de l’intérieur. Il faut voyager dans la mentalité de ces gens pour comprendre ce qui les a motivés et ce qui les a décidés à aller jusqu’à cette extrémité incroyable qui consiste à assassiner des innocents en se donnant soi-même la mort. En travaillant, je me suis aperçu qu’il ne s’agissait pas simplement de construire une histoire autour du terrorisme mais qu’il s’agissait peut être d’essayer de produire un tableau du monde contemporain, avec ses contradictions, ses paradoxes. J’ai donc essayé de mettre en scène ce que nous pourrions appeler l’opposition du consumérisme hédoniste et de l’extrémisme religieux, qui sont peut être les deux grandes forces qui structurent le monde d’aujourd’hui. Elles se présentent comme des forces antagoniques, comme des forces incompatibles l’une avec l’autre, mais ce sont peut-être bien des forces complémentaires qui forment un même monde, une même unité de signification.
Votre roman fait une large place aux pulsions : meurtrières, sexuelles… Comment êtes-vous parvenu à décrire si précisément ces pulsions ? Etait-ce une forme d’exutoire ? Et surtout, dans quel état d’esprit avez-vous écrit ce livre ?
Observer les pulsions dans la société telle qu’elle est n’est pas vraiment difficile aujourd’hui, parce qu’elles sont mises en scène un peu partout. Elles font partie de l’univers de représentation, de l’univers médiatique et symbolique dans lequel nous baignons : la publicité, le cinéma, les séries télévisées. Tout ce qui nous sert d’imaginaire quotidien. Comme nous sommes tous partie prenante de cet univers, comme nous sommes stimulés en permanence, comme nos pulsions sont animées par la façon même dont la vie est organisée, je crois qu’il suffit de se regarder de l’intérieur pour parvenir, peut être pas à une compréhension de ces pulsions, mais en tout cas à une image de la chose. D’une certaine manière, je me suis décrit moi-même en décrivant ces pulsions, et j’espère que cette auto-description est une description qui vaut pour tous. En ce qui concerne mon état d’esprit, en écrivant ce roman, j’ai essayé de me plonger dans un univers pulsionnel, en écoutant notamment un certain type de musique, par exemple du rap (un des personnages du roman est d’ailleurs un rappeur). J’ai également feuilleté les magazines de mode… Je me suis plongé dans l’univers de représentation qui tourne autour des pulsions qui structurent le monde.
Votre roman présente deux caractéristiques majeures : une écriture très “parlée”, descriptive mais non analytique et des changements multiples de narrateurs (Théo, narrateur omniscient, narrateur dont on ignore l’identité…). Pouvez-vous nous expliquer ces choix ?
Je vais vous contredire un peu… C’est vrai que nous passons du narrateur Théo à deux autres types de narration, dans la deuxième et troisième partie. Mais je ne pense pas que le narrateur de la deuxième partie soit réellement un narrateur omniscient, même si à première vue il se présente comme tel. En fait le point de vue qui est adopté dans la deuxième partie est celui du Sous-traitant. Et je pense que dans la dernière partie, nous retrouvons le personnage de Théo, bien que j’utilise la deuxième personne. L’usage de la deuxième personne et l’usage du futur permettent d’évoquer l’idée d’une certaine fatalité, d’une certaine inéluctabilité des choses. Les choix narratifs consistent à essayer d’épouser l’évolution psychologique et existentielle du personnage principal. Ce qui explique les variations. L’écriture très parlée permet d’évoquer le monde de la pulsion, mais aussi le monde de la communication qui est un monde de l’immédiateté, de l’événement permanent. Mais je dirais que c’est plutôt ce qui caractérise la première partie, et un peu la dernière. Dans la deuxième partie, il y a une prise de recul par rapport à la situation, même si elle n’est pas lucide.
Shakoor, un des personnages de votre roman, parle du “rachat des galeries par les majors du divertissement”. Est-ce votre opinion du monde de l’art aujourd’hui ?
Oui, il est assez manifeste que dans tous les domaines l’art se fond dans le système marchand, dans le système consumériste. Ce n’est pas un défaut, c’est une tendance lourde de notre époque. Nous vivons dans une société qui soumet tout à la loi de l’économie, qui transforme tout en marchandise, et je crois que l’art ne fait pas exception. C’est une tendance relativement ancienne : Andy Warhol disait qu’un grand artiste, c’est d’abord un grand businessman. C’est une tendance qui s’est mise en place après la seconde guerre mondiale, mais il me semble qu’aujourd’hui cela devient évident. Ca transparait notamment dans un phénomène qui est très frappant à notre époque et qui est celui de la fusion de la mode et de l’art. Nous observons aujourd’hui l’usage de l’art dans la mode et même une transformation des grands couturiers en icônes de l’art contemporain. Ce n’est pas forcément une critique. Mon roman peut être lu comme une critique de la société de consommation et du fondamentalisme religieux. Mais ce n’est pas ce que j’ai voulu faire en écrivant ce roman. J’ai vraiment essayé de m’approcher du travail d’un artiste, et c’est d’ailleurs pour cela que j’ai fait de Théo un peintre. J’ai souhaité brosser le tableau de ce que j’ai devant les yeux, j’ai souhaité peindre l’esprit de mon temps.
Pourquoi la figure de Dieu est-elle si présente dans votre roman ?
Je pense qu’elle est nécessaire pour comprendre le monde où nous vivons. Il y a d’un coté cette montée du fondamentalisme comme forme de colère contre le système tel qu’il existe, contre l’excitation de la pulsion sexuelle, contre la liberté individuelle, contre l’égalité entre les hommes et les femmes… Mais d’un autre coté, je crois qu’il y a dans l’hédonisme consumériste un certain rapport au divin, puisque dans le fond le principe de ce système c’est la divinisation de l’individu, chacun devient à soi-même sa propre divinité. Et Théo, qui est une expression exacerbée de cette caractéristique du système, porte un nom qui est lui-même évocateur de Dieu. Théo, c’est Dieu en grec. Le titre turc du roman, Fena, évoque également Dieu, mais indirectement. Fena signifie en turc mauvais, mal, méchant… mais dans la pensée soufie, Fena correspond au stade où l’individu perd sa singularité, sa différence individuelle, pour se fondre complètement dans Dieu et pour rejoindre le divin.
Tout au long du roman, il y a l’image d’une femme objet. Est-ce votre opinion sur l’image de la femme dans le monde de l’art contemporain et plus largement dans la société actuelle ?
Dans le monde de l’art non, il y a de très grandes artistes, et j’en cite une dans mon roman que j’aime beaucoup, c’est Vanessa Beecroft. Cette artiste a d’ailleurs travaillé sur la tendance de la société du spectacle à transformer la femme en objet de voyeurisme, en objet potentiel de consommation. C’est donc un aspect de la société dans laquelle nous vivons, et dans la mesure ou ce roman parle des aspects brillants et des aspects sombres de la société, la femme objet ou la misogynie y sont forcément évoquées. En même temps, il n’y a pas tellement de réflexion sur le rapport entre les hommes et les femmes dans ce roman, parce que je crois que cette tendance à transformer les choses en objets consommables touche tant la femme que l’homme. Le personnage de Théo est certes un peu misogyne, mais il a une arrogance qui le conduit à mépriser tout le monde.
Le roman est construit d’une telle façon qu’à la fin, nous nous demandons si le thème de la schizophrénie n’est pas abordé. La société serait-elle devenue schizophrène ?
Bien sûr. Je ne sais pas si Théo est schizophrène, je n’ai pas la qualification psychiatrique ni médicale pour savoir exactement ce qu’est la schizophrénie, ni même pour créer un personnage qui serait lui-même schizophrène. Mais c’est vrai que si nous entendons par schizophrénie la tendance au dédoublement, à la dépersonnalisation, au trouble dans le rapport au monde extérieur, alors oui je crois que nous vivons dans une société schizophrène, précisément parce que le consumérisme hédoniste a tendance à dépersonnaliser les individus en les réduisant à leurs actes d’achats, aux marques qu’ils aiment, qu’ils consomment. Dans un système comme celui-ci, savoir qui nous sommes ou quels sont les rapports à tisser avec la réalité est très difficile. Donc oui, ce roman est un peu une méditation sur le devenir schizophrénique du monde.
Dernière question : le roman est sorti en Turquie, mais pas en France… Alors à quand la version française ?
Je ne sais pas, quand les éditeurs français s’intéresseront au manuscrit (sourire). Doğan Kitap a été très réactif, le roman sort donc d’abord en Turquie.
Propos recueillis par Amandine Canistro (www.lepetitjournal.com/istanbul) jeudi 27 septembre 2012
A noter: Le book trailer de l’éditeur sur YouTube et la page facebook du roman.
Fena, Atila Özer, Doğan Kitap, 372 pages, 23 TL. Date de parution : septembre 2012 (en turc uniquement, pour l'instant)

mercredi 26 septembre 2012


LES AMIS DE LALELI participent au Festival d'Anatolie
Parc des Expositions de Paris-Nord Villepinte, VILLEPINTE (93420)

Du vendredi 28 septembre 2012 au dimanche 30 septembre 2012

L'association vous proposera un large choix de littérature turque en français ET EN TURC.

Organisé par l'Union des Démocrates Européens Turcs, le salon se déroule sur une superficie couverte de 10.000 m2 et 8.000 m2 extérieure. Cette année, le thème choisi est la ville d'Istanbul. Les stands sont décorés comme les célèbres endroits historiques et touristiques de la ville tels que le Grand Bazar, la tour de Léandre ou Ortaköy afin d'inviter les visiteurs à un court voyage dans cette ville.

TARIF :
5 €
LIEU :
Parc des Expositions de Paris-Nord Villepinte
allée Erables Zac Paris Nord II
93420 VILLEPINTE
Tél : 01 48 63 30 30

Horaires :
vendredi, samedi de 10h à 20h
le dimanche de 10h à 19h

Transports en commun :
RER B : Parc des Expositions arrêt VILLEPINTE

Informations complémentaires :
http://www.festivaldanatolie.com/

MODE & DESIGN – Des rives du Bosphore aux berges de la Seine


Retour aux fondamentaux. Après des mois de contexte économique morose et de relations politiques tendues, des grands noms français et turcs de la mode et du design se sont retrouvés lundi à Istanbul. Quelques heures pour parler création, savoir-faire, marques et salons professionnels sous les dorures du Palais de France, témoin de cinq siècles d’amitié franco-turque

Il fallait une image forte, un lieu symbolique, un thème évident pour retisser les liens distendus entre la France et la Turquie. La mode et le design se sont imposés rapidement, observe Éric Fajole, directeur d’Ubifrance Turquie, l’un des organisateurs de la rencontre. Cette dernière coïncide avec l’Istanbul Design Week (26-30 septembre), qui met la France à l’honneur. “Beaucoup de marques françaises cherchent à entrer sur le marché turc… tandis que des marques, des boutiques, des exposants turcs peuvent investir et créer de l’emploi en France”, note encore Éric Fajole.
D’une rive à l’autre – qu’elle soit “européenne” ou “asiatique” à Istanbul, “gauche” ou “droite” à Paris – il n’y a jamais que trois heures d’avion pour accéder à un marché de centaines de millions de consommateurs européens. “La création turque est en train de prendre une place importante sur la scène internationale et la France reste un point de passage incontournable”, souligne le consul général de France à Istanbul, Hervé Magro.
De plus en plus de Turcs dans les salons parisiens
La créatrice Arzu Kaprol (photo Tanguy Quidelleur), dont la marque aura 15 ans l’an prochain, est depuis ses débuts une abonnée des vols Istanbul-Paris. “Je m’y rends non seulement pour mes clients français mais aussi parce que mes clients étrangers viennent à Paris”, explique-t-elle avant d’ajouter: “Nous avons besoin de ce genre de rencontres mais surtout, nous avons besoin d’un réchauffement des relations. Il existe encore, chez les Français comme chez les Turcs, une perception faussée et plus nous nous verrons, plus la relation se détendra et s’animera.”
Le potentiel est là et se mesure déjà. Xavier Clergerie, commissaire général de Who's Next Prêt à Porter Paris, constate que la Turquie – longtemps classée 10ème – occupe désormais le quatrième rang sur son salon en nombre de visiteurs et d’acheteurs (plus de 1.000), derrière l’Italie, le Japon et l’Espagne. “Les créateurs turcs sont aussi de plus en plus nombreux. Ils sont aujourd’hui une vingtaine sur la première et la deuxième session”, ajoute-t-il.
Un pavillon turc pendant la Paris Fashion Week ?
Et ce qui vaut pour la mode ou les accessoires vaut aussi pour le design. “Dans tous les secteurs, et pas seulement dans les tapis, la Turquie est de mieux en mieux représentée sur Maison&Objet”, confirme Étienne Cochet, directeur général de ce salon et président de Paris Capitale de la création, l’autre organisateur de la rencontre avec ARD- Paris Île-de-France. “Pourquoi ne pas créer un pavillon turc pendant la Paris Fashion Week ?” lance même, pendant l’un des panels, le directeur général du salon Tranoï, Michael Hadida.
Les créateurs et designers turcs entrent donc “dans la cour des grands”, remarque Éric Fajole, directeur d’Ubifrance Turquie. Évidemment, rien n’est simple. Paris fait toujours rêver, peut-être davantage que New York ou Milan, mais dans l’assemblée du workshop, de jeunes créateurs regrettent de ne pas toujours se sentir accueillis ou attendus.
“Je ne connais pas de belle fille qui soit facile d’accès”, justifie Étienne Cochet (photo Tanguy Quidelleur). “Beaucoup de gens souhaitent que Paris soit leur plateforme et jusqu’à présent, cette envie naissait du seul fait que c’était Paris. Maintenant, c’est l’envie de la création qui prime et cela devient plus intéressant. A nous de bien distinguer celle ou celui dont les valeurs de création sont signifiantes au niveau mondial et de lui dire : Viens à Paris ! Car avec la magie de Paris additionnée à tes valeurs de création, là, il y a quelque chose de costaud à faire !” s’enthousiasme le président de Paris Capitale de la création.
“Faire d’Istanbul une capitale mondiale de la mode”
L’enjeu pour la Turquie est bien se défaire de l’image “d’atelier de confection” des marques européennes, de prouver par sa création qu’elle possède une ADN, une identité propre. “Il faut pour cela créer des écoles qui forment les futurs talents turcs”, souligne Michael Hadida, de Tranoï. Ces institutions manquent encore, malgré l’ouverture en 2010 d’une branche stambouliote de l’école française ESMOD, dont la première promotion sortira en juin 2013.
La Turquie affiche pourtant de grandes ambitions. “D’ici 2023 (centième anniversaire de la fondation de la République de Turquie, ndlr), nous voulons faire d’Istanbul une capitale mondiale de la mode”, annonce Hikmet Tanrıverdi, président de l’Union des exportateurs de prêt-à-porter et d'habillement d’Istanbul. Objectif : 52 milliards de dollars d’exportations d’ici 11 ans (soit 20 milliards d’euros), contre 16 milliards de dollars l'an dernier.
Et les Français en Turquie ? “Si l’échange n’est pas gagnant-gagnant, on n’y arrivera pas”, assure Étienne Cochet. Volkan Atik, directeur général de la marque de mode masculine Avva, invite les créateurs français à se faire connaître lors de la semaine de la mode d’Istanbul, qui se tiendra cette année entre les 10 et 13 octobre. Ou encore à multiplier les projets en Turquie, à l’image du designer français Ora Ito, qui a conçu l’Hôtel O à Paris et confie qu’il “adorerait” réitérer l’expérience à Istanbul.
Anne Andlauer (www.lepetitjournal.com/istanbul) mercredi 26 septembre 2012

offre d'emploi pour traducteurs français / turc


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mardi 25 septembre 2012

Neset ERTAS EST DECEDE AUJOURD'HUI


  • Özcan Mit dans RADIO MADE IN TURKEY
    Nous avons perdu l’immense artiste Neşet ERTAŞ, « trésor humain vivant » de l’UNESCO
    Başimız sağolsun.

    Une pensée, très émue et profondément attristée, pour Neşet ERTAŞ qui est décédé ce matin à 8h45 à l’âge de 74 ans, à l’hôpital d’Izmir où il était hospitalisé au service d’oncologie. Malheureusement le cancer l’a emporté. Je tiens à dire toutes mes condoléances à ses proches ; paix à son âme, que Dieu l’accueille en son paradis.
    Neşet Ertaş était un « halk ozanı », c'est-à-dire un poète populaire, un artiste du peuple, digne représentant du courant Abdal, tradition turkmène qui conjugue l’Islam turc et la période pré-islamique des Turcs, le chamanisme. Neşet Ertaş, originaire de Kırşehir (entre Ankara et Kayseri), était un auteur, compositeur, interprète, et virtuose de l’instrument traditionnel turc, le bağlama. Il maniait cet instrument comme personne avec un style très personnel, il était adulé pour son art par tous de 7 à 77 ans.
    ...
    Ses œuvres ont été interprétées par les plus grands noms de la chanson turque comme Barış Manço, Cem Karaca, Selda Bağcan ou Zeki Müren pour ne citer qu’eux.
    En 2006, la Grande Assemblée Nationale de Turquie lui remet le « Üstün Hizmet Ödülü», la médaille pour « Hauts services Rendus », l’équivalent turc de la légion d’honneur. Puis en 2010, c’est l’UNESCO qui lui attribue le titre très prisé de « trésor humain vivant », un titre ô combien précieux qui colle si bien à la qualité exceptionnelle du maître Neşet Ertaş. Très cher et regretté usta, reposez en paix, vous nous manquez déjà.

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2. Entrée pour le Festival le Dimanche + Le concert de MUSTAFA CECELI: 18€ au lieu de 20€

3. Entrée pour le Festival le Samedi + Le concert de UGUR ISILAK: 13€ au lieu de 15€