mercredi 13 juin 2012

LA CRISE? QUELLE CRISE ? - 26 Turcs en plus chez les super millionnaires


344 : c’est le nombre de Turcs dont la fortune personnelle dépasse 100 millions de dollars, selon le rapport annuel sur la richesse dans le monde du cabinet Boston Consulting Group publié le 31 mai. Depuis le précédent rapport, 26 Turcs ont rejoint ce club très fermé, ce qui classe le pays au 9ème rang mondial. Les Américains tiennent toujours le haut du pavé avec 2.928 super millionnaires recensés l’an dernier, 61 de moins qu’en 2010. L’Angleterre et l’Allemagne se maintiennent sur le podium, avec respectivement 1.125 et 807 millionnaires à huit chiffres ou plus.
La Chine (5ème avec 648 noms) et la Russie (4ème avec 686) enregistrent toutefois la plus forte progression du classement par rapport à 2010 (+110 pour la Chine, +79 pour la Russie). La France arrive sixième avec 470 “super riches”, 10 de moins qu’en 2010.
Toutefois, en nombre relatif et non plus absolu, c’est en Suisse, à Singapour et en Autriche qu’on trouve le plus de fortunes supérieures à 100 millions de dollars (relativement à la population du pays). Boston Consulting Group prévoit que la Suisse va encore demeurer pendant plusieurs années la plus importante place financière offshore au monde, profitant des afflux en provenance des pays émergents. Hongkong et Singapour pourraient toutefois la dépasser d'ici 15 à 20 ans.
Anne Andlauer (www.lepetitjournal.com/istanbul) mercredi 13 juin 2012

mardi 12 juin 2012

KILIM PENSION à Uçhisar


KILIM PENSION à Uçhisar

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Description Située au pied du grand rocher « Kale » d’Uchisar, la Kilim pension est le lieu unique pour découvrir la Cappadoce. Les clients dès le matin peuvent admirer les montgolfières depuis la grande terrasse. Vue splendide, service très soigné, petit-déjeuner préparé par le papa de Sisik, le propriétaire.
Adresse
Üçhisar Turquie
Contact Mehmet TURKE ( SISIK)
Email kilimpansion@hotmail.com
Téléphone 00 90 384 219 27 74

IMMIGRATION CLANDESTINE - La Turquie de plus en plus perçue comme un pays de destination finale


Longtemps, la Turquie a été un pays de transit pour les immigrés clandestins dont le but était d’atteindre l’Europe de l’Ouest. Mais aujourd’hui, le pays semble de plus en plus devenir une destination finale. C’est en tout cas ce que montre une étude du Centre de recherches sur le terrorisme international et le crime transnational (UTSAM) qui s’est intéressée au profil des migrants.
(crédit photo : Frédéric Bisson)
28% des migrants clandestins considèrent aujourd’hui la Turquie comme un pays de destination finale. C’est ce que révèle cette étude menée sur deux ans, dans 14 provinces de Turquie. Des entretiens ont été menés avec 86 migrants, 54 trafiquants humains et 75 experts. Des données concernant 1.334 migrants et 106 trafiquants ont été également été prises en compte. La Turquie reste toutefois principalement un pays de transit (62% des migrants). Les pays cibles sont la Grèce, l’Italie, l’Allemagne, la France, la Suisse, l’Autriche, le Royaume-Uni et au-delà de l’Europe, le Canada.
Selon l’étude, 85% des migrants bénéficieraient de l’aide de passeurs. Chaque passeur gagnerait en moyenne 10.000 dollars par migrant. Le trafic humain a rapporté en Turquie plus de 300 millions de dollars en 2011. Les motivations qui poussent à l’exil restent principalement la recherche de conditions de vie meilleures (74%). Ceux qui évoquent des raisons politiques ne sont que 2.7%, des raisons de guerre 5.4% et un regroupement familial 2.7%. Quant au profil de ces migrants, on apprend que ce sont principalement des hommes seuls, les femmes et les familles sont en effet plus rares. La moyenne d’âge est de 26 ans et le quart de ces migrants sont illettrés.
Des conséquences néfastes pour la Turquie et l’Union Européenne Le rapport évoque également les conséquences négatives de l’immigration clandestine sur la Turquie et donc la nécessité de la combattre. L’implication du PKK (Parti des travailleurs du Kurdistan) et du KCK (Union des communautés du Kurdistan) dans les réseaux de migration illégale est évoquée. Des problèmes économiques se posent également selon le rapport car ces migrants sont une main d’œuvre bon marché, ce qui dégrade l’économie turque. Les conséquences peuvent aussi être sanitaires et sécuritaires. Enfin le rapport estime qu’avec cette immigration clandestine, la Turquie est victime de critiques au niveau international. Les mesures prises par le pays sont en effet jugées insuffisantes. Le sujet est d’ailleurs utilisé contre la Turquie dans le cadre des négociations pour l’adhésion à l’Union Européenne et cause du tort à la candidature turque.
Un protocole d’entente avec Frontex pour lutter contre l’immigration clandestineAfin de montrer sa bonne volonté, la Turquie a signé fin mai un protocole d’entente avec Frontex (l’agence européenne pour la gestion de la coopération opérationnelle aux frontières extérieures). Ce protocole vise à une collaboration entre la Turquie et l’Union Européenne pour lutter contre l’immigration illégale. Selon le ministère turc des Affaires étrangères, cette collaboration montre que la Turquie est déterminée à lutter contre l’immigration clandestine vers l’Union Européenne. La priorité est de sécuriser la frontière gréco-turque autour de laquelle ont été détectés, depuis le début de l’année, 61.000 migrants clandestins. L’Union Européenne a également demandé à la Turquie de renforcer sa coopération avec Europol. Ces collaborations se font dans un contexte où est envisagée une levée des visas pour les citoyens turcs qui désireraient voyager dans l’Union Européenne. Pour que cette levée soit discutée, l'UE exige de la Turquie des mesures fortes en matière de contrôle de l’immigration clandestine.
Margaux Agnès (www.lepetitjournal.com/istanbul) mardi 12 juin 2012

ARCHÉOLOGIE – Une nouvelle saison de fouilles à Hasankeyf


Mi-juin débutera une nouvelle saison de fouilles à Hasankeyf, dans la province de Batman. Scientifiques et archéologues ont déjà commencé à passer la zone aux rayons X, grâce à une technologie appelée géoradar et qui permet d’obtenir des images du sous-sol. Une équipe de 26 chercheurs s’attèlera à la tâche jusqu’à la fin de l’année. Les alentours de la tombe de Zeynel Bey (de la dynastie Akkoyunlu qui régna brièvement sur Hasankeyf au XVème siècle) ont d’ores et déjà été creusés. Un des objectifs de ces recherches est de trouver des mosaïques datant de l’époque romaine. Ces fouilles sont financées à hauteur de 2.5 millions de livres turques par le ministère de la culture et l’administration du projet GAP (projet d’Anatolie du Sud-Est).
Hasankeyf est une petite cité touristique de l’Est anatolien possédant de nombreux monuments historiques. Le site est aujourd’hui menacé par la construction du barrage d’Ilisu.
Margaux Agnès (www.lepetitjournal.com/istanbul) mardi 12 juin 2012
Lire notre article détaillé déjà paru sur Hasankeyf en cliquant ici.

lundi 11 juin 2012

Le Sénat débat de l’urbanisation d’Istanbul



Mots clés : 
Le Comité France-Turquie a organisé un colloque au Sénat le 30 mai sur Istanbul et les enjeux architecturaux auxquels est confrontée cette ville. La question de son identité culturelle, remise en question par des transformations urbaines liées au développement des transports, a été minutieusement abordée.
Le 30 mai 2012 se pressait à l’entrée du Sénat rue de Vaugirard une petite foule de turcophiles : tous se rendaient à la conférence-débat sur le thème «Regards sur Istanbul», organisée par le Comité France-Turquie. Plusieurs intervenants de qualité et d’horizons divers se sont interrogés sur les enjeux de l’urbanisation et la vie culturelle stambouliote. La conférence a débuté avec l’intervention de Nicolas Monceau, maître de conférences en sciences politiques, directeur de l’ouvrage Istanbul, qui a dressé le portrait de la culture à Istanbul, dont les particularités sont à l’image du modèle économique national. La politique culturelle est en effet très largement privatisée, fonctionnant sur les investissements de fondations telles que Sakip sabanci, Istanbul modern ou SantralIstanbul.
Les archéologues en rêvaient, Marmaray l’a fait
La deuxième idée phare soulevée lors de cette conférence est celle d’une progressive «désincarnation» de la ville, qui perd de ses particularismes pour devenir une métropole comme une autre. Natacha Pakker, architecte urbaniste et enseignante à l’Ecole d’Architecture de Versailles a ainsi insisté sur les énormes chantiers qui font se confronter Istanbul à son passé. Le projet Marmaray par exemple : ce chantier visant à relier par le métro les quartiers de Gebze et Halkali a pris deux ans de retard en raison de découvertes historiques. Les fouilles ont d’ailleurs mis à jour l’existence du plus grand port de la ville au IVe siècle : le Port de Théodose, probablement détruit par un tsunami.
La priorité : un réseau de transport en commun
Ont enfin été diffusées des images de la mairie d’Istanbul promouvant la ville, puis un court-métrage, Ekümenopolis, qui contrastait avec la vidéo de la ville d’Istanbul. Le court-métrage montrait comment la ville croît de façon démesurée et déséquilibrée, renvoyant les personnes pauvres toujours plus loin à la périphérie des villes et privilégiant toujours le moyen de transport automobile. Cela a été l’occasion pour les deux derniers intervenants, Ali Topçu, architecte, et Christiane Blancot, architecte-urbaniste, d’apporter des réponses aux problèmes d’urbanisation que rencontre Istanbul. Pour Mme Blancot, Istanbul peut supporter la mondialisation : jusqu’à présent, elle a su conserver son identité entre tradition et modernité, réutiliser son patrimoine, et possède donc un savoir-faire qui se perpétue. Mais elle connaît un besoin urgent de développer son réseau de transports en communs. D’après Christiane Blanco, il s’agit de «la seule alternative valable».
Paris

rappel: atelier de traduction par la fabrique européenne des traducteurs


La Fabrique Européenne des Traducteurs

lundi 11 juin 2012 source TURQUIE NEWSEnregistrer au format PDF


Dans le cadre du programme "La Fabrique Européenne des Traducteurs", le Collège International des Traducteurs Littéraires (Arles, France) et l’association Kalem Kültür (Istanbul , Turquie) organisent un atelier de traduction littéraire franco-turc du 13 septembre au 14 novembre 2012.
Une partie de l’atelier se déroulera en France, l’autre partie en Turquie.
Tous les détails, ainsi que le formulaire de candidature, se trouvent sur le site www.fabrique-traducteurs.org
L’appel à candidature est encore ouvert jusqu’au 18 juin.

Mosquée de Calimca: suite


La mosquée Çamlica sera visible de tout Istanbul


La semaine dernière, Recep Tayyip Erdogan a annoncé la construction d’une immense mosquée à Çamlica, sur les hauteurs du quartier d’Üsküdar sur la rive asiatique. Çamlica est le nom de la colline verdoyante que l’on voit en face du pont du Bosphore, où aiment se rendre les familles turques pour déguster un gözleme (sorte de pâte cuite dans laquelle on met différents ingrédients) autour d’un thé, dans les jardins qui jouxtent les immenses antennes télévisions, puis flâner en admirant la vue imprenable d’Istanbul. Çamlica est l’un des endroits les plus prisés d’Istanbul pour admirer la ville, les couchers de soleil, et où les touristes ne viennent que très rarement, car la colline est bien trop éloignée du centre historique.
Un projet faramineux
La future mosquée de Çamlica occupera une surface de 15.000 mètres carré et le chantier devrait commencer d’ici deux mois. L’édifice a été pensé comme un complexe vu de tout Istanbul où sont prévus, entre autres, la construction d’un établissement accueillant des cours de calligraphie ottomane, de tezhip (art de l’enluminure) et d’ebru (papier marbré). Recep Tayyip Erdogan a insisté sur le parallèle entre les anciens complexes traditionnels et la construction de cette mosquée : au lieu des medreses (écoles coraniques) les Stambouliotes trouveront, dans le même esprit, des cours liés aux arts islamiques.
Istanbul