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lundi 8 avril 2013

appel à l'aide en faveur du patrimoine syrien


 Bonjour,
vous trouverez ci-dessous le descriptif de l'appel lancé par Madame Annick NEVEU-LECLERC, chargé de mission au Louvre et professeur à l'Ecole du Louvre. Sa connaissance exceptionnelle du patrimoine historique syrien et la prise en compte des dégâts irreversibles liés à l'actuelle guerre dans ce pays nous amènent à soutenir l'action d'Annick qui souhaite faire connaître ce patrimoine et aider à sa sauvegarde avant qu'il ne soit trop tard pour les monuments et les hommes.
Je lance donc un appel aux mairies, associations, ONG et organisations de tous ordres afin de pouvoir accueillir sa conférence sur ce sujet. Nous souhaitons que les spectateurs participent à l'action via un prix d'entrée, aussi minime soit-il afin de verser ces recettes à des oeuvres travaillant sur le terrain, Annicke agissant à titre totalement bénévole.
Merci à toutes et tous d'entendre notre appel.

Pour y avoir guidé de nombreux voyages culturels, je connais bien la Syrie… J’y ai des amis et suis sensible à la situation actuelle. C’est pourquoi je voudrais  mettre mes compétences au service des Syriens en souffrance, réfugiés à l’extérieur, réfugiés de l’intérieur. Pour cela  je propose de faire, à titre gracieux, une présentation non politique de l’histoire complexe de ce pays à travers ses monuments.
 Je recherche donc dans toute la France des salles équipées d’un projecteur numérique qui pourront être mises à disposition gratuitement dans le cadre de cette initiative à caractère caritatif (municipalités, associations culturelles, Rotary et Lions Club…).
  Annick Neveux-Leclerc
Chargée de mission au Musée du Louvre
Professeur à l’Ecole du Louvre

PS. La présentation ci-dessous (à l’état de projet encore non abouti) serait divulguée par voie d’affichettes ou de « e-mailing » d’une carte de la Syrie.


SYRIE … un pays trop mal connu

une conférence solidaire ayant pour sujet :

LA SYRIE, DE L’ANTIQUITÉ AU DÉBUT DU XXIème SIÈCLE "

Une position privilégiée au cœur du Croisssant Fertile
Une histoire bouillonnante au cœur des grands civilisations
Une population-mosaïque
Des religions fractionnées en multiples branches

donnée par Annick Neveux-Leclerc
Chargée de mission au Musée du Louvre
et Professeur à l’Ecole du Louvre

… à tel endroit, tel jour, telle heure …

L’entrée et la participation seront libres.
Pour ceux qui souhaiteront contribuer à aider les réfugiés syriens à l’extérieur (Liban, Turquie, Jordanie) ou à l’intérieur de leur propre pays, plusieurs associations caritatives  seront proposées à leur générosité.

mardi 11 décembre 2012

ORHAN PAMUK – Le prix Nobel appelle Bachar el-Assad à démissionner


"Monsieur le Président, le martyre du peuple syrien afflige l’humanité." Dans une lettre datée du 7 décembre, Orhan Pamuk, prix Nobel de littérature, et cinq autres écrivains* exhortent le président syrien à quitter le pouvoir. Ils se disent effarés de la situation : "Chaque jour, les morts s’ajoutent aux morts, les blessés aux blessés, les destructions aux destructions. Aujourd’hui, la Syrie, ce pays magnifique dont l’histoire est une leçon de grandeur pour l’humanité, est en passe de disparaître". Ils réclament que cesse l'aide internationale dont bénéficie el-Assad. Dans leur viseur, la Chine et la Russie. Selon ces intellectuels, si le président syrien ne part pas, il risque de "finir sa vie dans une cellule de la Cour pénale internationale de La Haye, ou de connaître le même sort que l'ancien président libyen Mouammar Kadhafi ou Saddam Hussein en Irak".
Marlène Alibert (http://www.lepetitjournal.com/istanbul.html) mardi 11 décembre 2012
(*) Alfred Grosset, politologue français ; David Grossman, écrivain israélien ; Claudio Magris, écrivain italien ; Boualem Sansal, romancier algérien et Martin Walser, écrivain allemand.

lundi 3 décembre 2012

ISTANBUL: L’ONU À L’ÉCOLE - Le lycée Saint-Joseph accueille des diplomates en herbe


Du 30 novembre au 2 décembre, le Modèle francophone international des Nations Unies en Eurasie (MFINUE) a rassemblé 275 lycéens francophones de Turquie, des Pays-Bas, de Pologne ou encore du Koweït. Simulant une conférence de l'ONU, les élèves ont mutualisé leurs idées pour trouver, en français, des solutions aux grands problèmes de ce monde.
Quand Saint-Joseph se transforme en siège de l'ONU... (photo MA)
Costumes, robes de gala et petits fours : autant dire que les lycéens se sont pris au jeu. À l'avant de la scène, la présidente de l'Assemblée générale, Billur Bektaş, mène la cérémonie d'ouverture d'une main de maître tandis que Can Tabak, secrétaire général, égrène le programme des trois jours à venir. Ces lycéens de 15 à 18 ans prennent tour à tour la parole sur le podium, devant une salle comble d'environ 300 personnes. Parmi eux, des Polonais, des Néerlandais, des Koweïtiens et de nombreux Français.
Résoudre le conflit syrien, entre lycéens
Ce MFINUE est la troisième édition du genre au sein du lycée Saint-Joseph de Kadıköy. Objectif : imiter une conférence des Nations Unies. Chaque élève, appelé "délégué", doit représenter un pays et défendre sa position durant tous les débats. Les différents comités existants à l'ONU sont recrées dans chacune des salles de classe du lycée Saint-Joseph. Le Conseil de sécurité doit par exemple trouver des solutions au conflit en Syrie ou à la situation au Timor oriental, alors que le Conseil économique et social a en charge la crise de l'euro et la stabilisation de l'économie dans les pays du Printemps arabe.
Des sujets variés et difficiles, qui demandent un travail conséquent de la part des élèves. "La position du pays qu'ils représentent peut être différente de leurs opinions personnelles, c'est toute la difficulté de l'exercice”, explique Jean-Michel Ducrot, professeur au lycée Sainte-Pulchérie et co-directeur de la conférence. “Ils se préparent plusieurs mois à l'avance, en faisant des recherches pour connaître les aspects et positions géopolitiques du pays dont ils ont la charge", affirme Marie-Lise Gouit, professeure de français au lycée Tevfik Fikret d'Ankara. Pour les besoins du MFINUE, elle s'est improvisée "conseillère des écoles" pour préparer au mieux les 14 élèves de son lycée participant à la conférence.
Assimiler le vocabulaire diplomatique
Outre les recherches à faire, les élèves doivent également potasser "le lexique propre à ce type d'exercice", note encore Marie-Lise Gouit. Pour participer à la conférence, il faut être capable de rédiger correctement une résolution ou un discours d'ambassadeur, et ce dans les formes : ne pas oublier de demander que "le délégué de l'Afghanistan requiert la parole" avant de s'exprimer, par exemple. Pas forcément naturel pour un lycéen, d'autant plus s'il n'est pas parfaitement francophone.
L'aspect linguistique est l'un des objectifs du MFINUE, qui souhaite mettre le français à l'honneur dans un monde globalisé où l'anglais est privilégié. Des lycéens d'Izmir, Ankara, Istanbul mais aussi de Grenoble, La Haye, Koweït ou Varsovie tentent donc, en français, de trouver des solutions à ces problèmes internationaux. Après la conférence, les élèves sont hébergés dans des familles d'Istanbul. "La rencontre interculturelle" est l'un des enjeux de cette conférence lycéenne, observe Jean-Michel Ducrot. Avant de devenir, qui sait, un diplomate chevronné d’ici quelques années...
Can Tabak, secrétaire général et responsable de l'édition 2012 du MFINUE (photo MA)
"Il faut pouvoir s'adapter aux exigences : assimiler le langage diplomatique, 
connaître les relations géopolitiques entre les pays. 
Ce sont surtout les bons élèves qui participent et dans ce genre de conférence, 
on voit ceux qui deviendront sans doute réellement diplomates. 
Le principal avantage de cet exercice est de nous préparer à nos futures études 
et à notre futur métier. 
Nous avons déjà de l'expérience en relations internationales o
u en gestion de l'entreprise grâce à cela. 
J'aime beaucoup accueillir les lycéens des autres pays, 
de chouettes amitiés se créent."
Marlène Alibert (http://www.lepetitjournal.com/istanbul.html) lundi 3 décembre 201