jeudi 19 avril 2012

les chats de van vedettes de télé !

Les fameux chats de Van feront bientôt l’objet d’un programme de diffusion sur internet visant à faire connaitre davantage ces animaux au public. Cette race de chat, originaire de la région du lac de Van, est connue pour son caractère joueur (notamment avec l’eau), sa fourrure soyeuse et ses yeux vairons. Aujourd’hui menacée d’extinction, elle est sous protection de l’Université de Yüzüncü Yıl, et plus précisément de la Maison du chat de Van. Le programme mis en place par cet organisme a pour but de faire connaitre ces chats au public en leur proposant de les suivre dans leur vie quotidienne. Ainsi, 12 caméras ont été placées dans la maison des chats afin de suivre au plus près leurs actions et leurs échanges.
Margaux Agnès () jeudi 19 avril 2012
Regardez un petit film sur la Maison des chats sur le site du journal www.lepetitjournal.com/istanbul

mercredi 18 avril 2012

Un raid en Turquie pour l'association Norev - Noyal-sur-Vilaine

lundi 16 avril 2012 Cinquante-huit équipes de deux personnes ont pris la route de la Turquie, le 27 avril, de Noyal-sur-Vilaine, pour un retour le 20 mai. Un périple de 8 000 km constitué de 21 étapes. Ce raid a été soigneusement préparé par l'équipe de l'association Norev qui organise tous les deux ans ces circuits originaux, dont la particularité est de se faire en 2 CV.« La trentaine de membres qui constituent l'association s'occupent de tout. En amont, la préparation du voyage avec une reconnaissance sur place d'environ un mois qui permet, entre autres, d'établir un road-book qui sera remis quotidiennement aux participants », précise Victor Trucas, coprésident de l'association.La préparation du périple ne doit rien au hasard. « Notre équipe est composée de deux médecins, de mécaniciens, d'un juriste et d'assistance logistique. Deux camions sont chargés de pièces de rechanges et de moteurs. Des malles de médicaments sont prévues et une partie de la nourriture est également embarquée », ajoute Victor Trucas.Les 21 étapes mèneront les équipes en Turquie via Venise, où ils embarqueront pour la Grèce. Les heureux participants qui viennent de toute la France débourseront 4 200 € par voiture (deux personnes) pour cette aventure bien organisée.Contact : 06 70 74 02 80. Site internet : norev.free.fr

CINEMA: le temps dure longtemps de Özcan ALPER

SORTIE CETTE SEMAINE:
critique de Jacques MORICE dans TELERAMA
La lenteur au cinéma n'exclut pas l'intensité. Preuve : ces plans fixes, au silence palpitant, sur une jolie femme mélancolique, à la fois présente et absente, souvent plongée dans des pensées dont on suit le cheminement, concrètement, sur les routes et dans les montagnes de Turquie. Le temps dure longtemps est un road-movie autant qu'un film sur la mémoire, celle des Kurdes persécutés depuis une trentaine d'années. Ethnomusicologue, la jeune femme se rend dans les régions du Sud-Est pour réunir des chants élégiaques kurdes. Le souvenir d'un homme naguère aimé et qui a disparu l'accompagne. En chemin, elle rencontre sur un marché un vendeur de DVD pirates qui l'aide dans ses recherches. Un amour est peut-être en train de naître, tandis qu'un autre ne cesse de hanter chaque lieu traversé. C'est le fil conducteur de ce film allusif et sensible, malgré un lien pas toujours clair entre témoignages bruts de survivants et élégies. L'amplitude des paysages, le sens de l'existence comme suspendu, tout cela rappelle, en mineur, le cinéma de Nuri Bilge Ceylan, de Wim Wenders et de Theo Angelopoulos (ces deux derniers sont d'ailleurs cités dans le film). Ozcan Alper, qui signe son second long métrage, ne dissocie pas la contemplation et l'engagement. Rien que pour cela, il est précieux. — Jacques Morice
Salles et horaires sur le site de TELERAMA/ www.teleram.fr

ISTANBUL FETE LA TULIPE


Pour la 7ème année consécutive, Istanbul fête la tulipe. A cette occasion, de nombreux parcs de la ville célèbrent cette fleur originaire d’Iran pour certains, de Turquie pour d'autres. Attention, le sujet est sensible ... Importée en Autriche d’Istanbul , il y a 400 ans par un ambassadeur autrichien, puis redécouverte par les Ottomans quelques dizaines d'années plus tard grâce à un autre ambassadeur autrichien qui la fit fleurir dans son jardin à Istanbul, elle connait depuis cet aller-retour une grande histoire d'amour avec la Turquie. Aujourd'hui, c'est la fleur emblème de la nation. Débuté début avril, ce festival dure jusqu’au 29 avril, alors si vous n’avez pas encore eu le temps d’y amener les enfants, faute de météo clémente, il vous reste dix jours pour les emmener au parc d’Emirgan où les parterres de tulipes de toutes les couleurs éblouissent les petits mais aussi les plus grands.Tulipes roses au parc d'Emirgan (photo MD)Les festivités Dans de nombreux parcs de toute la ville vous pourrez voir les tulipes en fête, mais c’est au parc d’Emirgan que vous pourrez admirer la plus grande variété de tulipes. La cérémonie d’ouverture du festival a eu lieu dimanche 15 avril, au kiosque blanc du parc d’Emirgan sous l’égide du maire Kadir Topbaş. Elle est sensée célébrer l’arrivée du printemps, mais le moins que l’on puisse dire c’est que le printemps tarde à pointer le bout de son nez. Comme chaque année, la municipalité a fait beaucoup d’efforts, pour fêter l’arrivée du printemps ; pas moins de 12 millions de bulbes de 104 variétés différentes ont été plantés dans les principaux parcs et squares d’Istanbul ; celui d’Emirgan, celui de Büyükcamlı, celui de Hidiv, et dans les squares de Taksim et de Sultanahmet.L’année dernière, 11 millions de tulipes ont été plantées pour un coût total de 2,7 millions de livres. L’équipe de jardiniers ne s’est pas contentée de planter les tulipes, mais elle a fait en sorte que les compositions de fleurs soient des oeuvres d'art. Elles représentent des formes particulières, le drapeau de la Turquie, des formes géométriques mais aussi des formes en lien avec le monde du sport pour rappeler que la ville d’Istanbul est capitale européenne du sport en 2012. Alors même si la météo n’est pas des plus printanières, allez découvrir ces tulipes, symbole de l’empire ottoman, et symbole des arts et de la culture turque.
Meriem Draman (www.lepetitjournal.com/istanbul) mercredi 18 avril 2012
Le mot tulipe vient du turc, tülben : turban et se dit lâle en turc.

mardi 17 avril 2012

MULHOUSE: des pistes pour vivre ensemble


Article paru dans "l'Alsace"
Une petite centaine de personnes ont assisté dimanche, à Mulhouse, à une « rencontre régionale des religions et du vivre ensemble » organisée par le Centre culturel du monde arabe
L’adjointe au maire de Mulhouse Fatima Jenn a délaissé un moment sa casquette politique pour organiser, en tant que présidente du CCMA, une rencontre interreligieuse sur le thème du « vivre ensemble ». Un besoin, explique-t-elle, après le drame de Montauban et de Toulouse. Fatima Jenn cite Hannah Arendt en guise d’introduction : « C’est dans le vide de la pensée que s’inscrit le mal. »« Disons à nos enfants que nous les aimons »Le grand rabbin du Haut-Rhin, Claude Fhima, d’origine marocaine, a évoqué « l’expérience vécue de la chaleur, la convivialité, la très grande proximité » entre juifs et musulmans au Maroc, « une expérience du passé qui a beaucoup à nous apporter ». En homme de foi, le grand rabbin rappelle que « si l’homme peut sombrer dans le mal, il peut aussi opter pour le bien, Dieu lui ayant donné la liberté de choisir, à condition cependant de se connaître soi-même ». Et pour construire un être humain, peut-être faut-il laisser la place à la bienveillance : « Apprenons à nos enfants à quel point ils sont riches intérieurement, disons-leur plusieurs fois que nous les aimons, que nous aimons leurs qualités. Il est très important de dire à quelqu’un d’abord ses qualités, avant d’émettre la moindre critique à son égard. »Anne Dehestru, vice-présidente de l’Uepal (Union des Églises protestantes d’Alsace et de Lorraine), livre la vision protestante du « vivre ensemble » : « C’est très simple : c’est le pacte républicain, c’est la vision de la République, nous n’en connaissons pas d’autres. » Comment empêcher que les tueries de Montauban et de Toulouse aient un impact négatif sur ce « vivre ensemble » ? « Ne pas faire de ces actes terroristes un problème religieux, refuser sans ambiguïté toute importation d’un conflit à l’étranger sur notre territoire, être capable d’agir ensemble, à chaque fois que c’est nécessaire. »« Nous condamnons la violence »Après avoir exprimé sa compassion et sa solidarité avec les victimes, Saliou Faye, imam à la Meinau, à Strasbourg, rappelle que « ceux qui connaissent l’islam savent que c’est tout à fait autre chose ». Et de citer des versets du Coran indiquant que Dieu n’aime pas les agresseurs. « Nous condamnons la violence d’où qu’elle vienne. » Il en appelle à la responsabilité de tous les adultes, « à l’éducation de la fraternité dans la famille, à l’école, à la mosquée, à la synagogue, dans la paroisse »…Rosine Forster, qui représentait l’église catholique, souligne pour sa part : « Pour nous aussi, ce qui fonde le vivre ensemble, c’est le pacte républicain. Ce qui divise n’est pas tant les religions, mais une société qui privilégie la gagne. Quelle place pour les plus fragiles ? Pour l’étranger ? » Sur cette question du « vivre ensemble », elle ajoute : « Il ne s’agit pas seulement de tolérer la foi de l’autre, mais d’arriver à l’estimer, à lui donner de la valeur. »Dans la table-ronde qui a réuni les représentants des cultes, chacun a témoigné de son expérience. Le rabbin mulhousien Élie Hayoun a évoqué la belle aventure du calendrier interreligieux à Mulhouse qui permet aux représentants de toutes les religions d’être côte à côte et de dialoguer dans les établissements scolaires. Le secrétaire général de la Grande mosquée de Strasbourg, Mohamed Tahiri, a raconté les rencontres sportives qui mélangent dans les équipes des jeunes de toutes confessions. Rosine Forster est revenue sur de la semaine de l’amitié islamo-chrétienne organisée par le Gaic…« Nous avons notre part de responsabilités »Dans ce concert de témoignages optimistes, il y a eu aussi les propos graves de l’imam de la mosquée mulhousienne, As-Salam Farid Darrouf : « Je vais parler franc, et parler dur. Nous, adultes, nous avons notre part de responsabilité, nous pouvons pousser des jeunes à faire des dégâts pareils. Nous avons ces jeunes de 18-20 ans qui sont dans une religiosité terrifiante, ce n’est pas venu tout seul, il y a un langage derrière cela. C’est à nous, adultes, d’être à la hauteur dans la maîtrise de la parole, dans nos prêches. Nous ne pouvons pas effacer les différences, nous devons œuvrer avec elles. La seule issue, c’est de s’asseoir ensemble et de discuter. »La rencontre s’est achevée sur une proposition concrète qui viendra combler un manque : représentants de la communauté juive et ceux des mosquées mulhousiennes ont décidé de créer un comité de travail.
le 17/04/2012 à 05:00 par Frédérique Meichler

GÜLDESTE MUSIQUE OTTOMANE


Güldeste - musique classique ottomane
Vendredi, 11 Mai 2012 20:00
Concert à la Maison d'Europe et d'Orient
3 passage Hennel
75012 ParisFrance
Avec:

James Serre: ney
Arash Mohafez: tanbûr


Invitée:
Gülay Hacer Toruk : chant

Carrefour entre Orient et Occident, Istanbul se distingue depuis six siècles par la richesse de son patrimoine musical classique, synthèse exemplaire de l’héritage byzantin, de la théorie arabo-persane et des traditions turques d’Asie centrale.

Pratiquée dans l’empire ottoman depuis le XIVe siècle, la musique savante ottomane (Türk sanat müziği), s’articule sur un système complexe de modes mélodiques (makam), rythmiques (usul), ainsi que plusieurs genres vocaux et instrumentaux organisés en suites de concert (fasil).

L’ensemble Güldeste s’efforce de perpétuer dans le plus grand respect de la tradition du style ottoman, un riche répertoire de pièces vocales et instrumentales composées du XVe au XIXe siècle, issues des chefs-d’œuvre des grands compositeurs à la Cour des sultans.

ISTANBUL accident de tournage sur le nouveau film de 007

Dimanche soir, à Kapalı Çarşı, un doubleur qui préparait une scène d’action à moto a endommagé un bâtiment historique de 330 ans. Alors qu’il s’apprêtait à entrer à toute vitesse dans le bazar égyptien par la porte Mahmutpaşa, il aurait voulu éviter des figurants et serait rentré dans la vitrine en cristal (de fabrication spéciale) de la bijouterie qui occupe aujourd’hui le bâtiment en bois de deux étages datant de l’époque ottomane. Ce bâtiment était il y a trois siècles un lieu d’essayage de vêtements pour les gens du Palais, puis plus tard un poste de police, puis une pâtisserie, et depuis 35 ans une bijouterie tenue par Chukur Boybeyi. Ce dernier a porté plainte hier à la police en regrettant qu’aucun membre de l’équipe de tournage ne soit venu estimer l’étendue des dégâts.

Meriem Draman (www.lepetitjournal.com/istanbul) mardi 17 avril 2012