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jeudi 24 janvier 2013

INCENDIE À GALATASARAY - Les étudiants, entre solidarité et colère


Des centaines d’étudiants de l’université de Galatasaray se sont retrouvés hier après-midi dans l’enceinte de l’établissement, pour réclamer la restauration du bâtiment historique partiellement emporté par les flammes.
C’est la faute de l’université ! Si l’incendie est dû au système électrique défaillant, comme ils ont l’air de le croire, c’est qu’il était vieux et dangereux”, s’indigne Emir Memisoğlu, président du Club de droit international et diplomatie. Ce sinistre vient relancer le débat sur les défaillances des systèmes de sécurité incendie dans les bâtiments historiques en Turquie.
L’université de Galatasaray est le troisième édifice victime des flammes en quelques mois à Istanbul. “C’est un problème général en Turquie. Mais personne, ni les autorités ni la société civile, ne semble se préoccuper de cette situation”, déplore un professeur de droit international.
Emir Memisoğlu (au centre), membre de l’association étudiante de droit et diplomatie, appelle les étudiants à la solidarité et à participer à la restauration du bâtiment.
Les pompiers critiqués
Les services de sécurité et les pompiers sont également pointés du doigt. Selon Taygun Öngören, étudiant en droit, “les pompiers pensaient avoir éteint le feu et ont arrêté les secours. Mais il a repris sous les toits et s’est propagé très vite. Beaucoup de dégâts auraient pu être évités.” Certains regrettent aussi le manque de moyens des secouristes. La présence d’hélicoptères, soulignent-ils, aurait pu accélérer l’extinction de l’incendie.
Kadir Topbaş, le maire d’Istanbul, a démenti cette version hier. “L’incendie a commencé à 19h07. Ceux qui se trouvaient à l’intérieur ont apparemment essayé d’éteindre le feu avec un extincteur. On ne nous a prévenus qu’à 19h36, soit une demi-heure plus tard. Les pompiers sont intervenus en six minutes”, a assuré l’édile. Quant aux hélicoptères capables d’intervenir la nuit, la municipalité n'en a pas mais a l’intention d’en “louer” prochainement.
Elle court, elle court, la rumeur
La thèse d’un acte criminel semble écartée par les autorités. Mais chaque étudiant y va de sa petite hypothèse. Beaucoup trouvent suspect que le bâtiment prenne feu le soir même de la fin des examens. “Certains disent que le gouvernement voudrait faire du monument un hôtel ”, rapporte Taygun Öngören. “Si c’est criminel, c’est peut être à cause de la dernière manifestation dans l’enceinte de l’université. Le recteur s’était rangé du côté des policiers ” hasarde Constance, étudiante en sociologie.
Restaurer au plus vite
La colère passée, les élèves ont lancé un appel aux dons pour remettre en état l'édifice. “Quelle que soit la cause de l’incendie, nous sommes ici pour manifester notre soutien. Nous sommes prêts à participer à la restauration du bâtiment ”, insiste Emir Memisoğlu. Une promesse que le ministre de la Culture, Erturğul Günay, a formulée en personne hier. Le recteur de l’université, Ethem Tolga, a quant à lui assuré aux étudiants que le sinistre n’affecterait pas la reprise des cours, prévue le 18 février.

Lola Monset (http://www.lepetitjournal.com/istanbul) jeudi 24 janvier 2013

mercredi 23 janvier 2013

UNIVERSITÉ DE GALATASARAY – Spectaculaire incendie dans un bâtiment historique


Un incendie a partiellement réduit en cendres hier un bâtiment historique de l’université de Galatasaray, sans faire de victimes. Une centaine de pompiers ont lutté pendant plus de quatre heures pour maîtriser les flammes. Le sinistre serait d’origine électrique, hypothèse qu’une enquête devra toutefois vérifier.
L’incendie se serait déclaré aux alentours de 19h30, au deuxième étage d’un bâtiment réservé à l’administration et aux enseignants de plusieurs facultés. D’après les premiers constats, le sinistre serait dû à un court-circuit électrique dans le bureau d’un professeur, a indiqué le gouverneur d’Istanbul, Hüseyin Avni Mutlu, en visite sur les lieux.
Les flammes se sont rapidement propagées au toit du bâtiment historique, édifié en 1871 sous le règne du sultan Abdülaziz. Une centaine de pompiers des districts de Sarıyer, Beşiktaş, Şişli et Beyoğlu sont intervenus pendant plus de quatre heures, à l’aide de lances à eau et à mousse installées sur 47 véhicules et trois navires. Les flammes n’ont pas atteint les bâtiments voisins mais le vent et la structure en bois de l’édifice ont considérablement compliqué le travail des pompiers.
Interrogé sur l’absence d’hélicoptères dans le dispositif de secours, le gouverneur d’Istanbul a précisé que la Turquie ne disposait pas encore d’appareils capables de lutter de nuit contre un incendie, mais que la mairie d’Istanbul avait entamé des démarches pour s’en procurer.
“C’est notre histoire qui brûle”
Le sort exact du bâtiment en proie aux flammes demeurait incertain hier soir. Selon Hüseyin Avni Mutlu, le toit a complètement brûlé, le dernier étage est partiellement détruit mais le rez-de-chaussée et le premier ont été épargnés par le feu. Le professeur Ilber Ortaylı, qui avait fait don de 6.000 ouvrages à une bibliothèque du premier étage, a pourtant assuré hier que “si les livres n’ont pas été détruits par les flammes”, ils l’ont été par les tonnes d’eau déversées sur tous les étages.
Un patrimoine historique d’Istanbul ravagé par les flammes : l’image est devenue coutumière. En novembre 2010, le toit de la gare de Haydarpaşa brûlait partiellement. Le mois dernier, un bâtiment du ministère de l’Education à Cağaloğlu subissait le même sort. “Nous perdons non seulement un bâtiment dans lequel nous avons de très bons souvenirs mais c’est aussi notre histoire qui brûle”, réagissait hier soir, sur la chaine de télévision NTV, une étudiante de l’université de Galatasaray.
Anne Andlauer (http://www.lepetitjournal.com/istanbul) mercredi 23 janvier 2013