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Le département des pompiers de la municipalité d’Istanbul a remis ses conclusions sur l’incendie d’un bâtiment historique de l’université de Galatasaray le 22 janvier dernier. Selon ce rapport de deux pages, dont la presse turque a publié de larges extraits hier, le sinistre serait dû à un échauffement excessif des câbles électriques d’un ascenseur du bâtiment. Les pompiers ont été prévenus 22 minutes après que l’incendie a été détecté et sont intervenus en six minutes, indique encore le rapport, cité par Milliyet.
Selon le même document, à 19h15 ce jour-là, un enseignant aurait signalé à un agent de sécurité une odeur de brûlé dans le bâtiment. L’agent aurait alors constaté un départ de feu dans une pièce à l’étage et aurait tenté de l’éteindre avec un extincteur, avant d’être aidé par d’autres agents de sécurité et enseignants. Les pompiers n’auraient été prévenus qu’à 19h37 et une première équipe de la caserne de Beşiktaş serait arrivée à 19h43. Le rapport précise que les pompiers ont concentré leurs efforts sur le dernier étage et ont tout fait pour éviter que le bâtiment ne s’effondre ou que l’incendie ne se propage au lycée de Kabataş voisin. Un exemplaire du rapport a été envoyé à l’université de Galatasaray, indique le quotidien Milliyet.
Malgré l’atteinte par la foudre du moteur droit de l’avion, les pilotes sont parvenus avec succès à faire atterrir l’appareil.
L’avion effectuant le vol Istanbul-Izmir a vu son moteur droit être arrêté après avoir été frappé par la foudre.
Les pilotes sont malgré tout, parvenus avec succès à faire atterrir l’avion transportant 112 passagers à l’aéroport d’Izmir, grâce à l’unique moteur qui continuait de fonctionner.
Selon les informations délivrées par la Direction des espaces aériens publics, le vol TK 2348 a été frappé par la foudre au niveau de son moteur droit.
Les pilotes ayant avertis la tour de contrôle, des précautions ont été prises pour faire atterrir l’avion dans l’aéroport d’Izmir. Ce qui a été réalisé dans la nuit à 00h05 (heure locale).
Date de l'information : 25 Janvier 2013 08:51
Mise à jour à : 25 Janvier 2013 12:01
Des centaines d’étudiants de l’université de Galatasaray se sont retrouvés hier après-midi dans l’enceinte de l’établissement, pour réclamer la restauration du bâtiment historique partiellement emporté par les flammes.
“C’est la faute de l’université ! Si l’incendie est dû au système électrique défaillant, comme ils ont l’air de le croire, c’est qu’il était vieux et dangereux”, s’indigne Emir Memisoğlu, président du Club de droit international et diplomatie. Ce sinistre vient relancer le débat sur les défaillances des systèmes de sécurité incendie dans les bâtiments historiques en Turquie.
L’université de Galatasaray est le troisième édifice victime des flammes en quelques mois à Istanbul. “C’est un problème général en Turquie. Mais personne, ni les autorités ni la société civile, ne semble se préoccuper de cette situation”, déplore un professeur de droit international.
Emir Memisoğlu (au centre), membre de l’association étudiante de droit et diplomatie, appelle les étudiants à la solidarité et à participer à la restauration du bâtiment.
Les pompiers critiqués Les services de sécurité et les pompiers sont également pointés du doigt. Selon Taygun Öngören, étudiant en droit, “les pompiers pensaient avoir éteint le feu et ont arrêté les secours. Mais il a repris sous les toits et s’est propagé très vite. Beaucoup de dégâts auraient pu être évités.” Certains regrettent aussi le manque de moyens des secouristes. La présence d’hélicoptères, soulignent-ils, aurait pu accélérer l’extinction de l’incendie.
Kadir Topbaş, le maire d’Istanbul, a démenti cette version hier. “L’incendie a commencé à 19h07. Ceux qui se trouvaient à l’intérieur ont apparemment essayé d’éteindre le feu avec un extincteur. On ne nous a prévenus qu’à 19h36, soit une demi-heure plus tard. Les pompiers sont intervenus en six minutes”, a assuré l’édile. Quant aux hélicoptères capables d’intervenir la nuit, la municipalité n'en a pas mais a l’intention d’en “louer” prochainement.
Elle court, elle court, la rumeur La thèse d’un acte criminel semble écartée par les autorités. Mais chaque étudiant y va de sa petite hypothèse. Beaucoup trouvent suspect que le bâtiment prenne feu le soir même de la fin des examens. “Certains disent que le gouvernement voudrait faire du monument un hôtel ”, rapporte Taygun Öngören. “Si c’est criminel, c’est peut être à cause de la dernière manifestation dans l’enceinte de l’université. Le recteur s’était rangé du côté des policiers ” hasarde Constance, étudiante en sociologie.
Restaurer au plus vite La colère passée, les élèves ont lancé un appel aux dons pour remettre en état l'édifice. “Quelle que soit la cause de l’incendie, nous sommes ici pour manifester notre soutien. Nous sommes prêts à participer à la restauration du bâtiment ”, insiste Emir Memisoğlu. Une promesse que le ministre de la Culture, Erturğul Günay, a formulée en personne hier. Le recteur de l’université, Ethem Tolga, a quant à lui assuré aux étudiants que le sinistre n’affecterait pas la reprise des cours, prévue le 18 février.
Lola Monset (http://www.lepetitjournal.com/istanbul) jeudi 24 janvier 2013