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samedi 14 septembre 2013

12 Eylül 2013 15:40 Perşembe TRT

'Sümela Manastırı' restore edilecek

Kültür ve Turizm Bakanlığı, Sümela Manastırı'nın "dünya mirası" olması için restorasyona başlayacak.

Bakanlıktan yapılan yazılı açıklamaya göre, UNESCO Dünya Mirası Geçici Listesinde yer alan manastırın şu andaki durumunu belirlemeye ilişkin yapılan çalışma, arazi ölçümü ve mevcut durum belgelemesinin tamamlanmasının ardından, disiplinler arası ve bütüncül bir bakış açısıyla gerçekleştirilmesi planlanan restorasyon projeleri bekleniyor.

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Bakanlık, Trabzon Maçka'da deniz seviyesinden bin 150 metre yükseklikte doğal yapı ile bütünleşmiş Sümela Manastırı'nın rölöve, restitüsyon ve restorasyonu için 410 bin lira ödenek ayırdı.

Rölöve, restitüsyon ve restorasyon çalışmaları olarak üç etapta gerçekleştirilecek projeyle Sümela'nın duvarlarındaki fresklerin konservasyonu, Kültür ve Turizm Bakanlığı İstanbul Restorasyon ve Konservasyon Merkez ve Bölge Laboratuvarı Müdürlüğünce yapılacak.
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Geçen yıl, yerli ve yabancı yaklaşık 400 bin kişinin ziyaret ettiği manastır, tasarım, malzeme, mimarlık ve işçilik açısından dünya çapında önem taşıyor.
(AA)

mercredi 10 avril 2013

ISTANBUL: les murailles de Théodose II


LES MURAILLES DE THÉODOSE II – Un patrimoine en danger ?

En 1985, lorsque la ville d’Istanbul est inscrite sur la liste du patrimoine mondial de l’humanité, c'est en référence à quatre sites majeurs, dont la muraille de Théodose II. Cette construction monumentale, unique en Europe, a survécu en partie aux outrages des hommes et du temps et pourtant, reste peu connue du public. Après plusieurs tentatives de “restauration” bâclées, les murailles semblent aujourd’hui délaissées par leur propriétaire, la mairie d’Istanbul. Seuls quelques passionnés s’efforcent d’attirer l’attention sur ce patrimoine. Parmi eux, l’architecte Işık Aydemir*, que lepetitjournal.com a rencontré à Ayvansaray, à la jonction des murailles terrestres et de celles de la Corne d’Or.
Lepetitjournal.com d’Istanbul : Pouvez-vous nous tracer ces murailles à grands traits ?
Işık Aydemir (photo personnelle): Leur construction a commencé en 413, sous l’ordre de l’empereur Théodose II. Il s’agit d’un système de fortification unique dont la tradition remonte à l’ancienne Egypte, aux Hittites, à Babylone. Jusqu’à la fin du Moyen-Âge, ces fortifications sont restées les plus sophistiquées du monde. Les murailles construites par Théodose II forment en quelque sorte un triangle. Deux côtés du triangle suivent la mer de Marmara et la Corne d’Or : il s’agit des remparts maritimes. A l’est, reliant la mer de Marmara à la Corne d’Or, s’élèvent les remparts terrestres d’une longueur de sept kilomètres. Les murailles sont en réalité une construction en trois parties successives : une muraille principale de 4,80 mètres de large et de 11 à 14 mètres de haut, 96 tours, 10 portes principales, un avant-mur lui aussi flanqué de tours et un fossé. La muraille – parties terrestre et maritimes réunies – mesure 26 km.
Vue aérienne entre Silivrikapı et Mevlanekapı avec les maraîchers, montrant le triple système de fortification (archives d'İhsan Sarı)
Cette muraille a conservé sa fonction défensive pendant plus d’un millénaire. Que se passe-t-il en 1453, quand les Ottomans conquièrent Constantinople ?
Avec la conquête de la ville, les murailles perdent de leur utilité. L’Empire ottoman s’étendait à l’époque jusqu’à la Hongrie, jusqu’à Belgrade. Mais il était sans doute tellement difficile de les démolir qu’on a laissé le temps et les hommes faire leur œuvre. C’est ainsi qu’elles ont pu résister en partie jusqu’à nos jours. Aujourd’hui encore, elles nous enseignent beaucoup de choses sur l’histoire des systèmes de fortification, surtout avant Vauban. A mon sens, on a donc tout intérêt à les conserver et à les transmettre. C’est un site grandiose, leur silhouette est très importante pour la ville.
Un site grandiose, certes, mais très peu visité et qu’on oublierait presque tellement il est peu mis en valeur…
Effectivement. Les murailles ne figurent quasiment pas dans les itinéraires touristiques. C’est dommage. La municipalité n’a pas su gérer l’urbanisation autour de ces murailles. En réalité, on doit la planification des murailles à un célèbre architecte et urbaniste français, Henri Prost. Atatürk l’avait invité personnellement à Istanbul en 1933. L’idée de Prost était de conserver ces murailles. Il avait prévu d’interdire toutes les constructions sur 500 mètres extra-muros et 200 mètres intra-muros. Ce plan est toujours en vigueur.
Et respecté ?
Respecté dans l’ensemble, même s’il arrive qu’il soit enfreint par la mairie d’Istanbul elle-même et par les diverses instances publiques. Il y a malheureusement des constructions (un gymnase, par exemple) qui touchent la muraille et gâchent sa silhouette. Il y a aussi des baraques, des sortes de bidonvilles le long de la muraille mais qui, selon moi, ne présentent pas beaucoup de problèmes pour sa protection. D’autre part, à l’extra-muros, entre le mur et le fossé, vous avez des maraîchers dont l’histoire remonte à l’époque de Byzance. Cette tradition perdure et je pense qu’elle contribue à la protection des murailles.
Au niveau Topkapı, l'une des portes d'entrée (photo IA)
La muraille n’est donc pas un “no man’s land” comme on l’entend parfois ?
Non, des formes d’habitat perdurent de part et d’autre de la muraille, surtout à hauteur des portes. Par exemple, plusieurs portes de la muraille terrestre sont au cœur de véritables quartiers résidentiels depuis l’époque ottomane : Mevlanakapı, Silivrikapı, Edirnekapı, Topkapı… avec des églises, des mosquées tout autour.
Dans les années 80, 90, début 2000, on est intervenu sur la muraille pour la “restaurer” par endroits. Mais on ne peut pas vraiment parler de “restauration”…
Après 1985, année où Istanbul est inscrite sur la liste du patrimoine mondial de l’humanité – en partie grâce à ses murailles – la mairie se met à faire des “restaurations”. Au début, ce n’était pas trop mal. Mais plus cela allait, moins les techniques employées étaient fidèles aux techniques d’origine. A tel point qu’ils en sont venus à faire des “reconstructions” surtout sur les remparts terrestres (Mevlanakapı, Silivrikapı…) Ils ont tout simplement démoli les murailles en mauvais état pour les reconstruire avec des matériaux neufs et des techniques modernes. Ces parties reconstruites sont perdues pour l’histoire. Elles ont perdu leur valeur archéologique, historique, architecturale. Ce ne sont plus les murailles construites par Théodose II.
Au niveau Edirnekapı lors des dernières interventions il y a 4 ou 5 ans (photo IA)
Quel était l’objectif de ces reconstructions s’il ne s’agissait pas de préserver les murailles de Théodose II ?
D’abord, les entrepreneurs ont poussé la mairie à faire ces reconstructions. Et il y avait aussi, peut-être, l’objectif de montrer une forme de grandeur… mais à la manière d’un décor de théâtre. Ces reconstructions ont été très critiquées par les archéologues, les architectes, les ONG… et elles ont donc cessé au milieu des années 2000. On ignore quand et si elles recommenceront un jour.
Des reconstructions tellement critiquées que la muraille a bien failli se retrouver sur la liste du patrimoine mondial de l’humanité en danger…
Oui, et des spécialistes sont allés jusqu’à dire qu’il fallait déclasser les parties des murailles qui ont été reconstruites.
Ce patrimoine est-il en danger, selon vous?
Oui, c’est un patrimoine en danger. Toutes les grandes villes européennes ont perdu leurs murailles au cours du 19ème siècle. Mais ce patrimoine colossal survit tant bien que mal au cœur d’Istanbul. Il faut donc les transmettre aux générations futures.
Eboulements, agressions… La mauvaise réputation des murailles est-elle méritée ou y a-t-il aussi une part de fantasme autour de ces murailles?
Dans certaines parties, effectivement, elles semblent la mériter. Mais gérer la muraille et ses alentours n’est pas chose facile pour la police et les fonctionnaires de la municipalité. Que faire ? Je pense que c’est à la population qui vit autour des murailles de présenter un certain intérêt pour leur conservation. Il faut former les jeunes, donner des cours dans les écoles primaires pour enseigner la valeur de ce patrimoine.
Propos recueillis par Anne Andlauer (http://www.lepetitjournal.com/istanbul) mardi 9 avril 2013
*Réseau Europa Nostra et Université de commerce d’Istanbul
Deux lectures pour aller plus loin :
Franck Dorso, La muraille ignorée ou le paradoxe de l’alliance tourisme-patrimoine en Turquie, Paru dans Téoros, 25-2 | 2006Pérouse, Jean-François (2003), La muraille terrestre d’Istanbul ou l’impossible mémoire urbaine, Rives nord-méditerranéennes, N°16, 2003, pp.27-44.

vendredi 30 novembre 2012

SAINTE-SOPHIE – Prête pour une restauration de grande envergure


Trois ans à peine après l’achèvement de sa dernière restauration – symbolisée par un immense échafaudage maintenu 17 ans sous sa coupole – le musée de Sainte-Sophie se prépare à une nouvelle mise en beauté. Il devrait même s’agir de la restauration “la plus complète” et “la plus coûteuse” entreprise dans l’histoire de la République à en croire son directeur, Hayrullah Cengiz, cité par l’agence de presse Anatolie.
Le projet concerne notamment la réhabilitation – déjà entamée – de la bibliothèque de Mahmut I ainsi que de la fontaine (1740) installée par ce même sultan dans le jardin de l’actuel musée. Tous les “ornements et marbres” à l’intérieur de Sainte-Sophie passeront également entre les mains des équipes de restauration, ajoute Hayrullah Cengiz.
“Cet édifice a 1.500 ans et nous travaillons à le maintenir sur pieds pour les 1.500 prochaines années”, commente le directeur, qui qualifie de “normales” ces remises en état régulières. Hayrullah Cengiz annonce donc le retour des échafaudages, “qui devraient être moins dérangeants cette fois-ci”. Le coût des travaux est estimé à 12 millions de livres turques (environ cinq millions d’euros) et devrait durer moins de deux ans.
Anne Andlauer (http://www.lepetitjournal.com/istanbul.html) jeudi 29 novembre 2012

vendredi 27 juillet 2012

Ethiopie : Ankara restaure les tombes des compagnons




L’Agence de coopération et de développement turque (TIKA) s’est attelée à la restauration des tombes du roi chrétien d’Ethiopie Ashama Ibn Abjar et de douze compagnons du Prophète Muhammad, ainsi que d’un ancien bâtiment consulaire ottoman. Le 16 juillet dernier, le vice-Premier ministre Bekir Bozdag a visité le village de Najash, à Mekele, où se trouvent les tombes des compagnons du Prophète Muhammad. En visite en Ethiopie, Bekir Bozdag a qualifié la restauration de ces tombes de signe de la «grandeur de la Turquie». Il a ajouté que c’est à la fois un grand honneur et une source de fierté pour la Turquie que de procéder à la restauration des tombes de ces compagnons du Prophète qui, les premiers, durent émigrer. Contemporain du Prophète Muhammad, le roi Ashama Ibn Abjar, connu également sous le nom d’al-Najashi d’Axoum, a accordé l’asile à plusieurs musulmans. «La Turquie va restaurer les tombes d’al-Najashi qui a reçu les musulmans à bras ouverts, ainsi que celles des compagnons du Prophète. La Turquie s’emploie à préserver non seulement les objets relevant de son histoire nationale, mais aussi ceux qui sont d’une grande importance pour l’ensemble de la communauté islamique» a déclaré le vice-Premier ministre.
Un havre de paix pour les musulmans
L’Ethiopie a une importance particulière pour les musulmans. Aux premiers temps de l’islam, les musulmans, qui étaient peu nombreux, subissaient la persécution des polythéistes de la Mecque. Certains ont dû ainsi émigrer en Abyssinie, pays sur lequel régnait un souverain chrétien, al-Najashi d’Axoum, réputé pour être un roi juste et bon. Les réfugiés musulmans ont été chaleureusement reçus par le roi, qui a par la suite refusé de les livrer aux polythéistes mecquois malgré leur insistance. L’Abyssinie, devenue aujourd’hui l’Ethiopie, a été ainsi un havre de paix pour les musulmans à une période critique de leur histoire. L’ambassadeur de Turquie en Ethiopie Ugur Kenan Ipek, le président de la TIKA Serdar Çam, le président du Croissant-Rouge turc Ahmet Lütfi Akar, le directeur des Relations extérieures au sein de la Direction des affaires religieuses Mehmet Paçaci, ainsi que le directeur adjoint de la Direction de la gestion des catastrophes et des urgences (AFAD) Mehmet Sinan Yildiz ont accompagné Bekir Bozdag au cours de sa visite au village de Najash.