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jeudi 20 juin 2013

100.000 CARTOUCHES – La police turque renfloue ses stocks de gaz lacrymogène

La Direction générale de la sécurité s'apprêterait à acquérir 100.000 cartouches de gaz lacrymogène après en avoir épuisé 130.000 pendant les 20 derniers jours de manifestations à travers la Turquie, rapportait hier le quotidien Milliyet. A cette commande non budgétée s'ajouterait l'acquisition de 45 TOMA (véhicules d'intervention pour les mouvements sociaux, ndlr) et de 15 véhicules blindés plus petits baptisés “Shortland”, affirme encore le quotidien, qui indique que 150.000 cartouches avaient été achetées pour l'année 2013.
Entre début 2000 et juillet 2012, selon les derniers chiffres fournis par le ministère de l'Intérieur, la Turquie a importé 630 tonnes de gaz lacrymogènes pour 21 millions de dollars. Le 1er mai dernier, déjà, la police d’Istanbul avait fait usage de 2.000 cartouches pour empêcher des marches interdites.
Le bilan humain des manifestations commencées le 31 mai se porte à quatre morts et près de 7.822 blessés dont 59 dans un état grave selon l'Union des médecins turcs. Pour six d'entre eux, le pronostic vital est engagé. Onze personnes ont perdu la vue d'un œil.
Anne Andlauer (http://www.lepetitjournal.com/Istanbul) jeudi 20 juin 2013

mardi 11 juin 2013

TURQUIE: SUICIDES - La police turque nie le lien avec les manifestations

Hier, le département du ministère de l’Intérieur chargé des relations publiques et de la communication a démenti les propos de l’union de policiers Emniyet-Sen dirigée par Faruk Sezer. L’union affirmait que les manifestations de ces dernières semaines en Turquie avait provoqué le suicide de six agents de police.
“Personne parmi notre personnel ne s'est suicidé à cause des incidents” assure la déclaration publiée par le ministère de l’Intérieur. Selon ce communiqué, quatre policiers se sont suicidés depuis le début des événements: deux agents de police auraient mis fin à leurs jours “en raison de problèmes familiaux”, un autre à cause de son état psychologique et le quatrième suite à l’échec de son frère au test d’entrée à l’école de police. Le ministère reconnait les suicides de ces quatre agents mais nie toute relation avec les manifestations.
Le ministère de l’Intérieur ajoute que les critiques des médias ont démoralisé le corps policier. Les forces de police ont été abondamment dénoncées pour leur violence excessive et leur brutalité lors des émeutes. Faruk Sezer, d'Emniyet Sen, observe que les agents de police ont été forcés de travailler dans “d’intolérables conditions”.
Elisa Girard (http://www.lepetitjournal.com/Istanbul) mardi 11 juin 2013